Richard Klein

  • La parution de cet ouvrage frappe les trois coups de la prochaine ouverture de la Villa Cavrois conçue par Robert Mallet-Stevens (1886-1945) pour l'industriel roubaisien Paul Cavrois.
    Formé à l'École spéciale d'architecture de Paris, Robert Mallet-Stevens s'intéresse très tôt à la collaboration entre les différentes formes d'art. Il s'oriente pendant les vingt premières années de sa carrière vers la création de meubles et de décors de cinéma, qu'il considérait comme un art à part entière. Il fut par ailleurs l'un des fondateurs en 1929, et le premier président, de l'Union des Artistes modernes (UAM), réunissant des artistes décorateurs et architectes avant-gardistes. Il fut également dans les années 1930 directeur de l'École des Beaux-Arts de Lille. Ce n'est que sur le tard qu'il devint architecte, presque exclusivement pour des clients privés. Il n'en est pas moins considéré aujourd'hui comme l'une des figures majeures de l'architecture française de l'entre-deux-guerres, en tant que l'un des principaux représentants du Mouvement moderne.
    L'auteur retrace ici les points forts de la carrière de ce grand nom du Modernisme et revient notamment sur la construction de la Villa Cavrois à Croix, classée aux Monuments historiques depuis 1990.

  • Ce catalogue fait écho à l'exposition Mallet-Stevens et ses photographes qui se tiendra à la Villa Cavrois du 29 mai au 2 septembre. Le portfolio comprendra les 50 photos sélectionnées pour l'exposition (à partir de la collection de Jean-Louis Cohen qui en comprend env. 225). L'exposition bénéficie du label « Année européenne du patrimoine culturel 2018 ».

    Cette exposition a pour but de montrer toutes les qualités, la diversité et l'amplitude chronologique de la collection Jean-Louis Cohen, fonds photographique issu de l'agence de Robert Mallet-Stevens.
    Ce fonds révèle toute la gamme des représentations de l'architecture de la photographie documentaire à la photographie artistique en passant par les nombreuses missions prosaïques qu'ont dû remplir ces clichés : photographies de presse destinées aux publications, images de chantier ...
    En outre, le fonds comprend des images particulièrement rares. Peu montrées, peu publiées elles relèvent par exemple des débuts de la carrière de Mallet-Stevens qui n'est connue qu'au travers de rares documents. L'absence d'archives constituées de son agence explique la préciosité de ces images.
    Elles représentent des architectures qui ont parfois disparu et dont elles sont les seules traces. Quelques-unes d'entre elles ne sont d'ailleurs pas localisées.

  • Achevée en juin 1932, la villa Cavrois constitue un véritable choc esthétique, dont les effets sont toujours perceptibles. L'architecte Robert Mallet-Stevens accomplit là sa création la plus aboutie, grâce à la grande liberté que lui laissa son commanditaire, Paul Cavrois.
    Le concept de la villa est en soi passionnant car il s'agit d'une oeuvre de transition entre l'architecture résidentielle traditionnelle et l'architecture moderne. C'est un véritable programme de « château moderne ». Ses proportions sont imposantes - près de 60 m de long, 3 000 m² de surface - organisées selon les principes d'axialité et de symétrie des châteaux du XVIIe siècle. Si le concept de la villa reste traditionnel, tout est néanmoins conçu pour offrir le plus grand confort moderne.
    Après une longue période d'abandon et de vandalisme (1988-2001), la villa Cavrois a été acquise par l'État en 2001. La commission nationale des monuments historiques a souhaité retrouver la distribution et les volumes intérieurs d'origine, modifiés par les cloisonnements et entresolements créés à la fin des années 1940.
    La villa présente, par ses matériaux, son aspect, son confort intérieur et son vocabulaire décoratif, un parti pris résolument moderne. Elle demeure toutefois, pour ce qui concerne son organisation spatiale et son programme, la transcription du modèle de la « demeure de campagne », hérité du XVIIe siècle et très abondamment reproduit aux XVIIIe et XIXe siècles.

    Cet album raconte l'histoire tourmentée de la villa et présente, dans un portfolio d'une cinquantaine d'images, ses transformations et vicissitudes, depuis son inauguration jusqu'à sa réouverture en 2015.

