Publications du Centre Jean Bérard

  • Les géants, enfants de la terre qui se rebellent contre le ciel des dieux olympiens et tentent de le conquérir en renversant l'ordre naturel, politique et social, appartiennent à la plus ancienne mythologie grecque. La gigantomachie est le conte de la lutte des dieux contre les géants. Le Centre Jean Bérard et la Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei ont organisé un colloque international sur le thème des « Géants et gigantomachie entre Orient et Occident ». Il s'est conclu par l'inauguration de l'exposition homonyme dans la Sala Farnesina du museo Archeologico Nazionale di Napoli par les deux commissaires, Claude Pouzadoux, directrice du Centre Jean Bérard, et Françoise-Hélène Massa-Pairault, directrice de recherche émérite au CNRS.

  • La ville antique de Saepinum est un lieu où le charme des ruines se combine avec celui de la nature en un tableau qui nous renvoie aux paysages du Grand Tour : sur l'arrière-plan des montagnes du Matese se détachent les colonnes de la basilique romaine et les fermes paysannes nichées dans les gradins du théâtre. Mais cette cité romaine n'est pas seulement une incitation au rêve. De par l'état de conservation de ses constructions, de par l'abondance de ses inscriptions. Saepinum offre un reflet de la vie antique qu'il convient de capter. L'agglomération, née au IIIe siècle avant J.-C., se développa lentement, à l'interface de l'économie montagnarde et de l'élevage transhumant. Elle connut une mutation radicale lorsque Drusus et Tibère lui offrirent, entre 2 avant J.-C. et 4 après J.-C., une enceinte dotée de tours et de portes. C'est à cette époque que furent mis en place les bâtiments publics autour du forum et que furent édifiées des demeures à atrium ouvrant sur le decumanus maximus. Dans l'une d'elles, les dégagements des années 1950 mirent au jour un moulin à eau et un ensemble de cuves tronconiques. Les fouilles effectuées par le Centre Jean Bérard entre 2005 et 2009 ont permis d'interpréter ces vestiges comme ceux d'une tannerie édifiée à la fin du Ier ou au début du IIe siècle et d'un moulin à écraser le tan, adjoint dans la seconde moitié du IIIe ou au début du IVe siècle. La tannerie trouve des correspondances dans la grande installation de traitement des cuirs de Pompéi (I 5, 2). Le moulin équipé d'une roue à augets actionnait un arbre à cames soulevant des pilons qui écrasaient les écorces. Une telle machinerie reporte de près de dix siècles l'invention du moulin à tan dont les premières attestations dans les archive datent du XIIe siècle. L'installation artisanale fonctionna jusqu'au début du Ve siècle, puis la maison fut abandonnée. L'étude présente les structures bâties, les stratigraphies et l'ensemble des mobiliers archéologiques. Les nombreux ossements donnent un tableau de la consommation de viande dans la maison au cours du Ier siècle. Les analyses biochimiques et l'analyse des dépôts de calcaire dans les canaux du moulin précisent les interprétations et la durée d'utilisation du moulin à eau.

  • La tradition du voyage en Italie remonte fort loin : nul n'ignore quel pôle d'attraction ont constitué de bonne heure pour les étrangers des lieux de pèlerinage comme Rome, Lorette ou Bari, les universités de Bologne, de Padoue... Cette tradition a donne naissance à toute une littérature dont la veine n'est pas tarie de nos jours. A cet égard, la seconde moitié du XVIIIe siècle presente un intérêt tout particulier : avec l'apparition d'une mentalité nouvelle, c'est la conception du voyage elle-même qui se modifie, tandis que la relation de voyage, genre aux limites assez imprécises, longtemps proche du guide à l'usage des étrangers, tend à devenir plus personnelle. Désormais, dans la plupart des cas, elle vise moins à donner des informations complètes et précises, valables pour tous, qu'à exprimer les impressions d'un voyageur, se rapprochant ainsi de l'autobiographie.

