Ausonius

  • Les champs disciplinaires de l'histoire grecque étudiés par Claude Mossé sont variés. Cet ouvrage tente d'en rendre compte en rééditant un ensemble d'articles, souvent issus de colloques publiés en dehors de France. Autour de cinq thèmes, «Économies et Sociétés», «Femmes et Famille», «Droit et Politique», «La Guerre», «Lectures de l'Histoire», se dégagent l'éclectisme et l'originalité d'une pensée sans cesse remise en cause.

    Ces études ici réunies donnent de l'histoire des cités grecques à l'époque archaïque et classique l'image d'une civilisation dans laquelle action et réflexion étaient étroitement liées, mais aussi une image éloignée de toute hagiographie d'une quelconque «Grèce éternelle».

  • Destiné à honorer un des plus distingués numismates de sa génération, ce volume rassemble une trentaine de communications originales, richement illustrées, dues aux meilleurs spécialistes internationaux et illustrant les principaux domaines de recherche de Michel Amandry durant sa longue et brillante carrière : les monnayages de la République et de l'Empire romains, le monnayage provincial de Rome, l'histoire de la République des Médailles...
    Rassemblant données nouvelles et matériel inédit, études techniques et synthèses numismatiques, il constitue une nouvelle preuve des immenses ressources offertes par l'étude des monnaies aux historiens des mondes anciens.

  • Les fouilles préventives de la place Camille-Jullian se sont déroulées en 1989 et 1990. L'objectif était de libérer, pour y établir un parc de stationnement, un espace de quelque 2000 m2 jusqu'alors inexploré sur la rive droite de la Devèze, actuellement au centre-ville. L'occupation y a été continue de la première décennie du Ier siècle p.C. à nos jours. L'étude est limitée aux huit premiers siècles p.C. Le terrain était situé dans une zone inondable et les premiers occupants ont dû mener une lutte constante pour assainir le milieu. C'est ce qui explique que l'on ait dû attendre la seconde moitié du Ier siècle pour édifier des maisons de bon standing. C'est la proximité du port - aujourd'hui bien localisé - qui a provoqué, depuis les premières décennies du IIe siècle, la construction d'entrepôts dont on suit l'utilisation, avec quelques aménagements, jusqu'à la fin du IVe siècle. La construction des remparts, au tournant des IIIe et IVe siècles, a intégré à la ville ce secteur jusque là marginal, et cependant elle n'en a modifié que très lentement les modes d'occupation. Au Ve siècle, une vaste demeure occupa la partie centrale de l'espace fouillé ; elle était dotée d'un vsystème de chauffage qui constitue sa principale caractéristique architecturale. Des habitats plus modestes lui succédèrent jusqu'au viie siècle. Le quartier fut alors envahi par un dense tissu de fosses dont l'objet, sans doute artisanal, n'a pu être mis en évidence. L'ouvrage étudie l'important matériel dont les phases marquantes s'étendent sur le Ier siècle et le début du IIe, puis du Ve siècle au début du VIIe. Les céramiques y tiennent la plus grande place, ce qui n'est pas une surprise ; c'est elles qui ont livré les principaux repères pour les datations. On a recueilli quelques objets notoires, notamment un beau relief mithriaque. L'Antiquité tardive a livré - c'est une première à Bordeaux - une demi-douzaine de monnaies byzantines.

  • Raél, Revue africaine des études latines, est une publication du Centre d'Etude et de Recherches sur l'Antiquité Classique (CERAC) rattaché au département des Lettres et Civilisation latines de l'Université pédagogique nationale (UPN) de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Le lexème "africaine" n'a qu'une dimension purement géographique, celle de signaler poétiquement que la présente revue est une initiative des latinistes africains d'Afrique.
    Ouverte à tous les chercheurs du monde entier, Raél ambitionne de servir de "pont de la latinitas et de l'humanitas" entre l'Afrique et l'Occident. Son champ couvre tous les domaines de l'Antiquité, notamment : l'histoire ancienne, la civilisation classique, la philologie classique, en général et latine en particulier. A côté de ces sujets, la revue ouvre aussi ses pages à la didactique du latin sous toutes ces formes et aux échanges pédagogiques.

