Nouveau Monde

  • Il n'y a pas si longtemps un président français affirmait que » l'homme africain n'était pas assez entré dans l'histoire « . En partant des traces des ancêtres de Lucy il y a 7 millions d'années, des vestiges néolithiques ou encore des » Bushmen « , les auteurs de cet ouvrage nous dévoilent la partie subsaharienne du continent à travers ses multiples identités et les hommes qui l'ont façonnée.
    Ils nous plongent au coeur des royaumes et des empires, en Éthiopie, au Sahel, au Zimbabwe, au Soudan, ou au Mali, où s'épanouit un Moyen Âge relaté notamment par le célèbre voyageur Ibn Battûta.
    Longtemps contournée par les explorateurs, l'Afrique sera colonisée, exploitée. Une période qui marque les débuts de la traite des Noirs, de l'esclavage et de la déportation vers l'Amérique - autant de sujets abordés ici sous des angles parfois méconnus. Enfin, de la colonisation européenne aux combats et révoltes menant aux indépendances, on comprendra les forces à l'oeuvre dans différents pays du continent après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à aujourd'hui, où l'ingérence occidentale se développe sur de nouveaux terrains.
    Une introduction indispensable à l'histoire de l'Afrique subsaharienne, qui invitera le lecteur à une exploration plus profonde.

  • À quoi servent les mathématiques ? Il y a bien peu de secteurs de l'activité humaine dont elles soient absentes. C'est particulièrement vrai pour la compréhension de notre environnement : climat, économie, géologie, écologie, science spatiale, régulation démographique, politique mondiale, etc.
    Le travail des scientifiques est par essence de comprendre les causes et les effets, et d'appréhender la complexité, puis d'en tirer des prévisions et de quantifier le mieux possible les incertitudes liées à celles-ci. Les mathématiques, au travers de leurs modèles et de leurs théories, ont donc pour toutes et tous une importance considérable. Par exemple, la quantification du changement climatique, les prévisions de catastrophes naturelles, la conception de modèles économiques viables, la préservation de la biodiversité, la transmission des maladies infectieuses, le contrôle des pandémies... et bien d'autres choses encore.
    Brèves de maths illustre, de façon accessible, la variété des problèmes scientifiques dans lesquels la recherche mathématique actuelle joue un rôle important. Cet ouvrage propose une sélection des meilleures contributions du projet « Un jour, une brève » de l'action mondiale « Mathématiques de la planète Terre ».

  • Depuis deux ans et demi, la revue Sang-froid fait paraître chaque trimestre une nouvelle ex- clusive d'un auteur français. Pour fêter le 10 e numéro, les éditions Nouveau Monde publient un recueil des meilleures nouvelles parues.
    Les lecteurs y retrouveront les plus grands au- teurs de polar français : Franck Thilliez, Caryl Férey, Olivier Truc, Marcus Malte, Olivier Norek, Ian Manook, Dominique Manotti, Danielle Thié- ry, Hervé Le Corre ou encore Sandrine Collette.
    Du mode d'emploi du meurtre parfait aux cau- chemars morbides d'une ancienne barbouze, en passant par la vengeance savamment orches- trée d'une femme trompée, ce recueil est un flo- rilège du meilleur du genre. Avec, à chaque fois des univers différents et haut en couleur qui font de ce livre un incontournable pour tous les fans de polar.

  • Pourquoi de Gaulle, quasi inconnu avant la guerre, cristallise-t-il le refus de la défaite dès juin 1940 ? La réponse appartient à une poignée d'hommes et de femmes qui, dès les premières semaines de l'Occupation, le rejoignent à Londres ou s'organisent sur place contre l'occupant. Ils témoignent ici, certains pour la première fois, sur leur combat sous ses ordres.
    Leurs récits forment un étonnant kaléidoscope où toutes les sensibilités sont représentées. Choc de la première rencontre en tête-à-tête avec de Gaulle, circonstances rocambolesques des premiers engagements, organisation de la Résistance intérieure et extérieure, heurts avec les alliés anglais et américains, et enfin la Libération et le rétablissement d'une autorité légitime tous ces aspects sont évoqués de manière tantôt convergente, tantôt contradictoire, mais toujours avec franchise.
    Progressivement se dessine le portrait de l'homme de Gaulle, son charisme, sa détermination, son apparent désintérêt pour le danger couru par lui ou par les résistants... Les séquences dramatiques ou poignantes alternent avec des moments absurdes ou cocasses, mais toujours révélateurs du mythe naissant. Une contribution précieuse et vivante à l'histoire du xxe siècle.