  • Au départ, il s'agit de céramiques, à définir, à distinguer, dont il convient de faire un inventaire et dont notamment il faudrait dresser la carte de diffusion en Occident. On voit tout de suite les deux niveaux auxquels se situe l'enquête ; pour paraphraser un titre de L. Breglia, notre thème, c'est « le ceramiche della Grecia dell'Est e il loro valore documentario per la presenza ionica in occidente » ; mais, dans l'étude de L. Breglia, il s'agissait en fait d'un type monétaire précis (« la monetazione tipo Auriol »), d'une ville précise (Phocée) et d'un phénomène historique déterminé (la colonisation de Phocée dans l'Ouest), alors que, pour nous, il s'agit d'un ensemble de séries, de provenance trop souvent indéterminée, et de phénomènes historiques qui peuvent prendre des formes bien différentes (colonisation, contacts commerciaux, directs ou indirects, etc....). C'est dire que ce colloque en recouvre au moins deux. Je le dis tout de suite, et clairement, nous l'avons voulu tel : plutôt que d'aborder dans deux démarches séparées, ici avec des spécialistes plus orientés vers la céramologie, là avec des archéologues plus tournés vers l'histoire, d'un côté le problème de la définition de ces céramiques et de l'autre celui de leur inventaire (ou de l'inventaire d'une partie d'entre elles) en Occident, il était souhaitable de provoquer, avec des risques inévitables de confusion, une rencontre unique de tous ceux qui travaillent, fût-ce avec des perspectives diverses, sur un même matériel archéologique, qu'il faudra d'abord préciser. Laissant de côté provisoirement les articulations de mon propre rapport qui ont été indiquées de façon un peu schématique dans le programme, je dirai d'abord que nous avons voulu - pour l'étude de ces céramiques - partir des données fournies par les recherches effectuées sur les sites où elles ont pu être fabriquées. Autrement dit, même si un certain souci de symétrie a donné aux regroupements des rapports l'apparence d'une répartition purement géographique, l'idée essentielle est de partir des lieux possibles de production pour passer ensuite aux lieux de diffusion, de la Mer Noire au lointain Occident. Le point de départ, c'est donc le Nord de l'Ionie, l'Ionie du Sud, les îles et, en conséquence, les informations que nous attendons des recherches conduites récemment dans ces régions sont fondamentales ; cela d'autant plus que ces recherches ont été assez nombreuses, bien menées et que des publications essentielles et récentes nous montrent tout ce que nous pouvons en attendre. Il est certain que, au cours des dernières années, notre connaissance de ces céramiques s'est considérablement enrichie.

  • Les Actes de ce volume sont le résultat concret de la rencontre des travaux concomitants et complémentaires de deux équipes, l'une française, l'E.R.A. 757 du C.N.R.S., dirigée par M. Cl. Nicolet, et l'autre italienne, de l'Université de Pérouse (Institut d'Histoire, dirigé par M. F. Coarelli ; Institut d'Archéologie, dirigé par M. M. Torelli). Par un parti-pris de non-conformisme à des schémas traditionnels, l'optique classique de la vision du monde romain a été renversée ; il ne s'agit plus de regarder l'Italie à partir de Rome, mais au contraire de considérer Rome à travers l'Italie, plutôt à travers le regard des Italiens des « municipes ». Le déroulement de ce colloque à Naples, au Centre Jean Bérard, et donc au coeur de cette Italie « périphérique », a voulu être un symbole de cette option.

  • L'histoire des hommes en Campanie est indissociable des manifestations d'une terre toujours en travail. Ici, l'archéologue et l'historien doivent collaborer étroitement avec le volcanologue et le géophysicien pour reconstruire un passé sur lequel les phénomènes naturels - éruptions, séismes, bradysisme - ont imprimé leur marque indélébile. C'est un premier bilan de cette entreprise pluridisciplinaire que dresse ce volume : des chercheurs en Sciences Humaines du CNRS et des Surintendances Archéologiques Campaniennes, des spécialistes des Sciences de la Terre des Universités de Naples et de Pise se penchent, en une série d'enquêtes complémentaires, sur la zone vésuvienne et les Champs Phlégréens (Ischia comprise). La documentation archéologique et l'analyse géophysique se confortent mutuellement pour permettre de dater un certain nombre d'événements éruptifs et telluriques, depuis la Préhistoire jusqu'à l'Antiquité tardive (et, au-delà, jusqu'au seuil de l'époque moderne), d'évaluer l'ampleur et la périodicité de ceux-ci, d'en mesurer les conséquences sur les populations lorsque leur économie, leurs conditions de vie, leur culture, se trouvent, à l'improviste, ruinées par la catastrophe.

