Sélection Antiquité

  • REVUE GALLIA N.77/2 Nouv.

    REVUE GALLIA N.77/2

    Revue Gallia

    Lattes/Lattara (Hérault), comptoir étrusque du littoral languedocien.
    Éric Gailledrat et Ariane Vacheret.

    Un nouveau fragment du cursus du procurateur impérial M. Aemilius Laetus découvert à Lyon.
    Catherine Bellon, François Bérard, Patrice Faure et Nicolas Laubry.

    Découverte d'une tuile estampillée de la fin du ier s. av. J.-C. à Bibracte (mont Beuvray, Saône-et-Loire).
    Florent Delencre, Quentin Verriez et Chiara Martini-Picot.

    La gestion de l'eau à Bibracte (Saône-et-Loire), avant et après la Conquête romaine.
    Laetitia Borau.

    Hameaux et villages paysans de la période romaine en plaine d'Alsace.
    Antonin Nüsslein, Pascal Flotté, Mathias Higelin et Muriel Roth-Zehner.

    Étude de trois grands tonneaux mis au jour à Reims/Durocortorum (Marne) : le savoir-faire des tonneliers antiques.
    Pierre Mille et Philippe Rollet.

    Le fromage en Gaule à l'âge du Fer et à l'époque romaine : état des lieux pour sa production et analyse de sa place dans le monde antique.
    Alain Ferdière et Jean-Marc Séguier.

  • Religion romaine et esclavage au Haut-Empire ; Rome, Latium et Campagnie Nouv.

    La réalité juridique de l'esclave à Rome et l'approche économique de l'esclavage ont longtemps figé nos représentations de la place de l'esclave dans la société romaine. C'est l'objet de cet ouvrage, à partir de la confrontation des sources littéraires et de la riche documentation épigraphique, iconographique et archéologique de Rome, du Latium et de la Campanie, du Ier siècle avant notre ère au IIIe siècle ap. J.-C., que de proposer une réévaluation de la situation de l'esclave sous l'angle de sa participation à la vie religieuse, en réfutant l'idée d'une exclusion induite par le modèle de la religion civique. En interrogeant les modalités d'accès des esclaves aux pratiques religieuses, leur participation aux sacrifices publics, aux cultes des uici , des collegia , de la familia , l'ouvrage pose la question de la nature de leur engagement, de leur initiative, voire de leur autorité dans le cadre d'une religion ritualiste, où les obligations sont conditionnées par le statut, mais où, pour les esclaves, la sociabilité joue un rôle fondamental. S'il n'y a pas de religion propre aux esclaves, c'est bien parce que chacun est à même de participer à la vie religieuse des structures romaines en vertu de l'enchevêtrement des réseaux auxquels il appartient.

  • Le bateau de Palmyre ; quand les mondes anciens se rencontraient ; VIe siècle av. J.-C./VIe siècle après J.-C. Nouv.

    Où sont allés les plus aventureux des Phéniciens, des Égyptiens, des Grecs, des Romains ? Certains ont-ils déjà fait le tour de l'Afrique ? Que connaissent-ils à la fin de l'Antiquité du reste de la Terre habitée ? Où sont arrivés Indiens et Chinois ? Ces questions sont essentielles pour connaître l'étendue et l'intensité des relations entre les grandes civilisations.
    Dès l'Antiquité, Europe, Afrique et Asie étaient en contact. Il n'a pas fallu attendre Marco Polo ou les Grandes Découvertes pour voir des hommes et des femmes se déplacer et échanger marchandises et savoirs à très longue distance. De l'Islande au Vietnam, des côtes d'Afrique aux steppes de Mongolie, poussés par le vent de mousson comme le bateau du Palmyrénien Honaînû en route pour l'Inde ou au rythme lent des caravanes contournant le bassin du Tarim, marins, marchands ou ambassadeurs parcourent et décrivent des pays lointains. Ce que les Grecs connaissent et reçoivent de l'Inde, ce que les Chinois savent de Rome, ce que l'Inde emprunte à l'art et à la pensée grecs, sans négliger les expéditions dirigées vers l'Europe du Nord ou l'Afrique subsaharienne, un monde méconnu se découvre, où l'on trouve aussi bien des Indiens égarés sur les côtes danoises que des Grecs emportés par les vents à Zanzibar ou à Ceylan, tandis qu'un ambassadeur chinois hésite à se lancer sur le golfe Persique.
    À partir de textes, vestiges archéologiques et inscriptions, Maurice Sartre raconte les premières rencontres de trois continents, révélant à nos yeux la naissance d'un monde unique.