  • Les Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord ont déjà consacré des colloques où les animaux étaient associés à l'histoire des châteaux, du xe jusqu'au xxie siècle. Mais, cette fois, dans cet ouvrage, ils occupent le devant de la scène et ils le méritent amplement depuis que des travaux récents leur ont donné, au sein des sociétés châtelaines, un rôle éminent, utilitaire et ludique, esthétique et symbolique. C'est pourquoi ce livre se présente à la façon d'un parcours animalier dont les allées conduisent à des lieux châtelains : les parcs avec leurs ménageries et leurs pigeonniers ; les pièces d'apparat avec leurs immenses tapisseries aux bestiaires familiers, exotiques et imaginaires ; les cabinets de curiosités si bien nommés et tellement accueillants à l'étrangeté animale, maritime et terrestre ; enfin, les bâtiments eux-mêmes, ressources inépuisables de sculptures animalières.
    Tout compte fait, c'est à une chasse aux trésors de la gent animale que vous invite cet ouvrage !

  • Dans nos sociétés contemporaines, occidentales tout particulièrement, la tyrannie de la minceur est le reflet de codes esthétiques, associés à ce que nous appelons un corps sain. Cet idéal à atteindre peut conduire à des comportements extrêmes et entraîner de graves troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie). Quelles représentations et conceptions avaiton dans l'Antiquité, dans des sociétés préindustrielles, souvent menacées par la famine, de la maigreur et de la minceur ? Étaient-elles valorisées, cachées ou redoutées ? En Égypte, en Mésopotamie, au Proche-Orient ou dans les mondes grecs et romains, que signifiait un corps amaigri, élancé ou fluet ?
    Quand et pour qui était-ce la norme ou, selon les contextes, le reflet d'une attitude marginale (ascèse, jeûne) voire d'un statut particulier (étrangers, prisonniers, esclaves) ? Rassemblant plus d'une vingtaine de contributions, en langues française et anglaise, cet ouvrage se penche pour la première fois sur la façon dont les Anciens concevaient la minceur et la maigreur, et donne au lecteur une vision renouvelée des rapports à la nourriture, des conceptions esthétiques et des statuts sociaux dans l'Antiquité, sur la longue durée et dans des sociétés très différentes.

  • Dans les cités grecques de l'empire romain, la diffusion de la citoyenneté romaine introduit une nouvelle façon de se nommer, un nouveau droit, une nouvelle forme de distinction sociale.
    Au ????e siècle, après plusieurs décennies de développement de la citoyenneté romaine mais avant le choix de l'empereur Caracalla de la donner à tous les habitants libres de l'empire, les cités connaissent une situation originale : les citoyennetés locales, fondement de l'activité politique quotidienne, coexistent avec la citoyenneté impériale, universelle. Les études rassemblées dans cet ouvrage explorent les conséquences d'une telle situation, inédite dans le monde antique, et s'interrogent sur l'impact de la citoyenneté romaine sur les sociétés grecques.

  • En Grèce comme à Rome, c'est à travers la nourriture que l'opulence prend forme et se donne en spectacle ; symétriquement, l'annihilation d'une richesse se conçoit d'instinct comme une ingestion. Dans l'imaginaire des Anciens, gloutonnerie et prodigalité, frugalité et parcimonie permettent de penser tous les comportements marqués du signe de l'excès, aussi bien que le bon exercice du pouvoir ou de la parole. Les études réunies dans ce volume étudient cette contiguïté des normes économiques et alimentaires, et la façon dont elles s'entrecroisent dans les discours politique, éthique, médical ou rhétorique des époques hellénistique et impériale.

  • Qu'est ce qui faisait qu'un homme politique romain était cru ? Ni la vérité de ce qu'il avançait, ni la haute tenue de ses propos. Mais ce qu'on appelait l'auctoritas.
    Une qualité personnelle fondée sur une éthique, qui se gagnait ou se perdait. Curieusement ce concept n'a guère été étudié. Le colloque qui s'est tenu en septembre 2018 à l'Université Paris X à l'initiative de J.-M. David et Fr.
    Hurlet a permis de combler cette lacune.
    Contributions de R. Baudry, Y. Berthelet, Cl. Bur, J.-M. David, E. Deniaux, J.
    Dubouloz, E. Famerie, Ch. Guérin, K.-J. Hölkeskamp, Fr. Hurlet, M. Jehne, Th.
    Lanfranchi, Ph. Le Doze, D. Mantovani, Fr. Pina Polo, A. Schiavone, Fr. Van Haeperen, G. Zecchini.