  • L'esplorazione sistematica del sito di Roccagloriosa intrapresa nel 1976 si poneva corne obbiettivo fondamentale lo studio della cinta fortificata e la effettuazione di saggi di scavo che permettessero di determinare la cronologia e la consistenza dei nuclei abitativi sia all'esterno che all'interno del muro di fortificazione. I dati ceramici e l'evidenza strutturale ben presto confermarono l'esistenza di un esteso agglomerato, in parte fortificato ed organizzato in vari nuclei abitativi, inquadrabile nel corso del IV secolo a.C. Inoltre, la scoperta di un'area di necropoli "monumentale" in località La Scala, di cui la fascia superiore è stata esplorata "a tappeto" nella campagna del 1978, documentandone la pianta e la varietà dei tipi di sepolture, rimuoveva ogni dubbio circa l'appartenenza dell'insediamento ad una comunità lucana. A tale ricerca fu pure affiancata l'esplorazione sistematica del territorio circostante mediante ricognizione di superficie con lo scopo preciso di ricostruire il "paesaggio agrario" dell'area circostante il sito agglomerato. Dopo uno studio topografico delle aree abitative poste immediatamente a ridosso della cresta dei Capitenali, effettuato nelle campagne 1982 e 1983, le operazioni di scavo sono State concentrate sul c.d. pianoro centrale, dove i primi saggi di scavo effettuati nel 1982 segnalavano l'esistenza di un nucleo abitativo includente edifici di notevole consistenza ed in ottimo stato di conservazione. Gli aspetti salienti del complesso di edifici sul pianoro centrale sono atti ad illustrare in dettaglio l'organizzazione ed il livello di strutturazione di un insediamento lucano in un momento cruciale del suo sviluppo. A parte i dati fondamentali, e sostanzialmente nuovi, sulle strutture di abitazione e materiali associati, la metodologia di scavo che ha posto fra gli obbiettivi fondamentali anche la raccolta dei dati relativi alle attività economiche primarie, ha permesso di studiare aspetti della cultura materiale solo episodicamente o assai sommariamente documentati in siti coevi.

  • Les Actes de ce colloque tenu à Naples les 4-5 Novembre 1988 s'articulent en deux sections. La première, intitulée Les acquis de la recherche archéologique dans le Molise, les provinces d'Avellino et de Bénévent, contient des contributions de Gabriella D'Henry (La romanizzazione del Sannio nel II e I secolo a. C.), Stefania Capini (Venafro), Marcello Gaggiotti (La fase ellenistica di Sepino), Gianfranco de Benedittis (Monte Vairano), Werner Johannowsky (Circello, Casalbore e Flumeri nel quadro della romanizzazione dell'Irpinia), Gabriella Colucci Pescatori (Evidenze archeologiche in Irpinia), Daniela Giampaola (Benevento). La deuxième section, Modes et cadres de la romanisation. Économie, culture et société, regroupe des communications de Michael Crawford (Army and coinage in the late Republic), Rita Compatangelo (Catasti e strutture agrarie regionali del Sannio), Mireille Corbier (La transhumance entre le Samnium et l'Apulie: continuités entre l' époque républicaine et l'époque impériale), Filippo Coarelli (I Sanniti a Fregellae), Jean-Paul Morel (Artisanat, importations et romanisation dans le Samnium aux iie et ier siècles av. J.-C.), Stefania Adamo Muscettola (Appunti sulla culturafigurativa in area irpina), Sylvia Diebner (Testimonianze di arte funeraria: il Sannio nel contes to delle altre regioni dell'Italia Centrale). Une ample discussion précède les conclusions tirées par Ettore Lepore.