  • Janvier 2015 a placé la caricature et le dessin de presse au  coeur de tous les débats. Après le temps de l'émotion doit  venir celui de l'intelligence, et de la pédagogie.
    Cinq ans plus tard, ce livre illustré offre à tous (citoyens,  élèves et enseignants) des clés pour comprendre la place  du dessin satirique dans la République, son rapport avec  les pouvoirs et les religions. Il s'agit aussi de comprendre  quelles transgressions sont permises en démocratie et  quelles autres ne le sont pas, et pourquoi.  Tous les auteurs mobilisés sont des spécialistes ayant publié  de nombreux ouvrages sur la question.

  • Reines, courtisanes, religieuses, geishas, mères de famille, intellectuelles, prostituées, travailleuses, féministes... Cet ouvrage sans équivalent réunit les meilleurs spécialistes des femmes pour nous raconter leur véritable histoire.
    Dans l'Athènes ou la Rome antiques, en France durant le Moyen Âge ou la Révolution, dans le Japon du XVIIIe, le Paris du XIXe ; dans les palais, les foyers, les couvents, au travail, pendant la guerre, dans la rue pour défendre leur cause, les auteurs déconstruisent les idées reçues qui nous imprègnent encore.
    Loin de l'image idyllique d'une marche irrésistible vers l'émancipation, leurs textes mettent en évidence les différentes phases de cette évolution, mais aussi les freins et les retours en arrière - pas toujours là où on les croit. Du temps du silence à celui de l'égalité se dessine ainsi une histoire des femmes qui est avant tout celle d'un combat jamais terminé. Les plus grands historiens et historiennes nous en offrent ici un panorama inédit et extrêmement vivant.

  • L'étude de la Défense constitue un angle de vue privilégié pour définir la vision gaullienne, qui offre, en outre, un angle de vue original sur d'autres domaines de sa politique (réorganisation constitutionnelle, politique économique, politique étrangère, etc...). Les principes et les décisions constituent pour les successeurs de De Gaulle un héritage, un moment de refondation face auquel il s'agit de se positionner. Cet ouvrage rassemble les comptes rendus du colloque organisé en 2016 par la Fondation Charles de Gaulle, en partena- riat avec le ministère de la Défense, l'Assemblée nationale et le Sénat.

  • Depuis le film aux quatre Oscars de Joseph L.
    Mankiewicz, la légende de Cléopâtre se confond avec la réalité.
    Mais qui était réellement Cléopâtre VII, la dernière reine d'Égypte ?

    Tome 1 :
    La gloire du père Le premier récit se déroule lors de sa jeunesse à la cour, bercée d'une appréhension envers les prédateurs romains.
    La princesse, orpheline d'une famille où le meurtre était érigé en tradition, grandit dans l'ombre du fantôme de sa mère...
    Ou sous la tutelle de la grande déesse Isis.
    Reine d'Égypte à 17 ans, destituée, elle fera appel au grand César qui lui redonnera son trône.
    Elle, dont le nom en grecque signifie « la gloire du père » triomphera à Rome.
    De leur liaison naîtra un enfant :
    Césarion, qui deviendra un enjeu « géopolitique »...

    Tome 2 :
    Le dernier pharaon Après la mort de César, son protecteur, la reine gouverne l'Égypte tout en cherchant à assurer un destin royal à son fils Césarion.
    Sa passion fatale pour Marc-­-Antoine, avec qui elle aura trois enfants, précipitera leur fin.
    « La société des amants de la mort », cercle hédoniste de la noblesse égyptienne, recherche alors pour sa reine le meilleur moyen d'en finir !
    En prévision du jour où Octave, l'héritier de César, décidera d'en finir avec le royaume d'Égypte, ce qui ne saurait tarder...

