Pierre Gilbert

  • Quelle est notre meilleure alliée pour combattre le changement climatique ? La technologie pure, encore et toujours, comme le fantasment les tenants de la géoingénierie ? Non : la nature elle-même, à condition qu'on le lui permette.
    Le géomimétisme - en référence au « biomimétisme », c'est-à-dire le fait de s'inspirer de l'action de la nature - désigne l'ensemble des pratiques dont nous disposons pour piéger le carbone atmosphérique dans les sols et les organismes vivants, dans le respect des cycles naturels et de la biodiversité. Car, pour combattre efficacement le réchauffement climatique, il ne suffit pas de réduire nos émissions de gaz à effet de serre - même si c'est essentiel -, il faut aussi capturer le trop-plein de CO2 dans l'atmosphère.
    L'exemple le plus évident de géomimétisme est celui de la reforestation, à même de rafraîchir le climat. Mais on peut également citer le développement de l'agroécologie, l'élargissement des zones humides, le renforcement du permafrost ou encore la constitution de puits de carbone océaniques. Cet ouvrage pionnier détaille de façon claire et rigoureusement chiffrée l'intérêt de ces méthodes pour l'humanité et propose, en conséquence, des pistes réalistes pour des politiques publiques à la hauteur de l'enjeu.

  • En presque trente ans d'expérience professionnelle, Pierre Guilbert a pu forger son approche de la communication dans tous les secteurs. Du non marchand au commercial, en passant par le culturel, la fonction publique et le politique, ses responsabilités l'ont amené à constater combien une "bonne communication", souvent beaucoup plus simple qu'on ne le croit, pouvait faciliter un bon développement, alors qu'une mauvaise communication, ou pire son absence, était bien souvent la cause du démarrage d'un cercle vicieux dommageable pour tous.

    Ce B.A.-Ba de la communication s'adresse à tout le monde. A toute personne qui entend séduire, informer ou convaincre l'autre.

    Pour entrer en relation avec cet autre, il faut se mettre à sa place, le comprendre, et saisir ses centres d'intérêt. C'est finalement nettement plus simple qu'on ne le croit.

    Il s'agit de maîtriser les cinq éléments qui vont construire la communication. Et se méfier du sixième élément, qui va la démolir. Il s'agit également de comprendre le cerveau de l'autre, oh pas d'une manière réellement biologique, mais plutôt métaphorique. Pour savoir comment éveiller son instinct, animer ses réflexes, rencontrer ses émotions. Lui "parler" et faire qu'il "écoute". Enfin, une perspective est proposée, pour cette époque captivante et troublante, passionnante et inquiétante, qu'est ce début de siècle. Siècle de la communication, qui voit l'avènement de l'Homo Connectus que nous devenons tous.

    L'idée n'est pas que le lecteur devienne un expert hors pair de la communication, de manière à conseiller un président de la République, à lancer sa chaîne de télé ou son journal, à concevoir une campagne de pub, à réaliser une émission radio ou à éditer un site Web. Il y a des spécialistes pour cela. Mais le lecteur pourra mieux parler avec ces spécialistes, s'il fait appel à eux. Il pourra mieux définir ses exigences d'éditeur s'il sous-traite une newsletter, un Intranet, une vidéo corporate, un événement. Il pourra également, au quotidien et sans en sous-traiter la responsabilité, mieux rédiger, parler, convaincre, vendre, motiver, demander, exiger, séduire, discourir. mieux communiquer.

  • Les armes de la transition ; l'intelligence collective au service de l'écologie Nouv.

    Face au changement climatique, l'immensité du défi a de quoi susciter la crainte et la paralysie. Ce livre se veut pourtant message d'espoir, en ce qu'il tente de montrer que l'intelligence collective, bien organisée, peut tracer concrètement la voie d'une sortie de crise. Réunissant aussi bien un climatologue, une juriste, un économiste ou un philosophe qu'un auteur de science-fi ction, un vidéaste ou un général d'armée, entre autres, il démontre que chacun, dans sa pratique et sa discipline, détient une partie de la solution. L'une des armes de la transition.

    Ce sont donc quatorze experts qui ont accepté, ici, de répondre à un même ensemble de questions. Quelle pierre leur discipline apporte-t-elle à la transition ? Quels concepts ou certitudes ont-ils déjà forgés ? Comment transformer leurs conclusions en politiques publiques ? Quels éléments de programme pourraient ils souffler à un candidat à la présidentielle ? Etc.

    En préambule et en pages de fin, deux jeunes activistes ajoutent aux réflexions de ces contributeurs leur voix de citoyennes engagées pour le climat. Ensemble, loin de la peur et de la résignation, ils et elles ouvrent des pistes pour un futur non seulement vivable, mais enviable.

  • Quand l'auteur de Chiens perdus sans collier, aux 4 000 000 d'exemplaires vendus, prend le chemin de Lourdes, il se veut un pèlerin comme un autre. Enfin, presque. Bernadette réveille en lui l'écrivain et lui inspire une célébration fulgurante des humbles. Cet album accompagné de photos des années 1970 ressuscite un certain parfum vintage de la France.