  • Cinquante-quatrième volume de la collection de l'Atlas historique des villes de France, l'Atlas historique de Mont-de- Marsan relève d'un programme Région intitulé : « Les villes-têtes de l'Aquitaine : approches historique, cartographique et comparative », et visant à la réalisation des atlas historiques (selon le modèle établi pour celui de Bordeaux en 2009) de cinq villes de rang urbain supérieur à l'échelle régionale (Agen, Bayonne, Mont-de-Marsan, Pau, Périgueux), ainsi que d'un 6ème volume d'analyse spatiale comparative. Dernier à paraître de la série, l'Atlas historique de Bayonne, élaboré par une équipe scientifique de 20 intervenants, renouvelle profondément les connaissances sur la ville-port. À partir des données archéologiques et d'une étude des archives de la ville, la formation de l'espace urbain des origines protohistoriques à nos jours y est retracée selon trois perspectives complémentaires : le Plan historique, établi à partir des cadastres de 1830-1831, la restitue cartographiquement, alors que deux tomes de commentaires en donnent les clés de lecture, tant d'un point de vue global et diachronique (t.1 : Notice générale) qu'à l'échelle de chacun des monuments (t. 2 : Sites et monuments).

  • Les renouvellements récents de l'historiographie ont multiplié les perspectives d'analyse sur le rôle et la place de l'écrit dans la pensée et l'exercice du pouvoir au Moyen Âge. Pour des sociétés et des cultures de l'oralité et du geste, l'écrit est en effet à la fois un instrument du/de pouvoir, un acte de pouvoir, une expression du pouvoir. En mettant l'accent sur les écritures du pouvoir, ces treize études questionnent les pratiques, leurs formes autant que leurs sens, au sein des cultures et des expériences politiques en péninsule Ibérique et au Maghreb. L'approche pluridisciplinaire - histoire, numismatique, diplomatique, épigraphie, histoire de l'art, de la littérature, du droit...- croisée à des échelles d'analyse variables dans l'espace et dans le temps, permet d'éclairer la production, la réception, la conservation, mais aussi la transformation et la circulation des textes et des écritures qui servent, expriment, monumentalisent le pouvoir, de part et d'autre des frontières et du détroit de Gibraltar, des Pyrénées au Sahara et dans le bassin méditerranéen occidental...

  • Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d'histoire et d'archéologie du Périgord dédiées à l'étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du X e au XXI e siècles. Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l'emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c'était sans compter sur l'implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l'emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles.
    Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l'on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation... A la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l'importuner au château de la Warburg où l'Electeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l'Empire.

  • Ce huitième volume de Pictor est consacré aux actes du colloque qui s'est tenu au musée départemental Arles antique en 2017. Au fil des trente-trois articles regroupés ici et richement illustrés, le lecteur découvrira les dernières découvertes et recherches touchant à l'archéologie de la peinture murale antique. L'actualité offre un parcours de plusieurs siècles à travers la Gaule et les provinces occidentales de l'empire, depuis Arles et les spectaculaires découvertes du site de la Verrerie ; Murviel-lès-Montpellier, Martigues, Panossas, Bordeaux, Bourges et Annecy-le-Vieux, aux décors souvent expliqués pour la première fois, au-delà des Alpes, en Italie, mais aussi en Suisse, au Luxembourg, en Espagne ou au Portugal.
    Quelques études iconographiques permettent aussi de mieux cerner le sens d'images aussi complexes qu'énigmatiques (images d'offrande, scènes de la rencontre amoureuse,...), tandis que d'autres présentations sont l'occasion de réexaminer des découvertes anciennes à la lumière des méthodes ou de connaissances plus actuelles.

  • Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés.
    À l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana).
    Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric.
    Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule.
    Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.

  • Ce livre est le deuxième ouvrage collectif issu des rencontres du Partenariat Hubert Curien Maghreb « DÉSERT : la frontière méridionale du Maghreb à l'époque antique et médiévale, espace de confins et territoires d'échanges » (Programme pluriannuel de la Casa de Veláquez) : il constitue le volume n°2 de la série La frontière méridionale du Maghreb, dont le premier est paru en 2018 aux éditions Ausonius. Croisant les sources écrites et les données archéologiques récentes, ce recueil propose alors de nouveaux regards sur les spécificités de l'occupation humaine aux confins du prédésert et du Sahara, et ses implications en termes d'échanges, entre l'Antiquité et l'époque moderne.

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