  • Les plus grandes batailles de Rome ; de la naissance à la chute de l'Empire romain Nouv.

    Et si la formation de l'Empire romain résultait autant de ses victoires que de ses défaites ?
    Dans cet ouvrage, Pierre Cosme retrace le récit de dix batailles romaines parmi les plus emblématiques. Ces batailles sont passées à la postérité parce qu'elles ont représenté de véritables tournants dans l'histoire du monde romain. Chaque chapitre permet au lecteur de mieux saisir ce qui a rendu la bataille évoquée décisive. Une telle approche mettra également en évidence certaines originalités de l'histoire militaire romaine.
    Alors que les légions de Rome sont volontiers présentées comme invincibles, le livre aboutira à une vision plus nuancée de la formation de l'Empire romain, qui n'a pas été un phénomène continu et irréversible. Mais il abordera aussi, par le biais militaire, deux questions qui font depuis longtemps l'objet de débats incessants : la place des barbares dans l'armée romaine et la disparition de l'Empire en Occident.

  • Rome et Carthage, Ve-Ier s. av. J.-C. Nouv.

    Tout ce dont l'étudiant a besoin pour le sujet 2021 d'Histoire ancienne de la spécialité Histoire-Géographie du concours de l'ENS Lyon et de la banque commune attachée. Comme tous les Clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le contexte historique - Thèmes : comprendre les enjeux du programme - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence.

  • Ces femmes qui ont fait l'Egypte Nouv.

    Champollion l'affirmait : on peut apprécier le degré de civilisation d'un peuple selon la place qu'il accorde aux femmes ! De ce point de vue, l'Égypte antique fut remarquable : égales des hommes dès les origines, elles ont tenu un rôle majeur, et pas uniquement comme épouse et mère.
    Au fil des dynasties et des plus hautes fonctions aux plus modestes, elles ont façonné la société égyptienne. D'illustres figures, telles les pharaons Hatchepsout, Néfertiti et Cléopâtre, côtoient d'autres Égyptiennes, moins célèbres mais tout aussi libres et flamboyantes.
    Toutes ces personnalités ont un point commun : elles sont les héritières de la déesse Isis, qui détenait le secret de la résurrection et donnait aux femmes cette place essentielle.

    1 autre édition :

  • ETUDES CELTIQUES N.46 Nouv.

  • L'Empire assyrien ; histoire d'une grande civilisation de l'Antiquité Nouv.

    Au premier millénaire, époque nourrie par le rêve d'un empire universel, le roi Tiglath-phalasar entreprit une série de vastes opérations militaires et fonda ainsi le premier empire universel connu de l'Antiquité : l'Empire assyrien. De conquêtes en conquêtes - la Babylonie en -646, l'ouest, Chypre et l'Egypte - l'Empire assyrien assoit son pouvoir et atteint son apogée sous le règne des Sardonides. Mais la roche tragédienne est proche du Capitole, disait-on. L'Empire disparut brusquement en -610, laissant sa place à une énigme historique qui n'a cessé de fasciner.

    Reprenant le fil de l'histoire, Josette Elayi entreprend une vaste enquête et lève le voile sur l'une des premières grandes civilisations de l'Antiquité. La Bible disait des Assyriens qu'ils étaient un peuple féroce et sans culture. Les récentes découvertes faites au XIXe siècle sur le sol irakien montrent, au contraire, une civilisation comparable au « miracle grec ». Ce sont eux, notamment, qui les premiers fondèrent des grandes bibliothèques, des parcs botaniques et zoologiques et entreprirent des réformes sociales et religieuses. Cette grandeur culturelle, comme un écho de leurs exploits militaires, demeure gravée dans les Annales des rois soucieux de léguer à la postérité la gloire de leur règne.

