Jean Bricmont

  • Peut-on vraiment comprendre la physique quantique ?

    Ce domaine étrange de la science où, dans sa version « orthodoxe », une particule élémentaire peut passer en même temps en deux lieux éloignés l'un de l'autre, sauf si on l'observe.

    Schrödinger, pour critiquer cette version, a inventé une situation dans laquelle un chat peut être « à la fois vivant et mort » et Einstein, irrité par l'emphase mise sur la notion d'observation, demanda un jour à un collègue s'il pensait vraiment que la Lune n'était pas là quand personne ne la regarde.

    Devant le caractère apparemment paradoxal de la physique quantique, qui est néanmoins très bien confirmée par l'expérience, les physiciens ont plus ou moins abandonné l'idée de comprendre ce que cette théorie signifie. Jean Bricmont, se fondant sur les travaux de Louis de Broglie, de David Bohm et de John Bell, affirme que l'on peut comprendre rationnellement la physique quantique. De plus, il discute les positions philosophiques et les multiples mystifications qui font obstacle à cette compréhension.

  • Ce texte, initialement publié en anglais dans l'ouvrage de référence The Cambridge Companion to Noam Chomsky est une introduction simple et élégante à la pensée politique de Noam Chomsky, un des plus grands intellectuels américains de notre temps.
    Noam Chosmky est une figure admirée et critiquée de notre monde contemporain. Né en 1928, il a acquis un renom international dès les années cinquante grâce à ses travaux sur la linguistique générative, faisant effectuer à cette discipline une vraie révolution. Parallèlement, son esprit d'indépendance l'amène à s'engager systématiquement dans la critique de différents errements de la politique extérieure américaine, notamment dans l'usage de sa puissance militaire. Considérant lui-même qu'il n'est pas philosophe, il n'en demeure pas moins une figure qui dit, de manière précise et documentée, ce qu'il pense, quelles que soient les conséquences de ses interventions. Mû par une soif sans fin de vérité, il reproduit le geste de Du Bellay, qui estimait que la première forme de résistance consiste à ne pas prêter le concours de ses forces à ce que l'on réprouve. Nourri dans son enfance par l'anarcho-syndicalisme diffusé dans les communautés juives de Philadelphie, Baltimore et New York, Chomsky est à la fois anarchiste, observateur du monde actuel, commentateur critique des médias, lecteur infatigable de la presse, auteurs de dizaines de livres et de centaines d'essais.

  • Toute idée, aussi légitime soit-elle, court le risque d'être transformée en idéologie et d'être utilisée par les pouvoirs en place à des fins qui leur sont propres.
    C'est ce qui arrive avec l'idée de la défense des droits de l'homme lorsqu'elle se transforme en légitimation de l'ingérence militaire unilatérale et qu'elle appuie le rejet du droit international. pendant la période coloniale, la domination occidentale sur le monde a été justifiée par le christianisme ou par la " mission civilisatrice " de la république. après la décolonisation et la fin de la guerre du vietnam, c'est un certain discours sur les droits de l'homme et la démocratie, mêlé à une représentation particulière de la deuxième guerre mondiale, qui a rempli ce rôle.
    Cette idéologie a réussi à mystifier et à affaiblir les mouvements progressistes ou pacifistes qui cherchent à s'opposer aux agressions occidentales et aux stratégies de domination. elle est une sorte de cheval de troie idéologique de l'interventionnisme occidental au sein des mouvements qui lui sont en principe opposés. de plus, elle contribue à faire oublier aux mouvements altermondialistes que l'ordre socio-économique profondément injuste qu'ils combattent est soutenu en fin de compte par la puissance militaire américaine.
    Ce livre se propose de démêler un certain nombre de confusions idéologiques fort répandues, surtout dans les milieux progressistes, sur les thèmes des droits de l'homme et des rapports entre l'occident et le reste du monde. il espère contribuer ainsi à la renaissance d'une opposition ferme et sans complexe aux agressions impérialistes présentes et futures.