  • La Seconde Guerre mondiale a été marquée par une répression accrue des homosexuel-le­s dans de nombreux pays d'Europe. On sait moins qu'au même moment, certains États européens ont dépénalisé l'homosexualité, voire engagé des politiques permettant de comprendre pourquoi ce continent fait office de précurseur dans la lutte contre les discriminations. En allant au­delà de la question des persécutions des homosexuels dont on connaît le rôle central joué par l'Allemagne nazie entre 1939 et 1945, cet ouvrage interroge pour la première fois le quotidien des femmes et des hommes homosexuels en temps de guerre. En faisant appel à des spécialistes européens de cette question, ce livre ouvre sur une autre histoire, marquée certes par la répression mais teintée aussi d'engagement dans les armées en guerre, de résistance dans des réseaux clandestins, sans pour autant faire l'impasse sur la collaboration. Ce livre constitue la première étude à l'échelle du continent européen. Il nous permet de mieux comprendre, chapitre après chapitre, pourquoi la Seconde Guerre mondiale constitue une période charnière pour les gays et les lesbiennes en Europe.

  • Des splendeurs bleues et or de Samarcande à la ville sainte de Boukhara qui peut s'enorgueillir de posséder presque une mos- quée pour chaque jour de l'année, en passant par le khanat de Khiva entouré de déserts, le patrimoine architectural de l'Ouzbé- kistan est tout simplement extraordinaire.
    Irriguées par les eaux du Toit du monde, ses oasis fertiles ont attiré, tout au long de l'histoire bimillénaire de la Route de la Soie, d'innombrables voyageurs et conquérants qui ont profondément marqué l'histoire humaine : Gengis Khan, Tamerlan et bien d'autres ont légué un héritage dont on peut encore aujourd'hui admirer les vestiges.
    Par sa position géographique, le territoire, aujourd'hui connu comme l'Ouzbekistan ancien, a été marqué par un brassage de cultures : les voisins de Mésopotamie, Iran, steppes de l'est, Sibérie, Inde et Chine ont additionné leurs influences sur les arts locaux. Avec le temps et la route de la Soie, ces échanges n'ont cessé de croître. Des cités comme Samarkande, Boukhara, Tashkent et Andizhan sont devenues fameuses au Moyen Âge pour leur richesse culturelle, mais aussi scientifique.
    Héritier de ce patrimoine, cet ouvrage constitue un musée idéal des arts et des traditions picturales en Ouzbekistan. Des pho- tographies d'oeuvres architecturales, de peintures murales, de céramiques, de tapisseries ou de textiles ornés mettent en valeur les trésors culturels du pays, tandis que de courts textes retra- cent leur histoire. En page de droite, l'ouvrage propose des colo- riages à réaliser à partir des très belles photographies.

  • Les activités des services ou agences de rensei- gnement constituent une part active, longtemps méconnue, de notre histoire. Depuis deux décen- nies, les historiens français s'attachent à l'écrire.
    Du XVII e siècle à nos jours, cet ouvrage collectif réunissant les études d'historien(ne)s, de poli- tistes et d'archivistes fait le point sur les archives disponibles et les chantiers en cours qui consti- tuent une approche française de l'histoire de l'espionnage et des jeux de l'information au sens large, dans des aires culturelles diverses, entre acteurs publics et privés.
    Ce recueil permet de prendre le poul de la re- cherche en France sur un domaine dynamique de la recherche en sciences humaines, qu'il s'agisse de recherche savante ou appliquée à usage des institutions publiques de défense et de sécurité.

