Nicolas Tellop

  • Cinéaste culte, Richard Fleischer est l'auteur de près de cinquante films (Les Vikings, 20 000 Lieues sous les mers, Soleil vert...) dont nombre de classiques. Il a longtemps souffert de la réputation de yes man, soit un réalisateur prêt à accepter tous les projets. S'il est vrai qu'il a dirigé quelques commandes, sa filmographie compte quantités de chefsd'oeuvre, adulés par des cinéastes de premier plan.
    Cet essai, richement illustré, retrace sa carrière cinématographique, démontre la cohérence de son oeuvre et révèle, enfin, la force de ce véritable artiste.

  • Lorsque le maître du manga, Osamu Tezuka, donne naissance au personnage d'Astro en 1952, il s'inspire du célèbre roman de Collodi, Les Aventures de Pinocchio. Mais le destin du petit Astro est bien différent du pantin de bois, la féérie semblant remplacée par la science-fiction. Rejeté par son géniteur (le Dr. Tenma, chef du Ministère de la Science), vendu à un cirque, il est sauvé par un vieux scientifique idéaliste qui l'élève comme une interface prônant l'harmonie entre les hommes et les machines, mais aussi comme un héros, défenseur des humains contre les robots devenus fous.
    Pris entre deux mondes, Astro ne peut trouver le sien.
    Simulacre d'humain, créature inachevée, orphelin ultime condamné au syndrome de Peter Pan, Astro ne serait-il pas le dernier des Garçons Perdus ?

  • Ce livre est consacré à Fable de Venise, le septième album de la série Corto Maltese, imaginé par Hugo Pratt en 1977. Pourquoi ce récit et pas un autre ? Pourquoi pas l'emblématique La Ballade de la Mer Salée ? À vrai dire, chaque histoire mériterait une étude approfondie, tant l'oeuvre de Pratt est riche et passionnante. Or, Fable de Venise en est comme le concentré.

    Le récit d'aventures y laisse encore plus de place qu'auparavant à la rêverie et à la poésie, s'immergeant dans une Venise onirique et ésotérique, habitée par les signes et traversée par les énigmes. Miroir tendu vers l'intimité de Pratt (qui y passa son enfance), La Sérénissime apparaît non seulement comme le lieu de l'illusion et des faux-semblants, mais fonctionne également comme un révélateur de notre Histoire collective. Pour la comprendre, il faut tenter de lire entre les cases.

  • Lorsque Charles M. Schulz crée Peanuts en 1950, Snoopy n'apparaît pas dans les premiers strips. Mais le petit beagle de Charlie Brown en devient rapidement la vedette, ne se contentant plus de sa fonction de fidèle compagnon, mais se plaisant à jouer - avec beaucoup d'ironie et de fantaisie - un tas de rôles très différents. Parmi ceux-là, l'as de l'aviation de la Première Guerre mondiale est peut-être l'incarnation la plus frappante : grâce à lui et à ses combats aériens imaginaires avec le Baron Rouge, Snoopy laisse entrevoir le visage d'une Amérique qui ne triomphe jamais d'elle-même - et qui ne se profile que pour mieux disparaître aussitôt.

  • On ne compte plus les scènes d'anthologie au cinéma qui sont des courses-poursuites. Depuis le muet, elles constituent le clou du spectacle dans un film, propre à déclencher des avalanches de rires et des frissons en cascade. Art des images en mouvement, le cinéma est destiné à retranscrire l'intensité des gestes et la trajectoire des corps. Inscrit dans le temps, travaillé par l'idée du rythme, il a vocation à saisir la vitesse, ses phases d'accélération et de décélération.
    Mais pas seulement. Les courses-poursuites fascinent parce qu'elles racontent quelque chose de plus. Ce livre tente d'en faire le récit. A l'écran, ce ne sont plus seulement les êtres ou les véhicules qui sont poussés au-delà de leurs capacités, mais aussi les images et ce qu'elles reflètent de notre condition. En ne cessant de dépasser les limites, les courses-poursuites nous plongent dans le grand bain révélateur de notre réalité.
    Elles nous dévoilent le monde en le traversant à toute allure. Et tracent ainsi un itinéraire possible du cinéma, de notre histoire et de nos existences.

  • Ce livre n'évoque que Franquin, ou presque, et pourtant ce n'est pas une monographie.

    Il ausculte les résonnances d'une année particulière, à savoir 1958 et la fameuse Exposition Universelle de Bruxelles, et pourtant ce n'est pas une étude historique.

    Il s'intéresse à un style adoré par des générations de lecteurs, un style plus ou moins attaché au Journal Spirou des années 1950, un style baptisé « Atome » par le facétieux Joost Swarte deux décennies plus tard. Et pourtant le titre en est Contre l'Atome.

    Malgré l'image qui en est donnée habituellement, le Style Atome n'a pas seulement pour intention de fixer l'utopie optimiste de l'après-guerre, mais d'en interroger les angles morts, les zones d'ombre et l'inquiétude qui sourd déjà de toutes parts.
    L'Atomium en est l'ambivalent totem : à la fois culte du progrès bienheureux et signe des angoissants excès de la science. Face à lui, les bandes dessinées du Style Atome, et en tout premier lieu celles de Franquin, élaborent un mode de résistance au réel - mais pas non plus un rejet, plutôt un moyen de se le réapproprier pour mieux vivre dans un monde qui outrepasse ses limites. Tel est le sujet de Contre l'Atome.

  • Figure majeure de l'art de l'affiche et de l'illustration contemporaine, Laurent Durieux est devenu en peu de temps une signature reconnue par de grands artistes et des cinéastes tels Francis Ford Coppola ou Steven Spielberg. Inspiré par les travaux d'Antonio Petruccelli et d'Ernst Hamlin Baker, par le rétrofuturisme et le 7e art, il trace depuis plus de dix ans une oeuvre unique et reconnaissable entre mille. Contenant une sélection choisie de son travail ses posters les plus célèbres comme certaines oeuvres non retenues et montrées ici pour la première fois, agrémenté de nombreux textes et d'un entretien inédit, cet ouvrage de collection offre à découvrir un univers pictural fantastique et hors du temps. Bienvenue dans le monde de Laurent Durieux.
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  • Réalisateur de longs métrages à la fois burlesques, macabres et touchants, Pierre Salvadori pourrait bien être l'héritier français de l'âge d'or des comédies américaines, celles d'Ernst Lubitsch et de Blake Edwards. De Cible émouvante, son premier film avec Jean Rochefort et Marie Trintignant, à Dans la cour avec Catherine Deneuve et Gustave Kervern, c'est toute une gallérie de personnages puissants et décalés qui s'expose dans ses films.
    Ses protagonistes, qu'ils vivent en marge de la société ou soient lestés par leurs traumatismes passés, cherchent sans cesse des voies pour s'en sortir, faisant de sa filmographie un guide de survie dans le monde moderne. Composé d'un essai et d'un entretien, c'est ce mélange de douceur et de violence qu'explore Pierre Salvadori, à la marge.
    En Liberté !, son prochain film qui sort en salle le 31 octobre 2018, a déjà fait sensation au Festival de Cannes, et devrait le confirmer comme l'un des réalisateurs français les plus passionnants du moment.

  • Hs les arts dessines n 2 - laurent durieux - l'art de l'affiche - les grands entretiens Nouv.

  • Edgard P. Jacobs Nouv.

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