    Se fondant sur les dernières découvertes et un nombre inouï de documents, Josette Elayi révèle les secrets de l'une des plus grandes civilisations de l'Antiquité en même temps qu'elle revient sur les événements majeurs qui ont marqué son histoire comme la destruction du royaume d'Israël ou de la fabuleuse Babylone, grande rivale de l'Assyrie. Un ouvrage essentiel sur le Proche-Orient des VIIe et VIIIe siècles avant J.-C., appelé à devenir un classique.

  • Atlas de la Grèce classique ; Ve-IVe siècle av. J.-C., l'âge d'or d'une civilisation fondatrice Nouv.

    Au-delà de la rivalité entre Athènes et Sparte, cet atlas présente la diversité et la richesse du monde grec à l'époque classique et explique en quoi cette civilisation fut fondatrice.

    - Ressources, population, productions et échanges, dans un espace insulaire et semi-aride.
    - Une multitude de cités indépendantes et singulières : Athènes, Sparte, Corinthe, Thèbes, Argos, Métaponte, Syracuse...
    - Puissance, rivalités et conflits : de la victoire athénienne sur les Perses à Marathon (490) aux conquêtes d'Alexandre le Grand.
    - Un âge d'or des arts, des sciences et de la culture, dans les cités et les sanctuaires.

    Les 90 cartes et schémas originaux éclairent l'histoire de ces deux siècles considérés comme l'apogée de la Grèce antique.

  • Les Pharisiens ; dans les Evangiles et dans l'Histoire Nouv.

    « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » La phrase terrible que l'évangile de Matthieu met dans la bouche de Jésus a pour deux millénaires déterminé l'image des pharisiens comme faux dévots, alimentant ainsi la polémique anti-judaïque. Depuis seulement quelques décennies, l'exégèse chrétienne et le recours aux sources historiques anciennes, de Flavius Josèphe à la littérature rabbinique, ont permis de rendre justice à ce courant du judaïsme antique. La grande historienne de la période, Mireille Hadas-Lebel, fait le point sur ce que l'on sait et sur ce qui reste encore dans l'ombre.
    Par quelles croyances et pratiques les pharisiens se distinguaient-ils des autres courants juifs ? Quelle était leur influence auprès des masses ? Les vifs débats que Jésus mène avec eux relèvent-ils d'une critique externe ou au contraire d'une controverse interne au mouvement pharisien - autrement dit, pourrait-on aller jusqu'à dire que Jésus lui-même était un pharisien ?

  • Cet ouvrage constitue la synthèse de la recherche sur la statuaire royale de la XIXe dynastie dont le catalogue a paru en ligne en 2019. Le présent volume regroupe les résultats des observations sur les statues réparties par types. Un premier chapitre expose le nombre de statues par règne et la fréquence des types auxquels elles correspondent, y compris les statues remployées sous la XIXe dynastie et celles qui lui sont attribuées.
    Les chapitres suivants condensent l'évolution des types de statues en suivant celle de leurs costumes, coiffures et attributs, leur fréquence dans les groupes statuaires, mais aussi des représentations en deux dimensions de ces statues et leurs parallèles dans des scènes rituelles.
    L'examen mené permet d'établir la place qu'occupe chaque type de statue dans un temple et donne lieu à un essai d'interprétation de sa fonction dans l'ensemble du mobilier du temple.
    Il se poursuit par une synthèse des provenances, dimensions, matériaux et techniques, une autre consacrée à l'accoutrement et, enfin, une présentation récapitulative du style et de l'iconographie, assortie de notices sur les critères de datation.
    Une conclusion résume l'état des observations en retraçant le parcours royal à travers les types statuaires dans les parties correspondantes du temple imaginaire.

  • Le monument connu sous le nom de chapelle-reposoir de Philippe Arrhidée est l'édifice en granite bâti dans la zone centrale du temple d'Amon-Rê à Karnak. Reposoir permanent de la barque divine, il occupe le même emplacement que la chapelle-reposoir de Thoutmosis III, insérée dans le complexe du « Palais de Maât » construit sous le règne d'Hatchepsout. Dégagée des blocs effondrés et partiellement reconstruite par Georges Legrain au début du xxe siècle, la chapelle a été restaurée et sa polychromie fixée lors de travaux entrepris par le CFEETK en 1992-1993. Avec la reprise du programme de relevés épigraphiques et photographiques (2010-2017), la publication longtemps retardée de cet emblématique monument construit au coeur d'Ipet-sout peut désormais être proposée.