  • Le titre de ces Journées d'Études réunit deux figures très différentes, deux héros d'inégale stature. L'un, Epeios, fut, certes, le génial menuisier du Cheval de Troie, mais son lancer du disque provoque le rire chez les Achéens (Ii., XXIII, 840); et il ne devait guère impressionner les compagnons de Simonide lorsqu'à Karthea ils donnèrent son nom à l'âne qui leur montait l'eau (Ath., X, 456 f). Toute autre est l'aura de Philoctète, le compagnon d'Héraclès, vainqueur de Pâris, l'incomparable archer dont la grandeur tragique a frappé l'imagination des Anciens. Si nos journées évoquent ces héros venus d'horizons différents, c'est parce que la légende occidentale leur a prêté des aventures analogues, des nostoi tourmentés par les flots ou les colères humaines qui les font dériver l'un et l'autre vers la côte ionienne d'Italie où ils seront voisins de part et d'autre du Crathis. Là ils fondent villes et sanctuaires, déposant dans ces derniers les instruments de leur grandeur, outils magiques ou flèches meurtrières.

  • L'ouvrage présenté ici réunit les communications entendues lors des XVIes Journées d'Études du Centre de Recherches Archéologiques de l'Université de Lille, qui étaient consacrées à une réflexion sur les sanctuaires d'Héra. Notre objectif a été de favoriser un dialogue entre les historiens des religions et les archéologues qui explorent les espaces sacrés d'Héra d'une rive à l'autre de la Méditerranée.

  • L'idea di questo Convegno viene da lontano: ognuna delle istituzioni che lo hanno organizzato ha accumulato infatti un patrimonio di riflessioni su questo tema: per il Centre Jean Bérard questo precede la sua stessa nascita, trovando la sua origine in Rhégion et Zankle, ...

  • Non è un caso che, a breve distanza di tempo, la bibliografia su Siris e Metaponto si arricchisca, con questo volume, di nuovi contributi ancora una volta sortiti da un convegno internazionale di studi. I Convegni tarantini del 1973 e del 1980, discutendo, il primo di Metaponto, il secondo di Siris, avevano aperto la strada sia al convegno di Policoro del 1984 su Siris-Polieion sia alla miscellanea di Studi su Siris-Eraclea (1989) curata da M. Torelli e frutto in gran parte del lavoro seminariale dell'Istituto di Archeologia dell'Università di Perugia. Senza contare la vasta ed anche importante bibliografia precedente [...] anche solo alla luce della produzione più recente la Siritide ed il Metapontino risultano le aree verso le quali negli ultimi anni si è diretta l'attenzione maggiore da parte degli studiosi della colonizzazione greca in Occidente. Vediamo di indagarme le ragioni, al di là della ovvia constatazione che si tratta di una regione dove si è scavato moltissimo (in gran parte per tutela e, come sappiamo bene, in condizioni difficilissime, ciò che ci obbliga ad esprimere la nostra gratitudine ai colleghi della Soprintendenza della Basilicata).L'attrazione maggiore (con l'ovvio corollario del merito di chi, effettuando le scoperte, ha saputo prontamente valorizzarle) sta nelle specificità di questa regione antica, nella somma delle sue esperienze e nel fatto di conservare documentazione pressocché unica (penso alla chora di Metaponto ed alle Tavole di Herakleia per fare solo due esempi) relativa a problemi di storia antica difficilmente reperibile altrove ad un simile livello.

