Editions Du Patrimoine

  • Décédé en 2012 à la veille de ses 105 ans, l'architecte brésilien Oscar Niemeyer est mondialement connu pour la ville de Brasilia. Après une formation à l'École des beaux-arts de Rio, il entre au cabinet d'un proche de Le Corbusier, Lucio Costa. Aussi, quand ce dernier se voit confier par le président Kubitschek la conception de la nouvelle capitale, Niemeyer en construit naturellement les principaux bâtiments publics. Avec l'inauguration de la ville en 1960, il devient immédiatement une célébrité mondiale.
    Quatre ans plus tard, fuyant la dictature militaire, il trouve refuge en France où il reçoit plusieurs commandes, impulsées par le Parti communiste ainsi que par le ministre de la Culture du général de Gaulle, André Malraux. Il ne rentrera au Brésil qu'en 1985.
    Se succéderont nombre d'édifices emblématiques comme le siège du Parti, place du Colonel-Fabien, la Maison de la culture du Havre dite « Le Volcan », la Bourse du travail de Bobigny, ou le siège de L'Humanité. L'étude de Vanessa Grossman et Benoît Pouvreau est l'occasion de découvrir d'autres constructions ou projets moins connus comme les résidences dans le midi (à l'instar de la villa Nara Mondadori à St-Jean-Cap-Ferrat), les logements collectifs (comme ceux de Dieppe ou Villejuif), ou les bureaux (comme ceux de Renault à Boulogne-Billancourt).
    Grâce aux archives de la Fundação Oscar Niemeyer, ce livre jette un éclairage unique sur l'oeuvre de Niemeyer, montrant comment ses réalisations françaises ont marqué le développement de son oeuvre international. Sa riche personnalité le vit également dessiner des meubles, collaborer à la Fête de l'Humanité à partir de 1978, participer au jury qui choisit les jeunes Piano et Rogers pour le Centre Pompidou, ou encore imaginer une salle de spectacles amovible pour la Cour carrée du Louvre.

  • Victor Hugo s'éteignit le 22 mai 1885. Celui qui « était entré vivant dans l'immortalité », incarnation de la République, génie littéraire et synthèse politique de toutes les contradictions du XIXe méritait des funérailles exceptionnelles qui devinrent l'enterrement du siècle (environ deux millions de personnes!). Le grand homme repose aujourd'hui au Panthéon, en compagnie de Voltaire et Rousseau.
    Tout au long de sa vie, Hugo ne sépara jamais la politique de la poésie. Dans ses écrits comme dans sa vie publique, il lutta contre la peine de mort, milita pour la laïcité, la conservation des monuments historiques, défendit les pauvres...
    De monarchiste il devient républicain, ce qui l'oblige à s'exiler près de vingt ans. Il ne reviendra en France, à Paris, qu'en 1870, avec la Troisième République. Aux yeux du peuple, ses engagements en ont fait le chantre de la liberté. Bien plus qu'un écrivain, il est l'incarnation de la République.

    Cet ouvrage accompagne l'exposition Victor Hugo. La liberté au Panthéon (21 avril - 31 août 2019). Il retrace le parcours d'une vie, entre réussite et souffrance - il verra mourir presque toute sa famille. Le livre raconte aussi la journée du 1er juin 1885, durant laquelle la France institutionnelle et citoyenne va défiler derrière le corbillard du poète, de l'Arc de Triomphe au Panthéon, hommage sans précédent et dédié au poète immortel.

  • Environ 2 500 monuments ou sites protégés par l'État en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel sont présentés dans ce guide unique en son genre, véritable manuel de « savoir-visiter ». Il s'adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l'extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des plus modestes aux plus grandioses, des plus anciennes aux plus contemporaines. Ouvrage de référence sur le patrimoine de la France, il recense par régions, départements et communes les édifices et sites protégés visitables tout au long de l'année.
    Depuis sa première édition, son succès ne s'est jamais démenti ; il est aujourd'hui proposé dans une nouvelle version entièrement revue et augmentée, avec 2 500 adresses pour multiplier les opportunités de visites.
    De nombreux outils permettent au lecteur de tirer le meilleur profit du guide : cartes, pictos, logos, index, Sillonnez la France de long en large, du phare de Cordouan à la maison de Jean de La Fontaine, du château d'If aux sites mégalithiques de Bretagne, ou de la Cité radieuse de Le Corbusier à la villa Cavrois !

