Conference

  • CONFERENCE N.41

    Collectif

    Conformément à l'allure propre de Conférence, ce numéro propose à son lecteur une promenade dans un ensemble de textes et d'images qui se font écho.
    Il ne s'agit pas seulement - comme toujours - de composer en un volume différentes manières d'aborder la réalité et d'en parler, de l'essai à la poésie et à la traduction de textes inédits de toute époque, de la gravure ou du dessin à la réflexion juridique ou politique, en tâchant ainsi d'être fidèle à la polyphonie du réel. Il s'agit aussi, cette fois, de s'interroger sur les lieux où nous vivons, les lieux qui nous font vivre, et le lieu que nous sommes nousmêmes, capable ou non d'accueillir dignement cette réalité profuse ; d'où le thème principal se déclinant essentiellement selon trois guises : une réflexion sur le décor de la vie (où des images servent de guide), des notes sur Venise (comme pierre de touche particulièrement décisive de ce que peut être une ville), des questions de droit (comme instance difficile par laquelle s'organise la vie commune). À quelles formes, en nous et autour de nous, donnonsnous naissance, qui rendent le temps fécond ou infécond, vivable ou invivable, et quelles figures y prend l'humanité, qui la rendent digne d'elle-même ?

  • édition 2006

    Collectif

    * La vie comme voyage (III). Quelle vie, quel voyage, avec qui ? Olivier Rey.
    * Curriculum vitae. Clemente Rèbora. (Trad. Christophe Carraud.) * Parcours. Claude Dourguin.
    * Lettres de Bithynie (II). Didier Mirouze.
    * Chine, province de Guizhou. Huit photographies. Éric Dessert.
    * Le temps et les âges de la vie. Marbode de Rennes. (Trad. Christophe Carraud.) * Cahier. En notre âme même. Pascal Riou.
    * Mer intérieure. Franck Laurent.
    * Les mots sous le voile : approche de la poésie touarègue, Bruno Doucey.
    * suivi d'une Petite anthologie de la poésie touarègue.
    * Sous le théâtre des opérations. Étienne Faure.
    * Les Mai de Ventadorn. William S. Merwin. (Trad. Jean-Pierre Hardy et Pascal Riou.) * Que se passait-il dans les vagues ? Walter Helmut Fritz. (Trad. Laurent Margantin.) * Ici. Anne-Hélène Darbellay.
    * Notes de la table devant la fenêtre (II). Alain Bernaud.
    * Trouver un maître, et autres poèmes. William S. Merwin. (Trad. Christophe Wall-Romana.) * De la démocratie. Le sadomasochisme n'est pas un droit de l'homme. Muriel Fabre-Magnan.
    * L'école victime de la confusion des ordres. Laurent Lafforgue.
    * Le mythe des femmes sans âme. Michael Nolan.
    * Laïcité et religion. Claudio Magris.
    * Islam et laïcité. Khaled Fouad Allam.
    * Pour une laïcité « délibérative ». Stefano Semplici.
    * Crayons québécois. Philémon.

    * Essais et documents. Un portrait de Ramuz. Philippe Blanc.
    * Trois photographies de C. F. Ramuz, par Yvonne Chevalier, suivi de lettres inédites de C. F. Ramuz à Yvonne Chevalier.
    * Les anges facétieux. La joie chrétienne de Federico Borromeo. Jean-Robert Armogathe.
    * Perception, transcendance, connaissance de Dieu. Jean-Yves Lacoste.
    * Vladimir Jankélévitch in memoriam. Xavier Tilliette.
    * Monotypes. Monique Jacot, suivi de « L'au-delà serein du réel », par Pierre-Alain Tâche.

    * Traductions. Théocrite, Idylles (I), Trad. Maurice Chappaz et Éric Genevay.
    * précédé de Théocrite en son temps. Excuses pour un Paradis, par Maurice Chappaz.
    * Augustin d'Hippone, Sur le Psaume 81 : « Dieu s'est levé dans l'assemblée des dieux ». Trad. Christophe Carraud.
    * Pétrarque, Discours du couronnement, Trad. Christophe Carraud.
    * suivi de Pétrarque, par Francesco De Sanctis.
    * Agostino Nifo, De l'amour. Trad. Laurence Boulègue.
    * Mario Praz, Voyage en Grèce (III). Trad. Monique Baccelli.
    * Julio Cortázar, Images de John Keats (I). Trad. Osanna Balian.

    * Inédits. Jacques Mercanton, Journal d'Italie. Présenté et annoté par Roger Francillon.