    " Là-bas, j'ai découvert cette alliance unique de douleur, de courage, de foi et d'espérance : on vient reprendre des forces et non pas guérir. J'ai vu, j'ai entendu des malades désirer que ce soit tel autre qui guérisse, et non pas eux-mêmes, parce que l'autre était plus malade. " G. C.

  • Anne-Christine perd le langage à l'âge de trois ans et devient étrange, considérée atteinte de schizophrénie, puis d'autisme, un entrelacement de phénomènes angoissants toujours renaissants de jour et de nuit. Anne-Christine a 42 ans lorsqu'elle rencontre la communication facilitée, méthode désormais largement utilisée. Si l'autisme n'est pas pour autant vaincu, les comportements aberrants sont peu à peu explicités.

  • Un chemin de langage dans le lacis de l'autisme paru en décembre 2007, retrace l'histoire d'Anne-Christine, reconnue autiste et privée de langage depuis l'âge de trois ans. Elle a déjà 42 ans lorsqu'elle accède à la communication facilitée. Se révèle en un éclair une personne inconnue de ses proches comme d'elle-même, elle s'affirme consciente d'un étrange mal et de tous les efforts inlassablement engagés pour l'en délivrer, demandant alors à son père : "Ecris un livre sur moi, j'existe".

  • Ces premiers Cahiers de la Qualité de l'Université de Technologie de Compiègne (UTC)offrent au lecteur un accès rapide et opérationnel aux travaux réalisés sur de nouveaux concepts, méthodes et outils associés aux démarches qualité dans les organisations. Les thèmes abordés sont étroitement associés à toute démarche d'amélioration de la performance :
    Respecter un référentiel qualité Développer une culture d'auto-évaluation Maîtriser les risques Conduire une démarche aussi "naturelle" que possible Les idées et outils qualité présentés dans ces Cahiers visent à développer les aptitudes à l'autonomie des organisations de service, source potentielle de l'intelligence compétitive qui associée à l'innovation continue dans les pratiques professionnelles peut conduire simultanément à la performance économique et au développement respectueux de l'Humain.
    Chaque chapitre est accompagné de bonus téléchargeables gratuitement sur la page du livre du site des éditions Lexitis : wwwLexitisEditions.fr

  • Le numéro d'été de Continuité explore les confluents du patrimoine et de la littérature comme on établit un itinéraire à travers l'espace et le temps. Il invite le lecteur non seulement à lire ou à relire nos classiques, mais aussi à s'aventurer dans des lieux qui nous rappellent les oeuvres ou leurs auteurs : des bâtiments de la Vieille Capitale, des paysages de la Gaspésie, des centres d'archives, des rues de Trois-Rivières, des musées, des maisons d'écrivain, une papeterie artisanale, le Sentier poétique de Saint-Venant-de-Paquette et bien d'autres endroits. Découvrir cette mémoire des mots, n'est-ce pas un séduisant programme estival? (Extrait du billet d'introduction par Josiane Ouellet, rédactrice en chef.)

  • Dirigé par Michelle Chanonat, le dossier de ce numéro propose de rêver d'un théâtre libre, riche et intelligent. Catherine Vidal, André Brassard, Lorraine Pintal, Pierre Robitaille, Normand Baillargeon et Martin Faucher font partie des créateurs qui ont accepté de mettre en mots leur rêve d'un théâtre libéré de toutes contraintes. Hors dossier, on trouve un coup de gueule signé par l'auteure Annick Lefebvre, une carte blanche à Olivier Morin, un artiste aux multiples talents, et une entrevue avec le grand metteur en scène italien Romeo Castellucci.

  • Pas de chance en français, contrairement à l'anglais qui a deux termes, story et history, notre langue n'a qu'une histoire à sa disposition. Le mot « histoire » y désigne à la fois le passé de l'humanité et la connaissance de ce passé mais aussi le récit d'une aventure, une affaire, la narration d'événements, fictifs ou non. Comme il serait simple de pouvoir opposer le public au privé, l'érudition à l'imagination, la vérité à la fiction, l'histoire à la littérature. C'est impossible, bien entendu. La littérature revendique un droit sur la vérité du passé, collective et personnelle. L'histoire a, elle aussi, pour sujet des aventures individuelles - celles des « grands hommes » de la nation, dont le destin a provoqué l'événement « historique » et façonné le devenir des peuples, mais aussi celles des anonymes, vies du passé que les grandes crises, ou seulement la marche du temps, ont presque effacées. De Michelet et Quinet jusqu'à Carlo Ginzburg ou Ivan Jablonka, l'historien ne cherche pas seulement des continuités en construisant le récit des événements, il désire parfois aussi ressusciter les morts. L'écrivain a sensiblement la même ambition, mais lui veut également inventer des vivants. Un roman peut être un ouvrage d'érudition, l'histoire, par nécessité ou par défaut, produit des fictions. Quant au terme de « littérature », il ne renvoie pas seulement aux écrivains, il désigne aussi une discipline universitaire, avec ses processus de validation et ses controverses, son rapport à l'institution, des méthodes propres, dont l'objet est l'étude de l'oeuvre littéraire, dans ses formes, son histoire, ses mutations, ses corpus. Littérature et histoire : rien de simple dans cette simple coordination.