  • Le "problème nord-africain" : c'est ainsi que la police a pris pour habitude de qualifier après-guerre la question des Algériens installés en région parisienne.
    Théoriquement égaux en droit avec les autres citoyens français, ils étaient cantonnés à certains emplois et quartiers, en butte à une forte emprise policière et objets de nombreux fantasmes touchant à leurs pratiques sexuelles ou délinquantes. De 1925 à 1945, les Algériens ont été "suivis" par une équipe spécialisée, la Brigade nord-africaine de la préfecture de police. Celle-ci dissoute, les "indigènes" devenus "Français musulmans d'Algérie" sont désormais l'affaire de tous les personnels de police.
    Au début des années 1950, l'émeute algérienne devient un sujet de préoccupation majeur, exacerbé par la répression féroce de la manifestation du 14 juillet 1953, place de la Nation. Une nouvelle police spécialisée est alors reconstituée avec la Brigade des agressions et violences. Ses objectifs : pénétrer les "milieux nord-africains" et ficher les Algériens. Entre 1958 et 1962, dans le contexte de la guerre ouverte en Algérie, le répertoire policier se radicalise : il faut désormais "éliminer les indésirables".
    Rafles, camps d'internement et retours forcés se multiplient. Les brutalités policières deviennent fréquentes, jusqu'à la torture. Le préfet de police Maurice Papon reçoit un "chèque en blanc" pour combattre le FLN. Les massacres d'octobre 1961 incarnent le moment le plus tragique de cette période noire. Les mécanismes en sont éclairés par une étude historique rigoureuse fondée sur des archives et des témoignages inédits.

  • Très peu connus. Et pourtant, évoquée de manière frontale ou allusive à travers la situation des Juifs en URSS ou à l'étranger (dans l'Allemagne du IIIe Reich notamment), sous forme de documentaires ou de fictions, cette thématique concerne plusieurs centaines de longs et courts métrages, réalisés dans les studios de Russie, d'Ukraine et de Biélorussie.
    Cette production témoigne à la fois du rôle important joué par les Juifs dans le cinéma de Russie et d'Union soviétique, mais également des ambiguïtés de la politique soviétique à leur égard, hésitant entre volonté d'intégration et d'assimilation, promotion des cultures nationales, et politique de discrimination. Expliquer les raisons et enjeux politiques de la présence de la thématique juive dans la production russe et soviétique, relier les grands cycles de l'histoire juive de la Russie tsariste puis de l'URSS à ses représentations cinématographiques, et éclairer les différents discours concernant l'identité juive et leur traduction dans les films, tels sont les principaux objectifs de cet ouvrage fondé sur l'exploitation d'archives et de documents inédits.
    A travers les approches croisées d'historiens du cinéma, de spécialistes de la judéité et de chercheurs en esthétique, il vient combler un vide historiographique, propose une passionnante exploration de ce champ méconnu du 7' art et de l'histoire juive, et s'accompagne d'une riche sélection iconographique ainsi que de filmographies inédites.

  • Plus d'un demi-siècle après la fin de la bataille qui a marqué la fin d'une guerre et la fin d'une époque, pour la première fois, des témoins et auteurs vietnamiens s'expriment sur leur « victoire ». Un livre qui permet de découvrir Diên Biên Phu "de l'autre côté". Curieusement, les vainqueurs ont été pendant longtemps silencieux, même dans leur pays.
    Si les témoignages français sont nombreux sur la "défaite", très peu de récits vietnamiens sont accessibles au public. Pour beaucoup de Français, l'ennemi n'avait pour visage que celui des can bo (cadres) aux discours politiques bien rôdés ou ces bo doi (soldats) endoctrinés. Des rencontres ont été organisés entre vétérans des deux pays depuis plus de 15 ans, avec de nombreux voyages et retours des anciens soldats français sur les lieux de la bataille, qui montrent le respect que les deux parties se portent désormais mutuellement.
    A l'occasion du 55e anniversaire de la bataille, le livre a été publié au Vietnam où il a fait événement en tranchant avec l'historiographie officielle de la période. Les Vietnamiens ne connaissaient jusque-là que la version très formelle publiée par les hauts gradés. Ici, les témoins sont de toutes fonctions et de tous grades. Certains sont de simples soldats. Leur parole n'a pas été censurée.