  • I dati presentati nel volume Roccagloriosa I riguardano soprattutto l'abitato racchiuso entro il massiccio muro di fortificazione (scavi 1976-78 e 1982-86) ed i siti rurali di IV-III secolo a.C. nel territorio collinare circostante (ricognizione 1982-86), fornendo così un primo quadro generale dell'organizzazione dell'abitato lucano nellentroterra del Golfo di Policastro. Al momento della stesura del manoscritto si ritenne opportuno altresì includere una presentazione preliminare dei dati disponibili (sino al 1986) sui nuclei d'abitazione localizzati all'esterno della fortificazione ed alcune osservazioni preliminari sul più ampio quadro insediativo regionale che la continuazione dei surveys lungo le valli del Mingardo e del Bussento venivano evidenziando (Fracchia 1988, Velia 1990, 37-60), sì da permettere, nel capitolo conclusivo sull'abitato, alcune considerazioni di carattere generale sull'organizzazione territoriale dell'insediamento di IV secolo a.C. L'esplorazione successiva (1987-91) ci ha permesso, da un lato, di definire in maniera assai meno approssimativa le caratteristiche architettoniche e la cronologia dei nuclei abitativi extra-murani (fig. 1) e, dall'altro, di delineare un quadro assai più ampio (sia in termini spaziali che cronologici) del paesaggio rurale in cui si sviluppa il sito agglomerato di Roccagloriosa nel corso del IV e III secolo a.C. Inoltre, i surveys successivi al 1986 si sono posti quale obbiettivo preminente lo studio degli sviluppi del paesaggio regionale in diacronia, fornendoci pertanto un complesso di dati assai rilevanti per lo studio delle trasformazioni del sistema insediativo nella regione successive alla devitalizzazione del l'oppidum lucano.

  • Le titre donné à cette table ronde reflète au plus près l'actualité d'une discipline qui est entrée depuis quelques années dans une phase nouvelle et dont les fondements méthodologiques demandaient à être réexaminés ou précisément énoncés. Nous avons choisi de commencer par la céramique apulienne pour plusieurs raisons, liées autant à la continuité qu'à la diversité de cette production, et à la richesse des problèmes qu'elle permet d'aborder : alors que chacun sait ou croit savoir ce qu'est la céramique apulienne, on se rend compte qu'elle ne peut être définie d'un seul tenant, de manière strictement stylistique ou géographique ; et en particulier, qu'il faut prendre en compte sa présence hors de l'Apulie tout comme la présence en Apulie d'autre productions qui déterminent son évolution ou la place qu'elle occupe : céramique attique, céramique "lucanienne", par exemple. Pour cette raison, entre autres, nous avons voulu élargir l'éventail des contributions à des productions limitrophes ou plus distantes (Métaponte, Locres, Thourioi), mais dont l'histoire n'est pas sans liens avec celle de la céramique apulienne, et dont les méthodes d'étude et les résultats peuvent fournir des clefs supplémentaires. Essayer de définir ce qu'est la céramique apulienne, c'est donc mettre en regard divers phénomènes dont les contributions ici présentées permettent d'envisager la variété : profils de production, diffusion, réception et usages en fonction des sites et des contextes, décentralisation des ateliers et création de productions régionales ; mais aussi sélection, distribution, caractérisation des thèmes et motifs iconographiques ou définition des caractéristiques techniques et esthétiques de la production tarentine. Il nous a paru logique de commencer les travaux par la présentation des contextes étudiés de Tarente et d'autres sites apuliens ; dans une deuxième partie nous avons choisi d'aborder la définition de la production en croisant les recherches stylistiques et les recherches iconographiques qui sont présentées successivement à travers des rapports et des exposés. Cet ordre permet de rappeler que connaissance et interprétation du contexte peuvent déterminer les résultats des autres approches. De la confrontation de ces différents angles de vue, des discussions qui ont accompagné cette rencontre et des projets de collaboration qui y ont été proposés pourra peut-être naître une définition multiple, plus complète de la céramique apulienne.

  • « La grande histoire a longtemps oublié l'alun, parce qu'il était un personnage discret, comme elle a longtemps négligé de s'intéresser au blé, à l'huile, et en général à tout ce qui est indispensable à la vie quotidienne » déclarait Jean Delumeau au début de la conclusion de son ouvrage L'alun de Rome, paru en 1962. C'est qu'une fois identifiée la place centrale de cette substance pour l'industrie textile, et dans une moindre mesure pour la mégisserie, voire la métallurgie, il était relativement aisé, grâce à une abondante documentation archivistique, d'en retracer les fluctuations économiques et politiques durant les périodes médiévales et modernes.