  • En 237 avant Jésus-Christ, quatre ans après la défaite de Carthage contre Rome qui a conclu la première guerre punique, le général carthaginois Amilcar prend avec son armée la route de l'Ibérie (actuelle Espagne), emmenant avec lui son jeune fils Hannibal, âgé de neuf ans.
    Son but : s'approprier ces terres dont les richesses minières permettront à Carthage de rembourser le tribut de guerre imposé par Rome, et, à lui, de bâtir un empire capable de venger l'affront que celle-ci a infligé à sa cité vaincue.
    Héritier spirituel d'Alexandre le Grand, enfant d'une Carthage nourrie par l'hellénisme, Hannibal grandit au contact d'une armée cosmopolite et de l'atmosphère des champs de bataille, tandis que son père conquiert l'Ibérie.
    À la croisée des ressentiments de son entourage contre les Romains et de la vision qu'il acquiert du monde, naît en lui la résolution d'affronter à nouveau Rome. Mais à la lumière de la culture dont il est imprégné et de sa réflexion sur la Méditerranée de son temps, l'ambition d'Hannibal, transcendant la simple idée de revanche, s'inscrit dans un rêve visionnaire...
    Cependant, à Rome, un enfant grandit, qui a pour nom Publius Cornelius Scipion.
    Aucun d'eux ne sait que le destin va les mettre peu à peu face à face, et que leur confrontation décidera bientôt de l'avenir du bassin méditerranéen.
    Fresque épique s'appuyant sur une recherche documentaire rigoureuse et une réflexion approfondie sur l'époque, « L'Aigle et le Lion » dépeint une Méditerranée antique complexe, théâtre du premier conflit « mondial », étonnamment moderne, de l'Histoire : les deux plus puissantes cités de l'Antiquité vont s'affronter à travers des hommes dont l'action a forgé notre monde, et dont la dimension héroïque n'occulte jamais la nature humaine.

  • Le Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale (BIFAO) couvre l'ensemble des champs de l'égyptologie depuis sa première publication en 1901. Le BIFAO 120 regroupe 14 contributions dont l'aire chronologique s'étend de l'Ancien Empire jusqu'à l'époque byzantine et qui illustrent l'état des recherches actuelles dans les domaines de l'archéologie, l'épigraphie, la lexicographie, l'iconographie, la religion et la philologie.
    The Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale (BIFAO) has covered the entire field of egyptology since its first appearance in 1901. The BIFAO 120 holds 14 contributions with a chronological spread from the Old Kingdom up to the Byzantine period, and it illustrates the present state of research in the areas of archaeology, epigraphy, lexicography, iconography, religion and philology.

  • U'y a-t-il dans le nom d'un dieu ? « Zeus tonnant », « Lune aux trois visages », « Baal de la Force » ou l'énigmatique « YHWH » recèlent dans leur simple énoncé le surgissement d'une forme, l'éveil d'une puissance surhumaine.

    De la Grèce à Palmyre, Tyr ou Babylone, les appellations des dieux manifestent leurs domaines de compétence et leurs capacités d'action aussi bien que les usages qu'on en fait dans les sociétés polythéistes.
    À travers l'étude de ces noms, les douze chapitres de cet ouvrage déploient ainsi une galerie de portraits de divinités qui nous convie à la découverte des aspects changeants du divin sur tout le pourtour de la Méditerranée antique.