  • L'image des femmes dans la société et dans la littérature suscite un intérêt croissant dans les milieux académiques. La critique anglo-saxonne a ouvert la voie en développant les gender studies. A partir de ces travaux pionniers, dont le bilan est riche et constitue un prélude à toute réflexion dans ce domaine, nous souhaiterions contribuer à tracer une voie française, évitant les anachronismes et les jugements de valeur sur des phénomènes passés qui nécessitent une remise en contexte précise. Entre la reine et la prostituée, la femme écrivain et le personnage de fiction, les écarts semblent irréductibles. Et cependant, la vie et la pensée des femmes de l'époque sont « déterminées » - et ce, quel que soit leur statut - par leur image dans la société patriarcale et leur perception de cette image. Ainsi, « les femmes et leurs représentations » doit s'entendre des deux façons : à la fois les représentations des femmes elles-mêmes et les représentations qu'on se fait des femmes de la Renaissance aux Lumières. Se révèlent alors les attitudes souvent contradictoires de ces femmes à la fois respectueuses de l'ordre social établi et cependant prêtes à contester le système patriarcal.

  • Le terme « genre » est très polysémique : il peut désigner notamment une catégorie esthétique (le roman, le film policier), une catégorie grammaticale (le masculin, le féminin, le neutre) ou encore une identité masculine ou féminine relevant d'une construction (ce que les anglophones appellent gender). Mais qu'il s'agisse de littérature, de cinéma, de linguistique, d'histoire ou de sociologie, il y a au coeur des genres un paradoxe : alors que leur fin est de classifier le réel, d'exprimer des similitudes, de la fixité, les genres sont perpétuellement travaillés par le changement, en leur sein et dans les rapports qu'ils entretiennent entre eux. Les genres, nonobstant la définition et la discipline considérées, sont sans cesse en mouvement. C'est à partir de ce trait commun que de jeunes chercheurs issus de domaines très variés ont choisi de mener ensemble une réflexion dont la pluridisciplinarité fait à la fois l'originalité et l'intérêt. De la création à la subversion, en passant par l'évolution et la croisée, nous avons voulu donner un aperçu heuristique et concret des mouvements des genres. Un parcours de lecture à travers les diverses analyses littéraires (portant sur la littérature antique et moderne, française et étrangère), cinématographiques, historiques, sociologiques et linguistiques réunies dans ces actes de colloque révélera des différences certaines, mais aussi de surprenantes et stimulantes convergences entre nos problématiques et nos réflexions.

  • Bien que pouvant être considéré comme l'un des plus proches et plus fidèles collaborateurs du général de Gaulle, et comme un grand commis de l'etat des années 1960 et 1970, avant de devenir un élu local de poids, maire de La Baule et président de la région Pays-de-la-Loire, Oli- vier Guichard n'a jamais fait l'objet d'une biographie et peut apparaître comme un grand oublié de notre histoire politique récente. Afin de s'approcher du « mystère Gui- chard », cet ouvrage étudie plusieurs aspects marquants d'Olivier Guichard : son parcours de formation politique, et son rôle personnel auprès du général de Gaulle, notam- ment pendant les années de « traversée du désert », mais aussi en mai 1958, le rôle personnel de Guichard dans le retour au pouvoir du Général étant sans doute sous-évalué ; son rôle politique après la mort du Général, sachant qu'il fut deux fois pressenti pour Matignon, notamment après le départ de Jacques Chaban-Delmas en 1972.

  • Cinquante ans après le traité de l'Elysée, l'entente franco-allemande reste un enjeu majeur pour l'Europe. Entre Vileuts communes et divergences, comment les rapports politiques. économiques et amicaux des deux pays ont-ils évolué? I)e quelle manière cette coopération répond-elle t leurs intérêts respectifs et mutuels? A travers les études croisées d'historiens français et allemands, cet ouvrage analyse sans tabou ni complaisance les forces et faiblesses de cette relation particulière, de la construction européenne a la mondialisation. Après la Seconde Guerre mondiale. les relations franco-allemandes se transforment à travers leurs initiatives communes pour organiser l'Europe. Revenu aux affaires en 1958. de Gaulle surprend le chancelier Adenauer en lui proposant de renforcer la coopération entre la France et l'Allemagne. Leur célèbre rencontre i Colontbev Ies-Deux-Eglises jette les bases d'une possible entente. Dans tin contexte de désaccords jusqu'au sein du camp occidental, les deux dirigeants prennent leurs partenaires de court en signant le -traité d'amitié., franco-allemand le 22 janvier 1963 au Palais de l'Elysée. Ce dispositif conçu pour permettre des consultations régulières et un rapprochement des positions des -ennemis héréditaires- ne connaît pourtant pas toute l'efficacité souhaitée dans les années qui suivent sa signature. C'est avec Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing, entre I974 et 1981. que les potentialités élu traité commencent à être exploitées, sous la forme d'une coopération bilatérale au service de la construction européenne.