  • This volume presents the results of the excavations conducted by the University of Copenhagen at Pontecagnano (Prop. Avallone), located some 8 km southeast of Salerno in the northern part (the Ager Picentinus) of the Sele Plain in Campania. The excavations revealed a part of the residential zone of the ancient town with two main phases of occupation, the first belonging to the late Classical/early Hellenistic period (second half of 4th to early 3rd century BC) and the second to the late Republican period (2nd to first half of 1st century BC). Both phases represent crucial periods in the history of Southern Italy. The first is a period of turmoil due to the Roman penetration southwards, while the second period falls after a period of crisis after the Second Punic War. The structures of the first phase form part of a general reorganization of the Etruscan-Campanian settlement and testify to a community of some wealth. A habitation unit provided with a stone-paved courtyard and polychrome stucco illustrates this. In the second phase the zone was only partly reoccupied. During Imperial times the area was frequented in a sporadic manner. The book adds considerably to our knowledge of the settlement of ancient Pontecagnano. It is the most complete work on a habitation context published so far, and it offers a fine selection of all groups of archaeological material from this important site.

  • I temi trattati nei seminari vanno dall'antichità all'età moderna, seguendo il filo conduttore della continua trasformazione delle rotte marittime e degli scambi, delle tecniche navali e delle strutture portuali lungo l'ampio arco che va dalle coste tirreniche a quelle occidentali fino allo sbocco nelle regioni atlantiche del circulo del estrecho, oltre Gibilterra, e dal Maghreb a Malta. In questo quadro si integrano i contributi sugli studi paleoambientali con le più recenti scoperte di relitti, i risultati delle ricerche di storia economica con l'utilizzo delle tecniche più avanzate per la valorizzazione del patrimonio culturale marittimo. Un contributo al bilancio positivo del progetto viene dalle istituzioni del sud del Mediterraneo. Gli specialisti del Marocco, dell'Algeria e di Malta hanno dato un apporto originale ai seminari internazionali con contributi importanti sui risultati delle ricerche archeologiche più recenti, generalmente meno noti e diffusi nell'ambiente europeo, che offrono nuove prospettive alla comprensione e all'interpretazione della storia degli scambi nel Mediterraneo occidentale, soprattutto in epoca preislamica, quando la storia di questi territori si inquadrava nelle grandi aree d'influenza delle culture mediterranee fenicio-punica, greca e romana.

  • Le colloque, qui s'est tenu à l'École française de Rome du 11 au 13 décembre 2003, est l'aboutissement d'une réflexion menée au sein d'un groupe de doctorants et de chercheurs depuis 1999 à l'École française de Rome. Notre objectif était d'éclairer la place de l'image dans l'histoire des religions du monde antique et de dégager les problèmes de méthode qui en découlent.

  • Au centre des exigences imposées aujourd'hui par l'archéologie préventive, se trouve la nécessité d'exploiter dans un temps limité le plus de données possibles. Mais la cadence des fouilles réalisées dans ce contexte bien particulier permet rarement d'analyser en détail la céramique, matériau sollicité en priorité en tant que marqueur chronologique. La conséquence indirecte de cet état de fait est une méconnaissance réelle des céramiques communes considérées comme peu susceptibles de fournir des repères chronologiques. Pourtant plusieurs travaux universitaires réalisés dans les Bouches-du Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes et en Ligurie ont montré ces dernières années l'importance revêtue par ces productions, qui, replacées dans leur contexte, peuvent suppléer à l'absence de céramiques fines ou même permettre de moduler les datations fournies par ces dernières. Ce travail répond donc à trois nécessités : confronter les connaissances ; permettre aux chercheurs d'exploiter les collections anciennes ; apporter un outil de travail dans l'étude du mobilier à tous ceux qui souhaitent utiliser au mieux ce témoin qui reflète aussi dans une certaine mesure les cadres sociaux et économiques dans lesquels ils s'intègrent et sans lequel une étude ne saurait être considérée comme complète. Or, même si les moyens pour réaliser la fouille sont conséquents, l'étude des céramiques communes, par manque de temps, est souvent délaissée.