  • Vincenzo a toujours eu de la chance. Né dans le Mezzogiorno au début du XXe siècle, il survit à un tremblement de terre quelques jours à peine après sa naissance. À l'âge adulte, il s'engage dans l'armée, attiré par la solde. Il risque sa vie en Éthiopie, alors colonie italienne, puis à Shanghai en pleine invasion japonaise. Mobilisé sur le front de l'Est en 1942, il vit la débâcle dans un froid polaire au milieu des cadavres de ses camarades. Prisonnier des Russes, il parvint à s'enfuir et à rentrer en Italie, indemne, en ayant frôlé la mort de près.Au sortir de la guerre, il émigre en France avec sa famille pour travailler pendant vingt-deux ans dans des conditions inhumaines. Mais il vit enfin heureux entouré des siens, au chaud, en paix et le ventre plein.Lucky Vincenzo raconte cette vie incroyable et authentique, celle d'un homme simple, héros malgré lui et témoin actif des événements majeurs de l'histoire du XXe siècle. Le secret de son bonheur : l'espoir d'une vie meilleure qui ne l'a jamais quitté pendant les quarante premières années de sa vie tourmentée.

  • Les services de proximité sont souvent considérés comme un domaine dans lequel il serait possible d'associer une politique sociale redistributive et une politique d'emploi.
    Politique sociale, car il s'agit d'aider les ménages à bénéficier de services que leurs ressources ne leur permettraient pas d'acquérir. Politique d'emploi, car ces services représentent un gisement d'emplois potentiels du fait d'un fort contenu en emploi et d'une demande potentielle élevée résultant de besoins en grande partie insatisfaits.
    Les deux rapports, établis respectivement par Gilbert Cette, Pierre Héritier, Dominique Taddei et Michel Théry pour le premier, Michèle Debonneuil et Reza Lahidji pour le second, analysent tout d'abord les politiques publiques d'intervention dans ce secteur.
    Ils concluent qu'un redéploiement des aides publiques, visant à solvabiliser la demande des ménages, associé à une professionnalisation de l'offre, à une certification de la qualité des services rendus et à une simplification réglementaire, pourrait permettre la création de nombreux emplois tout en satisfaisant mieux la demande et les besoins des ménages. Les rapports sont commentés par Philippe Herzog et Claude Seibel.

  • Né à Toulouse en 1794, Camille Bonnard passe son enfance au sein de la grande bourgeoisie bordelaise, où il côtoie le jeune Eugène Delacroix.
    Adulte, il part se former aux arts et à la peinture à Rome et à Florence où il fréquente le gotha artistique européen. Il y crée un ouvrage novateur, les Costumes ecclésiastiques, civils et militaires des XIIIe, XIVe et XVe siècles qui le fera passer à la postérité, en inspirant le courant pictural préraphaélite anglais.
    Auteur protéiforme de livres, de gravures, de lithographies, peintre de tableaux, ami d'Ingres, de Michallon, de Delécluze, Camille Bonnard quitte mystérieusement l'Italie vers 1828 pour Paris, puis pour rejoindre un poste de Contrôleur des contributions directes à Aire sur l'Adour (Landes).
    /> Désormais éloigné de l'émulation artistique italienne, il consacre une partie de son temps à étudier les monuments, l'histoire, les moeurs et les coutumes du Sud-Ouest, qu'il publie dans un livre La Novempopulanie (1833 et 1834) et dans un journal Le Pélerin (1838). La présentation de ces travaux régionalistes constitue le corpus de cet ouvrage.
    Sa carrière de fonctionnaire l'emmène ensuite dans les Deux-Sèvres, l'Aisne, les Vosges, et la Côte-d'Or où il continue à générer, études, textes et dessins. Il décède à Pellerey (Côte-d'Or) en 1870.
    Après avoir retracé la biographie de Camille Bonnard et permis de le situer dans le temps, les auteurs proposent une sélection de textes extraits du journal Le Pélerin pour accompagner les gravures landaises et pyrénéennes. Les descriptions et les illustrations des coutumes, des costumes et des lieux, nous renseignent sur un monde rural révolu et sur la culture, la curiosité et l'imagination d'un artiste mal connu.

  • Mc Cormick est le nom d'une famille de fermiers américains des environs de Chicago. Si leur ferme est prospère, les membres du clan sont ingénieux et inventent des machines agricoles innovantes et performantes. Entrepreneurs avisés, leurs machines vont révolutionner les exploitations à travers le monde.
    Cette marque a traversé le temps des années 30 à aujourd'hui : cela méritait bien que nos auteurs passionnés racontent son histoire à travers les prospectus qui ont formé des générations de paysans à l'utilisation de machines à la pointe des technologies de chaque époque !

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