  • D'une ampleur inédite, ce panorama brosse l'histoire des grandes "affaires" de corruption en France depuis le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 jusqu'aux plus récents scandales. Inflation des campagnes électorales, financement des partis politiques, comptes en Suisse, emplois fictifs, résidences d'élus... On découvre ici une corruption omniprésente, qui va prendre des formes différentes à chaque époque, mais de plus en plus sophistiquées après les lois de moralisation de la vie politique des années 1990.
    Loin de se limiter aux politiques, ce récit riche en péripéties traque aussi la corruption de nombreuses professions emblématiques : police, services secrets, justice, médias, sport... Tous les grands "corrupteurs" sont mis à nu : le BTP, la distribution d'eau et la propreté, l'armement, la grande distribution, le pétrole... Enfin toutes les formes de corruption, directes et indirectes, sont représentées .
    Cet ouvrage est rythmé par de nombreux portraits des principaux acteurs de la corruption "à la française". Cette somme sans précédent éclaire d'une lumière cruelle les coulisses de la vie politique française, met en perspective des pratiques et des méthodes qui perdurent malgré les engagements répétés, le renforcement des contrôles... tout en apportant de nombreuses révélations et anecdotes inédites sur des affaires dont on croyait tout connaître.

  • Figure-clé du cinéma, le producteur est longtemps resté ignoré par les historiens. Cet ouvrage élabore une première cartographie des recherches, au carrefour de l'économique, du politique et du culturel. A l'exemple de la France, mais aussi d'autres pays, on examine une profession aux frontières floues et mouvantes, des origines du cinéma à nos jours. Parce que les stratégies financières et éditoriales sont étroitement imbriquées, ce recueil mêle les approches économique, stratégique et sociologique pour mieux cerner le rôle et l'influence du producteur dans la culture contemporaine. Plusieurs" grands témoins ", professionnels reconnus, apportent leur éclairage et leur expérience : Nicolas Seydoux sur Daniel Toscan du Plantier, Alain Goldman, Philippe Martin, Alain Rocca, Thomas Schmitt, et bien d'autres. Une somme de réflexions et de recherches appelée à faire référence.

  • Séisme dans le monde des avocats : une véritable "révolution des prétoires" jette les robes noires dans la fournaise de la guerre économique.
    Acteurs privilégiés des conflits industriels et commerciaux, ces hommes et ces femmes de loi sont devenus de nos jours une composante essentielle de toute stratégie de conquête ou de défense des marchés.
    Ils contrent en outre avec efficacité - cette enquête le prouve - certains lobbies proches de l'appareil d'Etat, tel celui du nucléaire.
    Pour dévoiler ce rôle inédit des avocats, il fallait l'un d'entre eux, expert reconnu de l'intelligence économique et des stratégies juridiques des entreprises.
    Faits à l'appui, sa plume révèle le bras de fer de Greenpeace avec Areva, le géant nucléaire ; la lutte des producteurs de Champagne contre l'enfouissement de déchets radioactifs à deux pas de leurs vignobles ; l'attaque en règle de Free contre le "club des trois" autres opérateurs télécoms ; le combat pour la survie de Buffalo Grill après la crise de la Vache folle ; l'assaut des défenseurs de l'environnement contre les algues vertes.
    A chaque fois, c'est une débauche d'astuces juridiques mais aussi médiatiques, d'attaques surprise et de retournements de situation dignes des grands thrillers.