  • Mit diesem Buch entwirrt Jean Bricmont die vermeintlichen Rätsel und Mysterien der Quantenmechanik und erklärt Laien die Grundprinzipien der Quantentheorie. Dabei unterstreicht er auf unterhaltsame Art deren paradoxe Natur und entwirrt die unglaubliche Menge an Fehlvorstellungen, Pseudowissenschaft und falscher Philosophie, die viele populäre Diskussionen zur Quantenmechanik begleiten.Mit mglichst wenig Mathematik und Fachsprache, liefert er den Leserinnen und Lesern Antworten auf die wichtigsten konzeptionellen Fragen, die mit der Quantenmechanik verbunden sind:·         Die Frage des Determinismus: Läutet die Quantenmechanik das Ende einer deterministischen Weltansicht ein? Erklärt oder rechtfertigt sie den freien Willen?·         Die Rolle des "Beobachters" in der Wissenschaft: Welche Rolle spielt der Mensch als Subjekt und Beobachter im physikalischen Prozess?·         Die Frage der Lokalität: Sagt die Quantenmechanik, dass es in der Natur spukhafte Fernwirkungen gibt? Und steht das nicht im Gegensatz zur Aussage der Relativitätstheorie, dass sich nichts schneller als das Licht bewegen kann?Das Buch gibt keine endgültigen Antworten auf diese Fragen, sondern erffnet mgliche Lsungen, die in der wissenschaftliche Gemeinschaft immer noch diskutiert werden und jenseits dessen liegen, was in üblichen Vorlesungen und populären Büchern über Quantenmechanik zu hren ist.

  • Permeated by the author's delightful humor, this little book explains, with nearly no mathematics, the main conceptual issues associated with quantum mechanics:  The issue of determinism. Does quantum mechanics signify the end of a deterministic word-view?  The role of the human subject or of the "observer" in science. Since Copernicus, science has increasingly tended to dethrone Man from his formerly held special position in the Universe. But quantum mechanics, with its emphasis on the notion of observation, may once more have given a central role to the human subject.  The issue of locality. Does quantum mechanics imply that instantaneous actions at a distance exist in Nature?In these pages the author offers a variety of views and answers - bad as well as good - to these questions. The reader will be both entertained and enlightened by Jean Bricmont's clear and incisive arguments.

  • L'anarchisme, au moins tel que je le comprends, est une tendance de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à les appeler à se justifier, et dès qu'elles s'en montrent incapables, à travailler à les surmonter. Loin d'avoir " échoué ", il se porte très bien. Il est à la source de beaucoup de progrès - très réels - des siècles passés, y compris depuis les années 1960-1970. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, dans un passé récent, ne sont plus considérées aujourd'hui comme tolérables. C'est une réussite, pas un échec. N. C.

  • Au printemps 1996, une revue américaine fort respectée Social Text publiait un article au titre étrange : « Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique. » Son auteur, Alan Sokal, étayait ses divagations par des citations d'intellectuels célèbres, français et américains.
    Peu après, il révélait qu'il s'agissait d'une parodie. Son but était de s'attaquer, par la satire, à l'usage intempestif de terminologie scientifique et aux extrapolations abusives des sciences exactes aux sciences humaines. Plus généralement, il voulait dénoncer le relativisme postmoderne pour lequel l'objectivité est une simple convention sociale. Ce canular a déclenché un vif débat dans les milieux intellectuels, en France et à l'étranger.
    Dans ce livre, les auteurs ont rassemblé et commenté des textes illustrant les mystifications physico-mathématiques de Jacques Lacan, Julia Kristeva, Luce Irigaray, Bruno Latour, Jean Baudrillard, Gilles Deleuze, Félix Guattari et Paul Virilio, auteurs qui jouissent tous d'une grande notoriété aux États-Unis. Ils montrent que, derrière un jargon imposant et une érudition scientifique apparente, le roi est nu.
     

