Vincent Pomarède

  • De A à Z, tous les mots qui permettent de comprendre l'art de ce grand peintre du XIXe siècle à travers sa vie, son temps et ses peintures.

  • Les trois oeuvres qui ont fait la notoriété du musée du Louvre, au point de devenir les emblèmes de ce musée et, même, les ambassadrices du concept d'art en général, sont toutes les trois des figures féminines, trois " icônes ", qui résument à elles seules les canons plastiques et les principes esthétiques de plusieurs civilisations successives. En effet, la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo et La Joconde, puisqu'il s'agit d'elles bien sûr, incarnent le musée du Louvre autant qu'elles illustrent parfaitement trois conceptions distinctes et complémentaires de l'image de la femme et de sa représentation artistique.Les collections du musée du Louvre, programmées depuis leur origine pour constituer une synthèse idéale des créations humaines, un répertoire iconographique et plastique complet des thèmes artistiques, représentent aujourd'hui le lieu idéal pour étudier les innombrables variantes qu'a pu engendrer l'image de la femme dans l'histoire de l'art. Un livre devait donc être entièrement consacré à cette image dans les collections du Louvre. Tel est l'objectif du présent ouvrage.

  • Viva Roma !

    Vincent Pomarède

    Pendant des siècles, le séjour à Rome a représenté une rencontre d'exception avec une civilisation, son histoire et son rayonnement. Il est alors indispensable de s'y rendre pour se construire intellectuellement et moralement. Rome est une ville singulière qui a ému les artistes - et ils ont été nombreux - qui y ont séjourné. Lieu majeur de culture, de découverte et de création, Rome a séduit comme elle séduit encore le visiteur aujourd'hui.
    Après un long périple, les artistes étrangers découvrent la ville qu'ils ont longtemps rêvée. Ils se forgent à Rome "le goût et la manière" en s'inspirant de l'antique et d'artistes italiens dont ils copient les oeuvres. Ils développent leurs réseaux d'amitié, se côtoient, fréquentent les mêmes auberges, partagent souvent les mêmes enseignements, peignent les mêmes lieux et les mêmes modèles. C'est à cette culture commune que s'intéresse "Viva Roma !".

  • En 1864, Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875) expose au Salon un paysage recomposé d'après des études et esquisses réalisées quelques années auparavant dans le parc de Mortefontaine.
    Un sous-bois au bord de l'étang, la présence évidente de l'eau et du ciel, une pénombre calculée de matinée fraîche et de soirée brumeuse constituent les éléments de ces paysages dont Corot, par sa sensibilité et son sens (le la mise en espace, a su tirer des chefs-d'oeuvre. Le sujet du tableau, celui de la cueillette, est un thème récurrent dans l'oeuvre de Corot, et, par sa simplicité même, permet au peintre de se concentrer sur des recherches plastiques et esthétiques pures, d'exprimer une sensibilité, d'entraîner le spectateur dans un monde de poésie, de rêverie nostalgique, dans un univers quasi musical.
    Corot demeure - sans rival possible en dehors, peut-être, des impressionnistes - le paysagiste du XIXe siècle dont l'oeuvre a connu le plus grand rayonnement dans le monde. Admiré de son vivant par les collectionneurs français ou anglais, qui appréciaient la poésie et le sens de l'harmonie de ses paysages savamment construits, il a conquis, à la fin du XIXe siècle, le public américain, puis japonais.
    Les artistes des années 1860 à 1880 ont, quant à eux, retenu sa sensibilité et sa technique visionnaires, qui devaient marquer définitivement l'art du paysage. Etudier Souvenir de Mortefontaine et explorer la genèse de ce tableau éclaire non seulement l'oeuvre entier de Corot, mais aussi, plus généralement, le rôle de la représentation de la nature dans l'évolution de la peinture du XIXe siècle et dans les innovations du XXe.

  • Le vieux bonhomme en blouse qui préparait sur un coin de pelouse son chevalet et ses pinceaux : ainsi s'est forgée la légende de Corot, pratiquant jusqu'à la fin de sa vie l'étude en plein air. C'est vrai, il l'a dit lui-même à ses débuts, Corot n'a qu'un but, c'est de faire des paysages. Mais, passé le travail d'après nature, en Italie, à Fontainebleau, à Ville-d'Avray, en Normandie, vient l'étape du ressouvenir, dans l'atelier. Et c'est là que Corot, donnant une large place à la figure humaine, devient le grand peintre de paysages historiques du XIXe siècle. Là encore, par la recomposition imaginaire de la nature, il crée un univers poétique dont le Souvenir de Mortefontaine est l'image emblématique.
    Vincent Pomarède et Gérard de Wallens se font ici mémorialistes de Corot.

  • Fruit de plusieurs années de travail, ce véritable musée de papier présente l'intégralité des 3 000 tableaux accrochés au Louvre, enrichis d'un DVD qui permet de plonger au coeur des oeuvres.

  • " A propos de cette prétendue gaucherie de M.
    Corot, il nous semble qu'il y a ici un petit préjugé à relever. (...) Braves gens qui ignorent (...) qu'en général ce qui est bien fait n'est pas fini et qu'une chose très finie peut n'être pas faite du tout. " Ainsi Charles Baudelaire défendait-il la modernité du peintre contre des critiques à propos du Salon de 1845. A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Jean-Baptiste Camille Corot, un colloque international a eu lieu à l'auditorium du musée du Louvre ainsi qu'à l'Académie de France à Rome.
    Ces actes en restituent la teneur et proposent à la fois une vue plus nuancée sur le " modernisme " de Corot et reconsidèrent ses racines dans la tradition néoclassique. Corot, que l'on voulait peintre de plein air, ne travaillait-il pas davantage en atelier en s'éloignant des sujets ébauchés sur le motif ? Quelle fut sa formation et que peut-on dire de son goût ? Quel est le profil de ses collectionneurs contemporains ? Font-ils partie d'un public " moderniste " ou " traditionaliste " ? Comment se définit son cercle d'amis ? Quels furent ses rapports avec le milieu des paysagistes en Italie ? Enfin, de telles questions permettent-elles de reformuler les problèmes d'attribution et de datation ?

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