  • Le site de Douch n'avait jamais été fouillé lorsque Serge Sauneron, directeur de l'Ifao, y engagea des travaux en 1976, afin de désensabler le secteur du temple du Haut-Empire romain. Avant d'atteindre ses sols dallés, les fouilles ont mis au jour plusieurs niveaux d'occupation du Bas-Empire. Ces campagnes et les suivantes, jusqu'en 1994, ont révélé l'existence d'édifices antérieurs à l'époque romaine comme, sous le temple, un sanctuaire ptolémaïque en brique, ainsi que d'autres édifices encore plus anciens, remontant à l'époque perse ou même au-delà.
    L'historique des travaux archéologiques est suivi par six chapitres sur l'architecture des édifices du secteur :
    Les enceintes et leurs portes, les cours et leurs aménagements, le temple et son porche à colonnes, la chapelle adossée liée à une faille du terrain, probablement lieu de culte primitif. Le texte est abondamment illustré par des relevés en plans, coupes et élévations. L'examen de détails de construction a permis d'établir la succession chronologique des édifices, d'expliquer des anomalies ou de restituer des parties détruites.
    La datation des principaux édifices en brique et de leurs remaniements est due à Michel Wuttmann qui, de 2007 à 2011, a fait prélever et analyser par radiocarbone des végétaux extraits des murs. Ces nouveaux repères chronologiques autorisent à proposer, dans le dernier chapitre, des restitutions en plan et en perspective des états successifs du sanctuaire, de l'époque perse au Bas-Empire romain.

  • Sur la commune de Barzan (Charente-Maritime), se trouve une agglomération romaine qui a été durant l'Antiquité un des principaux ports de la façade atlantique, le port de la capitale provinciale que fut Saintes. Des fouilles réalisées entre 2002 et 2009 par l'université Bordeaux Montaigne ont mis au jour un vaste entrepôt à cour qui témoigne de la fonction économique du site. Le monument a connu une histoire complexe durant un laps de temps relativement bref au cours du iie s. p.C. Des études pluridisciplinaires permettent d'en saisir tous les aspects.
    Ce type de construction organisé autour d'une cour correspond à des édifices de grande taille dont on retrouve de nombreux exemples à Ostie, le port de Rome. Un catalogue des entrepôts de Gaule permet de mettre en perspective le bâtiment de Barzan qui apparaît comme une construction majeure des provinces gauloises.

  • L'Aventin, la plus méridionale des collines de la Rome antique, a joué un rôle singulier dans l'histoire de la cité et dans la formation de son espace urbain. Les connaissances sur l'histoire de cet espace urbain ont considérablement avancé, aussi bien du point de vue théorique, avec les renouvellements de l'histoire urbaine de Rome, que du point de vue des méthodes d'analyse des sources disponibles et des recherches archéologiques. L'ensemble de ces éléments justifiait une nouvelle étude de cet espace de la Ville de Rome.
    Concentrant l'enquête sur la période qui s'étend du IIe s. av. au Ier s. apr. J.-C., l'auteur propose d'interroger les singularités de l'Aventin telles que nous continuons à les appréhender depuis le début du XXe siècle - en particulier son image de « colline par excellence de la plèbe » -, mais aussi d'en dégager de nouvelles : identifier les éléments qui définissent les confins territoriaux de l'Aventin, étudier ses caractéristiques socio-urbaines et les confronter à l'image plébéienne de la colline qui s'élabore au cours de cette période, et enfin, étudier la cartographie religieuse et certaines fonctions spécifiques qui s'organisent autour de ses sanctuaires.

  • Il n'est certes pas facile d'être à la fois Montaigne (1533-1592) et Rousseau (1712-1778). C'est pourtant ce que je me propose de faire ici, parce que ce livre - personnel - est le fruit de nombreuses lectures et de non moins nombreux voyages, tous ponctués d'images, fixes ou mobiles, chacun à des moments différents de mon existence, dans des circonstances différentes et avec des gens différents. Aucun de ces voyages à Pompéi ne ressembla aux autres, aucun ne fut simplement banal. Chacun d'entre eux eut son charme particulier. Rousseau soit. Et Montaigne ? Tout simplement parce que le plaisir partagé n'en a que plus de prix, parce que les derniers rayons du soleil peuvent encore réchauffer le coeur et les sens et que le seul héritage qu'un amoureux de Pompéi puisse transmettre c'est justement cet amour, sous toutes ses formes, y compris et surtout celles qu'on n'attendrait pas. Promenades insolites, promenades que le visiteur de Pompéi n'a pas l'habitude de faire, et dont le promeneur solidaire que j'ai envie d'incarner (le lecteur, toujours indulgent, pardonnera ce mauvais calembour) se fera le guide. De tous ceux qui, par manque de temps ou de connaissances, seraient passés à travers des aspects méconnus de Pompéi et n'auraient pu voir, au-delà d'une visite formatée, les richesses inépuisables de cette petite cité provinciale à laquelle un destin brutal et tragique donna le statut de mythe.