    1 autre édition :

  • Richard Klein (directeur de publication), Riccardo Forte (rédacteur en chef), Milena Crespo (secrétaire de rédaction), Léo Noyer-Duplaix et Marjorie Occelli (coordination éditoriale), Elisabeth Gutton (maquettiste).Le lecteur, spectateur contemporain du retour en force de la tour urbaine, trouvera certainement une matière critique de choix dans les études de cas développées dans ce nouveau Bulletin spécial de docomomo France La genèse, l'influence des modèles, les singularités, la réception et le devenir, plus simplement l'histoire de ces objets qui ponctuent le territoire comme autant de clochers de village et concentrent les espoirs comme les incertitudes de la modernité. Les histoires des tours connues et moins connues relatées dans ce Buletin éclairent les relations entre le contexte, les circonstances locales, les situations matérielles et culturelles des immeubles de grande hauteur. la tour come instrument à la fois économique et symbolique du développement urbain devient rapidement la cible d'une forme de violence critique. La faiblesse des argumentaires dévoile alors le caractère idéologique des débats et explique vraisemblablement, plus que les autres raisons avancées, les destructions et les customisations de toutes sortes dont les ingrédients les plus courants sont la végétalisation et l'éclairage artificiel. Si l'intégrité du beffroi habité de la tour Perret d'Amiens n'a pu être préservée, de belles découvertes sont encore possibles entre la précision et la rigueur de l'Européen de Thionville, la singularité plastique de celle de La Duchère ou encore le purisme retenu de la tour Viollet à Angers. D'autres aspects ouvrent le champ de la réflexion : les tours d'une région, celles d'une ville, la figure du programme d'une administration coisissant l'archétype de la tour et de son socle comme représentation de sa dimension sociale, la figure de l'architecte de la grande hauteur, celle de l'architecte de la série, des manipulations typologiques et des inventions morphologiques.

  • Histoire tourmentée de la villa Cavrois, de sa construction en 1932 jusqu'à ce qu'elle devienne une propriété de l'Etat, en passant par une période de vandalisme et d'abandon.

  • Louis Quételart (1888-1950) installe son agence au Touquet en 1912 et y réside jusqu'à son décès en 1950. Il tire de son enracinement géographique et de son goût de la modernité les moyens de construire le style touquettois moderne qui contribue à forger l'identité du Touquet, villégiature prisée de l'entre-deux guerres. Ce style personnel est annoncé dès 1925 avec la conception de son habitation personnelle et se développe particulièrement dans la conception de villas pour une clientèle variée jusque la fin des années 1930. L'architecte transpose les qualités de ses espaces domestiques à d'autres programmes : pavillons pour les expositions internationales de 1937 à Paris et de 1939 à Roubaix, quelques hôtels, l'aéroport, le phare et le plongeoir de la piscine du Touquet qui devient le symbole du renouveau de la station après la seconde guerre mondiale.

  • Richard Klein est architecte et historien. Enseignant chercheur à l'École d'architecture de Lille, auteur de nombreux articles sur l'architecture et le patrimoine du XXe siècle. Il a publié, aux éditions Picard : Les années ZUP, architectures de la croissance 1960-1973 (avec Gérard Monnier) (2002), Robert Mallet-Stevens, la villa Cavrois (2006).

  • L'étude de l'histoire de la villa Cavrois, (Robert Mallet-Stevens architecte) s'étend de 1925 à 2001. Le contexte local de la commande, l'histoire détaillée de la conception et de l'édification, l'analyse de l'édifice et de sa situation dans le contexte des années trente mettent en évidence la dimension manifeste de la réalisation ainsi que la stratégie professionnelle de Robert Mallet-Stevens dans le Nord de la France. L'usage de l'édifice est étudié dans une durée (1939-1985) qui comprend son occupation militaire, ses transformations, la réception familiale et l'historiographie. Le processus de patrimonialisation ; (1986-2001) comprend, de manière simultanée, la reconnaissance historique, un changement de propriétaire, la dispersion du mobilier, la dégradation matérielle et les premières protections administratives. Les aléas politico-administratifs du dossier ainsi que l'étude du caractère patrimonial de sa réception terminent le récit qui s'achève avec l'achat de l'édifice par l'État. Le récit ne néglige ni le maître de l'ouvrage ni les usagers en impliquant tous les faits et les acteurs proches et lointains de l'oeuvre proposant ainsi des perspectives méthodologiques sur l'histoire de l'architecture.