    * Supplément. Les enfants de Timpelbach-sous-Bois. Olivier Rey.
    * Le besoin de croire et le modèle français. Julia Kristeva.

    * Avis. Conférence.

  • édition 2007

    Collectif

    Conference_n24x750 * Le milieu, II. Discerner le milieu. Isabelle Olivo-Poindron.
    * Contribution à une critique du « milieu » démocratique. Christian Ruby.
    * Aperçus de l'Éden : le paysage dans la littérature latine du Moyen Âge. Jean-Yves Tilliette.
    * Circonstances. Christophe Carraud.
    * Milieu et ambiance (I). Leo Spitzer. (Trad. Olivier Moroni.) * Marjolaine Pigeon, Vies, Ciels, huiles et gravures, * suivi de Une douce ardente gravité, par Maxime Deurbergue.

    * Cahier. La dernière nuit. Claude Vigée.
    * Battre le briquet. Pierre Chappuis.
    * Libera. Pascal Riou.
    * En chemin. Claude Dourguin.
    * Devancer la nuit. Tiziano Broggiato. (Trad. Christophe Carraud.) * Poème de la faim seule. Patrick Guyon.

    * Sur les livres et sur la lecture. Livres et bibliothèques. Giuseppe Pontiggia. (Trad. Christophe Carraud.) * L'Abbaye de Maurice Chappaz. Christophe Carraud.
    * Dans l'Abbaye. Maurice Chappaz.
    * Monique Jacot, Livres à l'Abbaye. Photographies.
    * Ces livres que nous ne lirons pas. François Debluë.
    * Le moi et la lecture : le portrait d'Augustin par Pétrarque. Brian Stock.(Trad. Christophe Carraud.) * De la démocratie (III). La démocratie n'est pas autosuffisante. Entretien avec Pietro Scoppola. Giuseppe Tognon. (Trad. Christophe Carraud.) * Retour au nez de Cléopâtre. Arno J. Mayer. (Trad. Christophe Carraud.) * Essais et documents. Phénoménalité de l'anticipation. Jean-Yves Lacoste.
    * « Peu propice » : la poésie « chrétienne » aujourd'hui. Michael Edwards.(Trad. René Gallet.) * Éric Dessert, Chine, Province de Guizhou (III). Huit photographies.
    * Le livre du Tao (II). Trad. Gilbert-Georges Coudret et Philippe Denis.
    * Lettres d'Orient (I). Lorenzo Pestelli.

    * Traductions. Leonardo Bruni, Introduction aux principes de la morale. Trad. Christophe Carraud.
    * Julio Cortázar, Images de John Keats. (Extraits, III.) Trad. Osanna Balian.
    * Bohuslav Reynek, Givre. Trad. Klára Jelínková et Paul Guillon.
    * María Zambrano, Le philosophe, précédé de Portrait de María Zambrano, par Alessandra Riccio. Trad. Jean-Marc Sourdillon.

    * Inédits. Jean Wahl, Poèmes, précédé de Jean Wahl, mendiant de Dieu, par Xavier Tilliette.
    * Charles-Albert Cingria, Chroniques inédites (II). Présentées et annotées par Pierre-Marie Joris.

  • édition 2008

    Collectif

    * L'usage du temps (III.). Usage du temps, usage de soi. Sophie Iturralde.
    * Entretien avec Paul Virilio. Jean-Luc Evard.
    * La Chute. Teresa Bartolomei. (Trad. Christophe Carraud.) * Cahier. La Pipe qui prie et fume (III). Maurice Chappaz * Dans l'eau du jour. Philippe Jaccottet.
    * Dehors, bleu et or. Claire Alfonsi.
    * Réconfort de la neige. Louis Daubier.
    * Altitudes (II). Gilbert Beaune.
    * Alpages. Huit dessins d'Hélène Garache, précédé de Europe et les clarines, par Christophe Carraud.
    * Notre-Dame des amis. Gianni d'Elia. (Trad. Luigi-Alberto Sanchi.) * Lyrisme et dissonance (I). François Debluë.
    * La maison invisible. André Durussel.
    * Une inquiète solitude. Alberto Nessi. (Trad. Hélène Veyre Tschumi.) * Deux poèmes. Alain Lévêque.
    * L'Europe au mètre. Étienne Faure.
    * Passive passion des origines. Claude Louis-Combet.

