Asymetrie

  • Dissidences algériennes : une anthologie de l'indépendance au hirak Nouv.

    Le surgissement populaire de 2019 en Algérie a braqué les projecteurs sur une société en pleine effervescence, avide de justice et de liberté. Pourtant, le Hirak ne constitue qu'une séquence, certes inédite, de l'histoire des luttes sociales et politiques qui ont jalonné la trajectoire de ce pays depuis sa sortie de la nuit coloniale. Cette anthologie se propose de mettre en lumière grèves, émeutes, révoltes et débats animés par des individus ou groupes se réclamant du socialisme et opposés au régime militaro-policier. Autonomie de la classe ouvrière, reconnaissance de la culture berbère, séparation de l'État de la religion, égalité entre hommes-femmes ou bilan du combat anticolonialiste, les analyses et prises de position émanant de ces dissidences algériennes conservent une audace rarement égalée à ce jour.

  • De Oaxaca à Tel Aviv et Manhattan, de Téhéran à Paris, en Tunisie, en Égypte et plus récemment en Algérie, la classe moyenne salariée développe depuis quelques années des luttes massives, parfois violentes, contre l'État capitaliste. Alliée au prolétariat ou seule, elle fait la grève, manifeste, dresse des barricades, occupe des places pour défendre sa position et ses privilèges dans la société.

    L'existence de cette classe, que Marx n'avait pas vraiment prévue, implique de préciser notre vision des rapports sociaux : il faut passer du face à face prolétariat/capital à un ménage à trois classes qui s'affrontent dans un ballet plus compliqué, où l'interclassisme est une figure récurrente.

  • Après la publication de son essai Le désir libertaire : le surréalisme arabe à Paris 1973-1975, Abdul Kader El Janabi revient dans une nouvelle anthologie où le poème n'est pas que mots, mais nuances ; nuances infinies produites par son ombre, pour ouvrir un horizon neuf entre le poète et le lecteur ; la prose et la poésie. Le sens comme l'eau n'a pas de forme, sauf lorsqu'une pierre de hasard le trouble !

    L'ivresse géométrique des sorciers est un recueil de Proses/Poésies aussi lyrique dans ses ramifications intellectuelles que dans sa quête langagière.

  • Le terme Subaltern Studies ne désigne pas une école, mais une série de douze volumes collectifs, parus entre 1982 et 2005, dont l'orientation historiographique vise à rétablir le peuple comme sujet de sa propre histoire. Le titre programmatique donné à la série reprend la terminologie forgée par Gramsci dans ses Cahiers de prison et se nourrit des travaux d'E. P. Thompson ou encore de Rodney Hilton et des tentatives d' « histoires par le bas » permettant de contrecarrer la domination de la vision des élites sur l'histoire sociale, en postulant l'existence d'un domaine autonome de la politique du peuple. Nous présentons ici cinq articles emblématiques de la série, introduits par Vanessa Caru.

  • La théorie dite « post-coloniale » est de plus en plus influente dans les débats académiques mais aussi politiques et sociaux. Pourtant jamais ses présupposés ne sont interrogés. En s'appuyant principalement sur les oeuvres des théoriciens des « Subaltern Studies », Vivek Chibber s'attaque de façon radicale aux arguments fondateurs de cette théorie ainsi qu'à ses dérives essentialistes et ce au nom de la tradition critique issue des lumières et d'un marxisme que d'aucuns voudraient caricaturer en le renvoyant à une orthodoxie fantasmée. Objet de très nombreux débats dans le monde anglo-saxon, cet ouvrage est publié avec une nouvelle préface de l'auteur.

  • Au début des années 1970, des exilés de plusieurs pays arabes (Irak, Syrie, Liban, Algérie, etc.), précairement installés à Paris, fondent Le Désir Libertaire "afin de mettre sans réserve le pied du surréalisme dans le plat de tous les intégrismes religieux, sociaux ou esthétiques ; la revue était surréaliste dans sa défense de la poésie, et dans la persistance du blasphème, et ne confondit jamais l'action poétique et l'action politique" (A.K.Janabi ).