  • Emmanuel Laurentin, animateur de l'émission La fabrique de l'histoire sur France Culture, a publié chez Bayard en 2010 un modeste ouvrage intitulé À quoi sert l'histoire aujourd'hui  ? Il a posé la question en apparence simple à des historiens qu'il a choisis parmi ses invités. Les textes rassemblés tiennent leurs promesses, sauf peut-être sur un point  : la quasi-absence de contributions relevant de l'histoire de l'art ou de l'histoire de l'architecture. Deux ou trois au plus pourrait être classées dans ce genre. Si cette absence est liée aux thèmes de l'émission produite par l'animateur, dans laquelle l'art et l'architecture sont relativement peu représentés, elle ne peut manquer de nous interroger, mais également de faire naître quelques frustrations.
    À quoi sert donc l'histoire de l'architecture aujourd'hui  ?

  • Avec la naissance du ministère des Affaires culturelles en 1959, les Maisons de la culture deviennent le programme phare de la politique de décentralisation culturelle menée en France sous les auspices d'André Malraux. Hauts lieux de la scène théâtrale, ces Maisons ont été des instruments de diffusion des arts plastiques, de la musique ou du cinéma et dans certains cas de la culture architecturale. Les plus grands architectes ont été sollicités : Oscar Niemeyer, André Wogenscky ou encore Le Corbusier. Mais, entre la maison de la Culture de Bourges, qui prend place dans un édifice de la fin des années trente et la maison de la Culture de Chambéry qui est significative d'une des tendances des années quatre-vingt, s'étale un corpus et une durée qui montrent surtout une variété de procédures, de style et de situations. Les différentes versions de l'architecture des Maisons de la culture, entre la rigidité monumentale et la flexibilité programmatique, expriment bien la filiation de ces édifices avec les maisons du peuple mais aussi les contradictions et ambiguïtés d'un projet culturel centralisé confronté aux particularismes locaux.

    Sous la direction de Richard Klein.
    Essais de Carine Bonnot, Richard Klein, Carine Lelièvre, Hubert Lempereur, Noémie Lesquins, Gilles Ragot, Raphaëlle Saint-Pierre, Simon Texier.

  • Das Handbuch präsentiert den Diskussionsstand zu Werk und Wirkung Theodor W. Adornos und bietet inhaltliche wie methodische Werkzeuge für die Auseinandersetzung mit dieser für die deutschsprachigen Geistes- und Sozialwissenschaften des 20. Jahrhunderts prägenden Gestalt. Dokumentation und Bestandsaufnahme einerseits, Kritik und Neudeutung andererseits sind die Ziele eines Unternehmens, in dem es nicht um die Verbreitung einer kodifizierten Lehre geht, sondern um die Darstellung und Analyse der Problemstellungen und Denkmglichkeiten, für die Adorno exemplarisch steht. Zentrales Anliegen des Handbuchs ist der spezifisch interdisziplinäre Charakter des Adornoschen Philosophierens. Dessen Potential erschpft sich nicht in fachgebundener Forschung, sondern wird in der kritischen Verschränkung von Kunst, Musik, Philosophie und den Fachwissenschaften virulent. Für schulbedingte Verengungen ist kein Platz. Die über 40 Beiträger lassen vielmehr die verschiedenen Zugangsweisen und Temperamente in der Auseinandersetzung mit Adornos Werk deutlich werden.Für die 2. Auflage wurde das Handbuch grundlegend durchgesehen, aktualisiert und um 17 Einträge erweitert. 

  • Le présent ouvrage montre la diversité qui caractérise Montréal, diversité qui à travers les années s'est transposée dans la morphologie même des quartiers. Des formes spécifiques de leadership et de gouvernance y chapeautent aujourd'hui des agencements générés par l'attachement au lieu.
    L'existence des quartiers et leur affichage public montrent les marques d'une ville hétérogène qui prend la forme d'une collection urbaine bigarrée, sans être pour autant chaotique. Cette spécificité identitaire des quartiers constitue une des richesses de Montréal que ce livre cherche à décrire et à analyser.

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