    * Essais et documents. Carnet de notes : ornementation. Antoni Gaudí. (Trad. Sophie Iturralde.) * Pas un yod ne passera. Jean-Louis Déclais. Suivi de En manière de commentaire, par Gérard Bonnet.
    * L'ascension nocturne : de la lutte avec l'ange à l'échelle de Jacob. Claude Vigée.
    * La lutte avec l'Ange. Vingt-quatre monotypes d'Yves Noblet.

    * De la démocratie (VI). Un doute (première partie). Christophe Carraud.
    * Cantet et Bégaudeau : une conjuration. Patrick Guyon.
    * Corps au travail. Gilles Gourc.
    * Bowling en solo : le déclin du capital social américain. (Trad. Olivier Rey.) Robert D. Putnam.
    * Les relents d'un vase vide. Jean-Luc Evard.

    * Traductions. Lewis Mumford, Lettres à des Allemands (I). Trad. Charlotte Audiard.
    * Michael Oakeshott, La religion et le monde. Trad. Dominique Weber.
    * Roberto Longhi, Dialogue entre Caravage et Tiepolo. Trad. Alain Madeleine-Perdrillat.

    * Inédits. Monsieur Ingres. Étienne Gilson.
    * Odyssée captive (II), Marc-André Béra. suivi de Lire, dire et vivre, par Francine Lenne.

    * * In memoriam Thierry Bouchard (1954-2008). Christophe Carraud.

  • CONFERENCE N.39

    Collectif

    En complément des rubriques habituelles (cahier de création, images, essais et documents, traductions), ce numéro de la revue s'articule autour de deux thèmes :
    1. Le décor de la vie. Le mot de décor est pris en un sens très simple, essentiellement latin, du reste : ce qui convient à la vie, ce qui en signifie la dignité, et qui, en retour, donne forme à la vie. En d'autres termes, c'est tout ce qui nous entoure, avec quoi et en quoi nous vivons ; qui, du coup, nous désigne, et pour ainsi dire nous prononce en énonçant les choix que nous avons faits.
    Comment inventer la convenance, et entre quels termes ? Le sujet est vaste, assurément. Il est lié à ce que la revue elle-même interroge depuis longtemps, mettons l'allure de la vie, et dont elle voudrait être une traduction dans son ordre propre. Ce sujet est, pour l'heure, réduit à deux questions, posées dans le souvenir du mot de José Ortega y Gasset : Vivre n'est au fond qu'être en commerce avec le monde. L'aspect général que celui-ci nous présente sera l'aspect général de notre vie.
    - celle de la ville (des extérieurs) ; en somme, pourquoi tant de laideur ?
    Qu'est-ce que les villes, dans leurs réussite parfois, et dans leurs impasses, révèlent de « l'aspect de notre vie » ?
    - celle des intérieurs, qui peut s'envisager de différentes manières, le décor étant précisément ce diaphragme entre l'intérieur et l'extérieur (la vie et ses formes, « nous-mêmes » et ce que nous faisons, etc.) :
    1. au sens le plus « décoratif » du terme : on est parfois surpris de la pauvreté (en expérience, en sensibilité, en suggestion de pensée) des intérieurs, c'est-à-dire ici des lieux où les gens vivent privément.
    2. au sens (d'abord stoïcien) du for intime : quelle influence reçoit-il de ce « décor », et que sait-il créer en lui ? Par exemple, qu'est-ce qui pénètre dans cet intérieur (pensées, sons, images, aliments), et de quoi accepte-til d'être fait ? Ou encore, de façon très concrète - autre exemple -, que signifie que la première relation qu'un nombre considérable d'individus entretient avec le lever du jour et la vie consciente soit celle de l'absorption quotidienne de l'étrange brouet qu'on nomme information, quand d'autres époques envisageaient tout autrement cette relation inchoative au monde ? Qu'est-ce que l'émiettement et l'extériorité comme principes d'intériorité ?
    2. Notes sur Venise (II). Deuxième volet de la réflexion sur une ville, un milieu (la lagune) et les problèmes actuels qui leur sont posés. Ces Notes, qui entendent ne rien reprendre de la douteuse « mythologie vénitienne », ne sont évidemment pas sans parenté avec le premier thème, Le décor de la vie. Elles comprennent notamment des textes de Cesare Brandi (le grand historien d'art disparu en 1988), de Franco Mancuso et de Sergio Pascolo, architectes et urbanistes vénitiens.