    Foisonnant et provocateur, Le Désir Libertaire présente des traductions en arabe de grands poètes francophones, d'auteurs surréalistes et situationnistes, des tracts et proclamations sur la situation au Moyen Orient et les poèmes et diverses expérimentations stylistiques des membres du collectif. Nous publions ici une anthologie, richement illustrée et commentée, de cette revue, digne héritière subversive et internationaliste de George Henein et du groupe surréaliste égyptien, Art et Liberté.

    On y trouve notamment des textes de Abdul Kader Al Janabi, Farid lariby et Ghazi Younes.

    Édition illustrée.

  • Dans la dernière décennie de sa vie, Marx entame un vaste travail de recherche sur les sociétés pré-capitalistes, à travers notamment la lecture des grands anthropologues et historiens de son siècle tel Lewis Morgan. Le dernier Marx présente, pour la première fois en français, des traductions d'extraits des notes prises lors de ces recherches, ainsi que des textes les plus importants écrits à ce sujet par différents auteurs. On y découvre un Marx prêt à remettre en cause certains présupposés déterministes de sa pensée.

    Comme au siècle dernier on a redécouvert le jeune Marx, il faut redécouvrir le "dernier Marx", meilleur remède à toutes les orthodoxies qu'on a construit en son nom mais contre lui.

  • Alors qu'un renouveau de la critique du travail s'impose, c'est non sans ironie, que nous republions dans la collection Réverbération, ce texte vieux de trente ans qui n'a pas pris une ride. Car, en effet, aujourd'hui encore : « C'est l'activité humaine qui est essentielle, emprisonnée dans le travail, elle en détermine l'évolution et les crises. Parce que cette activité est le centre de la vie sociale, la dualité antagonique travail-activité est décisive pour une révolution future. » Le texte est suivi d'une postface de Gilles Dauvé.

  • « Le but ultime de la libération des femmes est de libérer le monde à la fois de la loi des hommes et de celle des femmes ».
    Nous publions ici la traduction depuis le chinois des principaux articles de la féministe anarchiste chinoise du début du XXe siècle, He Zhen.
    Ses textes qui préfigurent de façon saisissante plusieurs thèses, dont la critique de la notion de genre des mouvements féministes des années 1970, restent pleinement d'actualité notamment face au néo-confucianisme proné par la dictature chinoise comme le souligne la préface de féministes en lutte qui accompagne cette publication.

  • L'étude menée par Damien Hélie (1939-1967) entre 1963 et 1966 est la seule recherche de terrain sur les débuts de l'autogestion industrielle en Algérie. Il y examine un processus dont il n'a pas vu l'aboutissement: l'absorption finale du secteur autogéré dans le "secteur socialiste" d'État. Il y met en lumière des obstacles liés au fait colonial - l'absence de cadres techniques moyens et supérieurs dans l'Algérie indépendante - mais également des facteurs liés à l'extrême pauvreté du peuple, entrainant l'embauche "sociale" de travailleurs sous-employés. Il montre l'absence de politisation des ouvriers et des nouveaux cadres et d'une volonté d'empêcher cette politisation: en sera favorisée l'émergence d'une nouvelle classe dirigeante.

    Illustré par Harsh Kapoor, co-édition L'Asymétrie / Pécos et Robin Publications.

