Clément Bosqué

  • L'art de diriger les autres ; petit traité sur la fonction de direction dans le secteur social Nouv.

    Ni manuel d'éthique ni de management, cet ouvrage se veut plutôt un vade-mecum philosophique et littéraire pour penser et survivre à la fonction de direction...

    Souvent seul, bombardé d'injonctions contradictoires, le directeur doit tenir le siège. Ni manuel d'éthique ni de management, cet ouvrage se veut plutôt un vade-mecum philosophique et littéraire pour penser et survivre à la fonction de direction. Comprendre, dire, faire (et ne pas faire) : trois chemins pour cerner au plus près l'expérience existentielle de celle ou celui qui occupe cette place singulière, convoitée, honnie, et dont aujourd'hui on ne sait plus s'il faut en attendre tout, ou rien. À contre-courant de nombreux discours lénifiants, le petit traité que voici propose une réflexion stoïque pour plier sans rompre, faire face avec lucidité, et naviguer par gros temps.

  • Entre impasses affectives et rébellions conformistes, la quête parodique d'un jeune homme pour l'ancrage poétique dans le monde.
    Pierre vient d'emménager à Paris, engagé comme documentaliste chez Radio France. Il tourne en rond, en proie à des rêves lourds et à une sorte d'inquiétude. C'est alors qu'il fait la connaissance de sa voisine de palier, Rebecca, et de son compagnon, Dan, un thésard chétif et provocateur. Pierre pense trouver là quelque chose qui l'accroche, lui parle. C'est le début d'une amitié et d'une série de rencontres avec autant de chroniqueurs, philosophes, bobos et marginaux. Mais il y a quelque chose de pourri dans ce tableau de la fin d'été au coeur de la ville-lumière. Les illusions se fissurent. Septembre est là, et l'orage gronde.
    Roman satirique, Septembre ! Septembre ! met en scène des personnages empêtrés dans les énoncés théoriques, les discours universitaires et les mono- logues de ceux qui font profession de critiques. Ici, tous les prêcheurs de résistance bien-pensants - journalistes, intellectuels et professeurs - en prennent pour leur grade.
    « Dan se pencha pour attraper quelque chose au pied du canapé, à côté de la cheminée, puis se redressa en tenant à la main une bouteille. - Voici du whisky. J'y connais rien, mais il doit être bon. Un abruti qui se prend pour un dandy romantique, déambulant dans Paris et dans les autres capitales européennes et qui passe de moments poétiques en moments poétiques, d'éphémères extases en éphémères extases, me l'a offert. Un truc qu'il a dégoté au fin fond de l'Irlande, je crois, pour me remercier de lui avoir donné deux-trois conseils sur une nouvelle qu'il a écrite, incompréhensible et censément initia- tique... Bref, depuis on ne se parle plus, mais j'ai une bonne bouteille. Il aurait mieux fait de la donner à lire à Rebecca, dit-il, en découvrant une canine.
    Dan empila rapidement un tas de feuilles accumulées sur la table basse, les posa sur d'autres piles qui se trouvaient par terre, près de la cheminée, posa la bouteille de whisky sur la table, et se rassit.
    - Ça me fait penser à la brouette de Céline, amenant son manuscrit chez son éditeur, dit Dan à Pierre, désignant les piles.
    - Tu... Vous écrivez un roman ? demanda Pierre.
    - Non ! Non ! Pas de talent ! Pas d'esprit vision- naire, dit Dan, en ouvrant les bras, immédiatement volubile. J'écris une thèse. Il appuya sur le mot en le déformant avec un accent ridicule, belgifiant. Tèïze. »

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