  • Écrire un livret pour un choeur est un exercice passé de mode depuis les Tragiques et les Comiques grecs. Et pourtant c'est de cela qu'il s'agit : les travaux principalement consacrés à l'artisanat en Italie Méridionale qui sont publiés dans cet ouvrage constituent la partie visible de la production scientifique du Centre Jean Bérard et des amis qui ont voulu s'associer à notre entreprise d'hommages affectueux à Maria Francesca Buonaiuto. Les textes ont été écrits par des solistes, mais souvent ils n'auraient l'être sans l'aide fournie par l'équipe du centre, par les « artisans » au premier rang desquels Maria Francesca reste un symbole à plus d'un titre.

  • Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet ont marqué de leur influence plusieurs générations d'historiens, de philologues, d'archéologues et de philosophes à travers des livres et une action dans le siècle qui sont profondément singuliers. Leur travail intellectuel est inséparable de leur engagement moral et politique qu'il s'agisse de la Résistance, de la guerre d'Algérie, de la lutte contre le négationnisme ou du combat en faveur des dissidents du "socialisme réel". Les journées napolitaines qui leur ont été consacrées les 24-27 novembre 2008 ont cherché à explorer les facettes de deux intellectuels dont la rencontre, à l'issue d'itinéraires personnels très différents, a été fusionnelle. Chacun d'eux avait son style propre, sa façon de parler et d'écrire et, en même temps, leur solidarité et leur collaboration a été totale aussi bien dans les recherches qu'ils ont dirigées ensemble, dans les institutions qu'ils ont créées que dans l'action politique.

  • Par cet ouvrage, le rapport des gens de métier aux savoirs est passé au crible d'une analyse croisée, visant à faire se rencontrer deux traditions de recherche : l'archéologie des techniques, d'une part, et l'histoire économique, d'autre part. Ces deux champs scientifiques ont beaucoup évolué durant le dernier demi siècle : les thèses finleyiennes et leur réfutation partielleont d'abord tenu le rôle d'aiguillon. La grande controverse entre les écoles "primitiviste" et "moderniste" a stimulé des réflexions fondées aussi bien sur les sources textuelles que sur les vestiges matériels. Alors que Moses I. Finley recourait peu à l'archéologie, quand elle ne lui inspirait pas une méfiance explicite, les fouilles d'ateliers urbains lancées à partir du début des années 1980 contribuèrent à contrebalancer ses idées. Les chantiers se firent plus nombreux grâce à l'essor des fouilles urbaines, en général, et des opérations de sauvetage, en particulier.Les résultats obtenus invitaient à répondre aux questions soulevées par M. I. Finley et à donner plus d'ampleur à l'histoire des techniques encouragée par Lucien Febvre, puis profondément et durablement théorisée par André Leroy-Gouhran.

  • Ce volume constitue les actes d'un colloque organisé à l'ENS de Lyon (19-20 janvier 2012) pour mettre à l'honneur ce poète oublié, dans des échanges pluridisciplinaires autour de cette oeuvre très peu lue en dehors d'un cercle restreint de spécialistes. En réunissant les contributions de philologues, historiens de l'art et historiens des idées, ce volume s'efforce d'enrichir le commentaire des fragments et tente de comprendre les usages que ce poète a faits de la matière mythologique dans une perspective politique ou pour rendre compte du monde dans lequel il évoluait. La première partie de l'ouvrage propose deux parcours géographiques pour donner une idée du traitement du mythe par Euphorion, allant d'abord au sein de la Grèce traditionnelle d'Eubée en Béotie et de l'Attique en Corinthie, puis parcourant l'Asie mineure et le Proche-Orient où Euphorion a fait lui-même une partie de sa carrière. La seconde partie plus littéraire essaie de mettre en lumière certains aspects propres de la poétique d'Euphorion au sein d'un ensemble de poètes qui recherchent l'obscurité, l'étrange ou la rareté et dans l'art spécifique de la malédiction.

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