  • Voici, observée pour la première fois du double point de vue historique et littéraire, une histoire à la fois panoramique et détaillée du siècle d'or de la presse écrite française.
    De 1800 à 1914, par son mode de production de plus en plus industriel, par sa diffusion de plus en plus massive, par les rythmes nouveaux qu'il impose à la vie sociale et par ses multiples interférences avec la littérature, les sciences et les arts visuels, le journal modifie en profondeur l'ensemble des activités et des représentations, projetant les institutions, les classes, les individus, la raison et l'imagination dans une culture de la "périodicité" et du flux permanent de l'information.
    /> Ce passage rapide et global à un tout nouvel espace-temps de l'écriture et de la lecture constitue une mutation anthropologique majeure, l'entrée dans l'ère "médiatique".
    Mesurer les effets du journal sur la marche de la société et sur la configuration des esprits, c'est reconnaître rétrospectivement l'existence et la marque d'une "civilisation du journal", au sens même où Lucien Febvre avait mis en lumière la "civilisation du livre" née de l'invention de l'imprimerie.
    L'originalité et l'abondance des études que l'on découvrira ici, aussi bien sur la genèse de l'écriture journalistique que sur les évolutions de l'industrie de la presse ou de la culture de masse, font de cet ouvrage une référence unique. Au moment où le XXIe siècle bascule dans le numérique, les féconds croisements de disciplines et de problématiques que propose La Civilisation du journal refondent et relancent la réflexion sur la communication moderne.
    Cette entreprise collective sans précédent associe trois équipes de recherche et plus de soixante auteurs venus de la littérature comme de l'histoire politique, culturelle et sociale.

  • A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les gouvernements américain et britannique n'ont pas rendu publiques les informations secrètes qu'ils détenaient sur la politique d'extermination nazie. Bien que ces éléments aient pu avoir leur importance lors des procès des criminels nazis, les intérêts nationaux prévalaient pendant la guerre froide. Or depuis 1997, plus de 8 millions de documents secrets ont été déclassifiés et permettent de répondre à de nombreuses questions : lequel des gouvernements alliés avait connaissance de l'extermination des Juifs ? Est-ce qu'une réponse militaire ou une campagne de propagande révélant les atrocités nazies aurait pu mettre fin aux déportations et à l'extermination ? Pour la première fois, une analyse historique tirée des archives permet de découvrir que les Alliés en savaient plus sur la " solution finale " que ce qu'ils ont bien voulu en dire. Mais ces informations " humanitaires " n'intéressaient pas au premier chef les responsables politiques, et la libération des Juifs n'apparaissant pas comme une priorité, il n'était pas question d'y gaspiller des ressources militaires. Les Alliés semblent n'avoir jamais compris que l'extermination des Juifs d'Europe était un des objectifs majeurs de la guerre menée par les nazis. Parmi les contributions de cet ouvrage sont abordés des sujets tels que les tentatives de sauvetage par des réseaux clandestins, le rôle des services secrets français ou encore les compétences du Vatican en matière de renseignement.

  • En plaçant la notion de « transition matérielle » dans une perspective historique, cet ouvrage collectif entend donner un éclairage nouveau à un terme aujourd'hui omniprésent dans les discours médiatiques et politiques.
    Les auteurs confrontent ainsi le concept de transition à des processus de reconfiguration des équilibres techniques, que ce soit par la concurrence de différents systèmes ou par l'élaboration de diagnostics de sortie de crise.
    Fondé sur des études de cas, allant des débats sur la nécessité de trouver une source d'énergie alternative au bois sous l'Ancien Régime à ceux contemporains sur les énergies renouvelables en passant par l'évolution des aménagements portuaires et l'arrivée des réseaux numériques, cet ouvrage propose un regard d'historien sur les processus de passage d'un système technique à un autre et sur les discours d'anticipation sociale ou de formulation de diagnostics qui les accompagnent.
    Cette réflexion collective novatrice donne une profondeur diachronique à des enjeux récurrents des sociétés européennes, celles des transitions matérielles.

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