  • Outre les cahiers habituels de création (poèmes de Pierre Voélin, Murielle Camac, Laurent Fassin, Claude Dourguin, etc. ; tissus d'Hélène Ferruzzi et lavis de Claire Illouz) et la partie « Essais et documents » (textes de Rémi Brague et traductions diverses), ce numéro abordera deux thèmes :
    1. L'homme empêché (troisième et dernier volet - textes sur le handicap, mais aussi sur le rythme de travail des « décideurs » ; application des catégories de Francesco De Sanctis - « L'homme de Guichardin » - et de Salvatore Satta - « le nouveau riche » - à l'homme « post-moderne » des États dits d'abondance) 2. Inauguration d'une série sur les villes : premier volet d'un ensemble intitulé Promenades vénitiennes (Franco Mancuso, Diego Valeri, Cesare Brandi).

  • CONFERENCE N.43

    Collectif

    Thème principal du numéro : Lieux et temps de la mort.
    « Une des choses les plus terribles de notre vie est qu'elle nie la mort », écrivait Salvatore Satta dans une lettre.
    Ce cahier s'inscrit dans la réflexion menée par Conférence sur le « divertissement » (thème immédiat du numéro précédent, le numéro suivant s'attachant à l'une de ses autres manifestations, à savoir l'information), c'est-àdire sur la perversion de l'attention propre aux sociétés contemporaines.
    Cette attention s'est détournée des lieux et des temps de la mort (car mourir prend du temps, occupe de l'espace), tout comme de la communauté entre morts et vivants qui a pu caractériser des pensées et des modes de vie antérieurs. Ce numéro d'automne de Conférence entend interroger la distance par laquelle on s'est rendu progressivement incapable de donner forme à « l'événement le plus humain » - dans les rites, les villes, l'espace public, dans l'esprit. On peut en déduire l'image contemporaine de ce que nos sociétés veulent que soient la vie, jusque dans les soins dissimulés et sans issue dont elles entourent cliniquement les derniers moments.

  • CONFERENCE N.45

    Collectif

    Outre les cahiers de création, les cahiers de traduction et les cahiers graphiques qui constituent en chacune de ses livraisons une part importante de Conférence, ce numéro de l'automne 2017 proposera une réflexion sur un thème central :
    - La vie comme ex-voto : dévotion et dévouement : après trois numéros consacrés au divertissement analysé comme « perversion de l'attention », ce cahier se penchera sur ce qui fait pièce à cette non-constitution de l'expérience, c'est-à-dire au mouvement d'une attention véritable engageant à la fois responsabilité et mesure consciente du monde ; au fond, à quoi se voue-t-on et se dévoue-t-on, que sert-on ?
    - conformément à la tradition de la revue, ce thème central sera accompagné d'un autre thème poursuivant la réflexion sur la ville (cinq cahiers, à cet égard, ont été consacrés Venise comme modèle) : ce cahier envisagera cette fois Berlin.

  • CONFERENCE N.46

    Collectif

    Le sentiment prévaut d'une grande opacité dans nos conditions de vie : en somme, chacun les choisit et les oriente beaucoup moins qu'elles ne lui sont imposées. Par quoi, et par qui ? Le paradoxe de la démocratie moderne et d'un monde que l'on dit « complexe », c'est cette présence d'un commandement aussi impérieux que diffus, au moment où le régime d'un « gouvernement du peuple » croit en être la source et le bénéficiaire. Quels sont les processus de l'assujettissement, et qui a intérêt à en accroître la puissance ? Les analyses déjà anciennes de la « domination » ou de l'« aliénation » ne suffisent pas : il est utile de décrire les voies du commandement lui-même.
    /> Les contributions à ce cahier sont aussi bien juridiques que politiques ou psychanalytiques. Parmi elles :
    Enrico Redenti, Variations sur le thème du verbe « commander » Anne-Virginie Madeira, La puissance publique à l'épreuve Gérard Bonnet, « La puissance souveraine ». Le point de vue d'un psychalanyste.
    Christophe Carraud, Le cours serein de l'inhumanité.
    Vincent Gille, Qu'est-ce qui ?
    ...
    Ce numéro, outre les parties habituelles qui en définissent l'allure (cahier de création, traductions, images), comporte deux autres ensembles, liés au premier par le système d'échos qui fait l'allure propre de Conférence :
    - le premier sur la figure du guide - le second sur l'état des villes : qu'est-ce qui ou qui a fait la situation d'effondrement et de laideur où nous les voyons ? Quels furent les effets du zonage, et qui en a ordonné l'application ? Peut-on revendiquer pour le lieu où vit chaque citoyen un droit à la beauté, hors de tout système d'intérêts et de pouvoirs ?