  • Les catastrophes naturelles ne sont pas, dans l'Antiquité, très différentes de ce qu'elles sont de nos jours. Le temps géologique est un temps long.
    Ce qui change, c'est l'environnement humain, le rapport de l'homme à la nature, les façons, différentes, d'habiter celleci et de l'exploiter. Toutes choses qui entraînent que les mêmes catastrophes, de nos jours, peuvent être parfois beaucoup plus meurtrières, beaucoup plus dangereuses que dans l'Antiquité.

  • « Le rire est le propre de l'homme » selon Rabelais. On pourrait même jurer qu'il est le propre de notre époque. Après tout, l'humour et la dérision sont partout, sur la scène comme sur les bancs de l'Assemblée Nationale, en passant évidemment par nos écrans. Le rire, une passion moderne ? Son omniprésence dans l'Athènes de l'époque classique suffit à démentir ce postulat : la parrhèsia - la liberté de tout dire - y était portée comme un étendard, loin du politiquement correct de nos contemporains. C'est d'ailleurs là que, pour la première fois, des penseurs comme Platon ou Aristote, ont pris le rire au sérieux. Cet ouvrage les prend au (bon) mot. Son but ? Démêler les liens charnels qu'entretiennent dérision et politique dans la cité démocratique. Jean-Noël Allard fait dialoguer Aristophane et Bourdieu, Démosthène et Habermas, Xénophon et Durkheim ; et dessine le portrait d'une communauté profondément structurée par le rire. Entre joutes verbales et plaisanteries subtiles, invectives tribuniciennes et railleries démagogiques, caricatures comiques et injures dionysiaques, le lecteur découvrira, sans ironie, l'un des fondements oubliés de la démocratie : la moquerie comme art de vivre, la dérision comme institution.

  • Qu'est-ce qu'un dieu ? Et d'abord qu'est-ce que le divin ? À ces interrogations l'auteur entend apporter des éléments de réponse objectifs, que l'Histoire et la littérature grecques, l'archéologie, l'épigraphie, la philosophie et même la linguistique offrent à l'observateur attentif. Mais aussi les dieux apparaissent dans cet ouvrage sous un jour différent de celui auquel nous ont habitués les mythologies classiques, tandis que les génies retrouvent la place que l'on aurait toujours dû leur laisser. Et s'éclairent les Mystères, d'Éleusis ou d'ailleurs, comme l'enseignement dit d'Orphée ou l'idée que l'on se fit d'une vie après la vie.

  • La civilisation de l'Egypte antique a connu plusieurs périodes d'épanouissement. Parmi celles-ci, l'Ancien Empire couvre environ la moitié du troisième millénaire avant J.-C. C'est à ce moment précis que les grandes pyramides apparaissent, que le pharaon possède un statut qu'il n'aura plus par la suite, que les techniques, l'administration ou bien encore l'exploitation des richesses parviennent à maturité. Si cette Histoire reculée est parfois mal documentée, étant donné le laps de temps qui nous sépare d'elle, nos connaissances continuent de progresser grâce à d'incessantes découvertes. C'est ainsi que le lecteur trouvera ici un panorama ramassé de certains aspects sur cette époque afin d'en posséder des éléments de compréhension et d'utiles points de repère.

  • Les Grecs et des Romains nous ont légué toutes sortes de récits, merveilleux ou effrayants, toujours énigmatiques et fascinants. Les lectures ne cessent de s'ajouter aux lectures, les critiques aux explications, les déconstructions aux déconstructions. Nous ne cessons de recevoir et de nous approprier cette mythologie.
    Il ne s'agit pas d'en proposer une nouvelle interprétation.
    Il s'agit d'examiner comment les Grecs et les Romains euxmêmes la recevaient. Sans rien concéder au vertige de la distance ethnologique, on vérifiera sans précautions que les récits mythiques de l'Antiquité s'accommodent d'une proximité aujourd'hui oubliée, peut-être perdue, mais possible.

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