  • Une des caractéristiques du discours dominant, de la droite à la gauche, même en allant assez loin du côté des " extrêmes ", est que l'éthique politique est aujourd'hui entièrement dominée par ce qu'on pourrait appeler l'impératif d'ingérence et l'idéologie des droits de l'homme. Le droit d'ingérence (humanitaire) est non seulement très généralement admis, mais il est souvent devenu un " devoir d'ingérence ".
    Pour l'auteur cette idéologie semble être le principal obstacle à la construction d'un mouvement effectif d'opposition aux guerres impériales. Cette opposition existe évidemment, mais elle est faible et elle est surtout faible sur le plan idéologique, particulièrement parmi ceux qui sont supposés organiser ou diriger le mouvement : les partis de gauche ou d'extrême-gauche, les mouvements pacifistes etc.
    Comme on essayera de le montrer dans ce livre, tout rapport de domination est en fin de compte militaire et il a toujours besoin d'une idéologie pour se justifier. L'idéologie de notre temps, en tout cas en ce qui concerne la légitimation de la guerre, n'est plus le christianisme, ni la " mission civilisatrice " de la République, mais bien un certain discours sur les droits de l'homme et la démocratie, mêlés à une représentation particulière de la deuxième guerre mondiale. C'est à ce discours et à cette représentation qu'il faut s'attaquer si l'on veut construire une opposition radicale et sans complexe aux guerres actuelles et futures. Tel est l'objet de ce livre.


  • Dans leur ouvrage polémique contre la philosophie postmoderne française, Impostures intellectuelles, où ils dénonçaient l'usage métaphorique de notions scientifiques comme autant d'arguments d'autorité, Alan Sokal et Jean Bricmont avaient critiqué, entre beaucoup d'autres, Régis Debray pour son emploi du théorème de Gödel.
    Une discussion s'était engagée entre eux, que Jean Bricmont et Régis Debray poursuivent ici sous la forme d'un dialogue exigeant, passionné et passionnant, sur la Raison sous toutes ses formes et dans toutes ses ambiguïtés. Quel sens attribuer aujourd'hui aux Lumières, au positivisme, aux sciences humaines ? Comment penser les révolutions de la biologie ou des neurosciences ? Qu'en est-il de l'idéologie et du politique face au retour du religieux ? La notion de progrès est-elle toujours de mise ? Et peut-on établir une anthropologie fondamentale et universelle ? Dans ce nouveau livre, Régis Debray le philosophe et Jean Bricmont le physicien se rencontrent, se confrontent et s'affrontent à la confluence des deux cultures, la littéraire et la scientifique.
    Pour mieux donner l'exemple de la nécessité et de l'urgence du libre débat intellectuel, sans préjugés ni présuppositions.

  • Au mois de mai 2015, une recherche en ligne associait 137 publications et 4 770 citations au nom de Jean-Jacques Lambin. Le présent texte retrace les diverses étapes de cette carrière scientifique hors du commun et essaie de mettre en perspective les principales contributions de diverses recherches et réflexions en matière d'investissements publicitaires, de marketing stratégique et d'impacts économiques de la globalisation.

  • Alan Sokal et Jean Bricmont Impostures intellectuelles Au printemps 1996, une revue américaine fort respectée - Social Text - publiait un article au titre étrange : « Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique. » Son auteur, Alan Sokal, étayait ses divagations par des citations d'intellectuels célèbres, français et américains.
    Peu après, il révélait qu'il s'agissait d'une parodie. Son but était de s'attaquer, par la satire, à l'usage intempestif de la terminologie scientifique et aux extrapolations abusives des sciences exactes aux sciences humaines. Plus généralement, il voulait dénoncer le relativisme postmoderne pour lequel l'objectivité est une simple convention sociale. Ce canular a déclenché un vif débat dans les milieux intellectuels, en France et à l'étranger.
    /> Dans ce livre, Alan Sokal et Jean Bricmont ont rassemblé et commenté des textes illustrant les mystifications physico-mathématiques de Jacques Lacan, Julia Kristeva, Luce Irigaray, Bruno Latour, Jean Baudrillard, Gilles Deleuze, Félix Guattari et Paul Virilio, chercheurs qui jouissent tous d'une grande notoriété aux Etats-Unis. Les auteurs montrent que, derrière un jargon imposant et une érudition scientifique apparente, le roi est nu.
    Après les vives polémiques suscitées par la version initiale d'Impostures intellectuelles, cette nouvelle édition, revue et enrichie d'une préface inédite (1999), procure aux auteurs l'occasion d'une nécessaire mise au point. Ils y précisent leur opinion. Ils écartent les idées, voire les arrière-pensées, qui leur ont été à tort attribuées.

    Alan Sokal est professeur de physique à l'université de New York.
    Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l'université de Louvain.

empty