  • L'Europe n'est pas aimée. Sans doute n'est-elle pas aimable.
    Elle est prise, inconfortablement, entre l'idée à la fois vague et impérieuse que l'on s'en fait, et la réalité administrative, plus que politique, où elle semble se perdre, et qui n'entretient avec la première que les relations les plus lointaines. Son histoire plaide pour elle et ne cesse cependant de l'accuser. Ses lumières mêmes n'ont pu sonder le comble de l'obscurité. La liberté qu'elle professe la rend coupable d'histoire ; la technique qu'elle invente l'aliène à un gigantisme imprévu. Patrie du discernement et de l'exigence de l'esprit, elle vit un moment de confusion ; ayant rempli d'elle le monde entier, elle reçoit le contrecoup de ce qu'elle y a établi.
    Elle se construit sur la défaite de ses triomphes ; et elle s'oublie au moment même où elle se voudrait modèle de paix et d'union. Elle est comme encombrée, stupéfiée par sa richesse ; et l'antidote économique des Pères fondateurs est devenu son poison, en l'absence de la moindre force qui la ferait croire à la résistance des rêves.
    Faute de pensée vitale, et en dépit de l'ampleur de sa production règlementaire, elle manque de la juridicité qui lui donnerait son corps politique.
    Ce quarantième cahier de Conférence - et le premier d'un ensemble « européen » - voudrait simplement poser la question des formes de l'Europe, des formes qui lui sont et lui furent si essentielles : son espace, ses villes, la place qu'elle accorde à l'esprit, à l'intelligence, aux langues dont elle est issue - à tout ce qui n'est pas strictement économique et qui fait d'elle, dans l'acte même qui rend sa constitution si fragile, le seul lieu politique d'une méditation sur les empires humains et la règle qu'est vivre.

  • édition 2006

    Collectif

    * Question. Conférence.

    * À quoi tenons-nous ? (Le milieu, I.) Retrouver ou plutôt trouver le monde. Jack Ralite.
    * Sept paroles du Christ en croix. Pascal Riou.
    * Petit théorème de l'inconséquence. Michel Terestchenko.
    * La vision béatifique. Gérard Bonnet.
    * Qualis artifex pereo. Claude Louis-Combet.

    * Cahier. Passant, veux-tu savoir ? Yves Bonnefoy.
    * La vie patiente. Gabrielle Althen.
    * Contemplation. Raphaël Terjan.
    * La basilique des balances. W. S. Merwin. (Trad. Daniela Hurezanu et Pascal Riou.) * Pierre-Yves Gabioud, Fusains.
    * D'une main proche et lointaine. Pierre Voélin.
    * Le bois noir. Antoine de Rosny.
    * Le temps du corps. Délia Popa.
    * Hangars. José-Flore Tappy.
    * Journal de la lisière (extraits, II). Alain Bernaud.
    * Scènes de Comus. Geoffrey Hill.(Trad. René Gallet.) * Martine Clerc, Pastels, * suivi de Les yeux de la mémoire et Deux poèmes, par Alberto Nessi, et de Frère mineur, par Jean-Pierre Lemaire.

    * De la démocratie (II). Le principe majoritaire. Edoardo Ruffini.(Trad. Christophe Carraud.) * Essais et documents. L'existence historique. Jean-Luc Evard.
    * Les ancêtres latins du Finnegans Wake de Joyce. Jean-Yves Tilliette.
    * Le prix du temps. Harald Weinrich.(Trad. Christophe Carraud.) * Éric Dessert, Chine, Province de Guizhou (II). Huit photographies.

    * Traductions. Théocrite, Idylles (II). Trad. Maurice Chappaz et Éric Genevay.
    * Grégoire de Nysse, Sur l'amour des pauvres. Trad. Matthieu Cassin.
    * Constantin Cavafy, Autant que possible. Trad. Louis Martinez.
    * Giorgio Caproni, Res amissa. Trad. Giovanni Angelini.
    * Julio Cortázar, Images de John Keats (extraits, II). Trad. Osanna Balian.
    * Czes»aw Mi»osz, Poèmes. Trad. Marta Krol.
    * Mario Praz, Voyage en Grèce (IV). Trad. Monique Baccelli.

    * Inédits. Gustave Roud - Georges Nicole, Présentée et annotée par Correspondance. Stéphane Pétermann.
    * Jean-Paul Sartre, La guerre froide Présentation de et l'unité de la culture. Gianfranco Corsini.

    * Supplément. Une lettre de Péguy, suivi de Péguy parle, par Philippe Blanc.
    * Adieu à Meaux. Christophe Carraud.
    * Á nos lecteurs, à nos abonnés. Conférence.

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