Marika Blondel-Mégrelis

  • "« Oh la la, c'est chimique ! » Qui ne s'est exclamé de la sorte en avalant un bonbon, malgré les risques pour sa santé et l'offense aux bonnes manières ? Les colorants, les arômes, les savons, les parfums sont naturels ou chimiques. On sait où va la préférence. Ne parlons pas du médicament, ou de l'agriculture qui, plus que naturelle, doit être biologique. Cet ouvrage vous invite à une promenade autour de cette opposition brûlante entre le naturel et le chimique. Mais surtout à réexaminer leur opposition tranchée. Elle ne conduit en fait qu'à des solutions partielles et illusoires. C'est à l'homme de définir le monde dans lequel il veut exister ; à l'homme de se donner les moyens pour frayer réellement une voie. Car il va falloir inventer !"

  • Cet ouvrage est considéré comme l'oeuvre fondatrice de l'agriculture moderne. Il s'agit de la première édition française, la plus proche de la première édition allemande de 1840 et la plus proche de l'Introduction au premier volume du Traité de chimie organique (1840) publié en français, qui en est à l'origine. Elle contient l'idée maîtresse, et qui le restera : c'est la nature inorganique qui fournit aux végétaux leurs premières sources d'alimentation.
    Si la chimie agricole est la manifestation d'un rejet de la chimie telle qu'elle se pratique en France et même en Allemagne, elle est en même temps un plaidoyer vigoureux pour l'étude et l'emploi des méthodes de la chimie, sans laquelle l'agriculture et la physiologie (et la médecine...) ne sauraient faire un quelconque progrès.

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