  • La frontière comme méthode ou la multiplication du travail prend comme point de départ ce paradoxe : à l'ère de la mondialisation et de l'intégration européenne on assiste à ce que les auteurs appellent une "prolifération des frontières". Cette prolifération ne peut toutefois s'analyser que si on ne s'arrête pas à la perception classique de la frontière comme seule démarcation et qu'on la conçoit comme un instrument d'articulation des flux mondiaux. S'appuyant sur un vaste panorama des frontières mondiales et des luttes qui les entourent, ce livre propose une profonde refonte théorique sur les notions de travail, d'État-Nation, de souveraineté et de citoyenneté. La frontière comme méthode ou la multiplication du travail prend comme point de départ ce paradoxe : à l'ère de la mondialisation et de l'intégration européenne on assiste à ce que les auteurs appellent une "prolifération des frontières". Cette prolifération ne peut toutefois s'analyser que si on ne s'arrête pas à la perception classique de la frontière comme seule démarcation et qu'on la conçoit comme un instrument d'articulation des flux mondiaux. S'appuyant sur un vaste panorama des frontières mondiales et des luttes qui les entourent, ce livre propose une profonde refonte théorique sur les notions de travail, d'État-Nation, de souveraineté et de citoyenneté.

  • Le droit, qui enserre toujours plus chaque moment de nos vies et a été érigé en ultima ratio et dernier recours de toutes les luttes sociales, est étrangement rarement critiqué en tant que tel. Dans ce classique du marxisme, considéré jusqu'à aujourd'hui comme la seule véritable critique du droit générée par ce courant de pensée, le théoricien russe, future victime des purges staliniennes, Evgeny Pashukanis traite les institutions et l'idéologie juridiques comme des phénomènes historiques et, plus généralement, le droit comme un rapport social propre au capitalisme.

    À rebours des illusions habituelles concernant son intemporalité et sa neutralité, La Théorie générale du Droit et le marxisme rappelle que le droit est avant tout un rouage majeur de l'exploitation de l'homme par l'homme.

  • Pourquoi je suis athée

    Bhagat Singh

    Ce texte écrit en prison en 1930 par celui qu'on a appelé le Che Guevara indien, le révolutionnaire Bhagat Singh, constitue un brûlot malmenant à la fois les religions, les castes et le colonialisme. Encore très diffusé aujourd'hui en Inde, il exerce une influence toujours déterminante sur les luttes contre tous les fanatismes, notamment celles des blogueurs, éditeurs et libres penseurs d'Asie et du monde arabe.
    Les bénéfices tirés de la vente de ce livre seront reversés au site Internet Mukto Mona (Libre Pensée) qui héberge les blogs de plusieurs athées Bengladais.

  • Albanie 1997 : une insurrection oubliee ? Nouv.

  • épidémies et rapports sociaux Nouv.

    Les séculaires questions "Que fait l'épidémie à la société ? Et que fait la société face à l'épidémie ? " sont malheureusement redevenues d'une actualité brulante. Cette anthologie d'articles et de chapitres d'ouvrages, inédits en français, portant sur un large spectre de pays et d'époques, soulignera la densité du problème et la richesse de la recherche sur ce pan négligé de l'histoire sociale. Il y sera en effet question des luttes de pouvoir autour des mesures sanitaires d'urgence (quarantaine) ou préventives (assainissement), des déterminants sociaux des théories successives des modes de transmission des maladies infectieuses, des effets de celles-ci sur plusieurs aspects des rapports entre les classes, des révoltes qui ont souvent rythmé les périodes de pandémies mais aussi du rôle de ces dernières dans la colonisation ainsi que bien évidemment de leurs répercussions sur les rapports entre les sexes et le racisme.

  • Qu'est-ce que l'Autochtonie ? Qu'a-t-elle à voir avec les Blocages ? Cassos est-il synonyme d'anti-travail ? La Dignité est-elle monétisable ? Quels sont les déterminants historiques de la "passion française" pour l'Égalité ? Qu'en est-il de l'idéologie à l'heure de Facebook ? N'y aurait-il pas une pente Grecque ? Y a-t-il une composition de classe de l'Hooliganisme ? Pourquoi cette obsession des Impôts ?

    Autant de questions qu'un mouvement social permet d'aborder, sans hagiographie du "peuple" ni paternalisme sociologisant. La diversité de la mobilisation appelle une intelligence tant sensible que rationnelle des dynamiques à l'oeuvre, qui pourraient tout autant engendrer aubes pimentées que crépuscules fascisants.

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