  • La reconnaissance des bois est une étape indispensable à l'authentification des meubles. Des prélèvements pour une identification au microscope n'étant pas toujours possibles, il s'avère très utile de disposer de critères objectifs de reconnaissance macroscopique des bois des meubles du patrimoine. Cette connaissance n'est actuellement pas écrite ou elle est très partielle et segmentée.
    Dans l'ouvrage sont explicités les caractéristiques macroscopiques de chaque bois mais aussi un historique de son utilisation ou de son commerce.
    Près de 80 essences différentes sont ainsi décrites, puis examinées « en situation » à travers plus de 60 meubles emblématiques conservés dans de grandes collections publiques (Louvre, musée des Arts décoratifs, musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux, musée Dauphinois, musée de l'École de Nancy...
    Les auteurs abordent également la grave question du commerce international des espèces menacées, régi par la CITES, convention établie en 1973 et signée par 183 pays à ce jour.
    La diversité de l'iconographie rassemblée par les auteurs, qui mêle vues de détails et vues d'ensemble des meubles étudiés, mais aussi des documents anciens et des graphiques spécialement dessinés, dispense un éclairage totalement inédit sur ce matériau fascinant : le bois.

  • L'image la plus connue de Victor Hugo est certainement celle du patriarche à la barbe blanche photographié par Félix Nadar, qui a voué un véritable culte à l'écrivain dès les années 1850. Or, dans son atelier sont venues poser toutes les célébrités des lettres, des arts et du monde politique, dont beaucoup ont joué un rôle important dans la vie d'Hugo: éditeurs, journalistes, députés....
    Cet ouvrage illustre un demi-siècle de rencontres autour de Victor Hugo grâce à quelque 200 portraits photographiques et caricatures de Félix Nadar ou de son fils Paul. Il fait ainsi revivre tout un contexte d'échanges entre le grand homme et ses contemporains - échanges amicaux, admiratifs ou au contraire virulents et hostiles, mais jamais indifférents.

  • En 2004, le ministère de la Culture a créé le label « Jardin remarquable ». Il distingue des jardins et des parcs, publics ou privés, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Six critères régissent l'attribution du label : la composition, l'intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d'éléments remarquables, l'intérêt botanique, l'intérêt historiques pour les jardins anciens et la qualité de l'entretien. Aujourd'hui, 450 parcs et jardins sont labellisés en France.

    Ce guide est la première publication qui rassemble les jardins d'Île-de-France labellisés et invite à de belles promenades à travers les 40 jardins de la région, dont les plus célèbres comme le domaine national de Versailles dans les Yvelines ou le jardin du Palais-Royal à Paris ou de plus méconnus comme la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, la Roseraie du Val-de-Marne à l'Haye-les-Roses ou encore le domaine de Segrez dans l'Essonne.

  • Fleuron de la collection, Architecture, méthode et vocabulaire de Jean-Marie Pérouse de Montclos fait autorité en la matière, depuis sa première édition en 1972. Unique au monde, il fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi par l'auteur et une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur. Ainsi, une relation étroite est établie entre le texte et l'image, tandis que l'appareil de notes précise les références historiques et bibliographiques.
    Plus de 1 200 illustrations viennent ainsi illustrer quelque 1 200 termes d'architecture classés en trois parties : le vocabulaire général (de la représentation à la construction), les différentes parties d'un édifice (de ses fondations au décor, en passant par les baies, les couvertures, les escaliers, etc.) et enfin les différents genres d'édifices (religieux, public, militaire, etc.).

    Historien de l'architecture français, enseignant, Jean-Marie Pérouse de Montclos fut le premier chercheur recruté par André Malraux et André Chastel pour l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France en 1964 ; il y dirigea pendant vingt ans les recherches scientifiques et documentaires et en présida la commission nationale. Il est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur l'architecture de l'époque moderne.

    - Le véritable best-seller de la collection depuis près de quarante ans.
    - Un ouvrage fondamental, tant pour les amateurs d'architecture ou les étudiants que pour les passionnés de beaux livres d'art.
    - Une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi et une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur.

  • Le 3 août 1954, Colette disparaissait, en son appartement du Palais-Royal, au coeur de Paris, qu'elle habitait depuis plusieurs décennies. Sidonie-Gabrielle Colette, bourguignonne dans l'âme, était devenue l'incarnation de ce quartier de Paris où sa figure de femme de lettres s'était définitivement construite. C'est là-même que la République lui organisa le rare privilège de « funérailles nationales ».

    Visiteurs et photographes ont défilé dans son antre bourré de livres, de bibelots, de souvenirs, de tissus. Clouée par l'arthrite dans son « lit-radeau » dès la fin des années 1940, Colette observe le jardin, Paris et la vie des autres « de sa fenêtre ». Ce livre permet de redécouvrir à travers elle un Palais-Royal vivant, populaire, plein de gouaille et de surprises nocturnes, tel qu'il était avant de devenir l'écrin superbe et monumental d'aujourd'hui. Autour de Colette, ce sont ses voisins qui revivent : Jean Cocteau, Jean Marais, Emmanuel Berl et Mireille, Christian Bérard, Pierre Lazareff, ou Raymond Olivier, mais aussi de jeunes visiteurs comme Truman Capote, Leslie Caron ou Jean Genet.

  • De la princesse idéale à la « reine scélérate », de la traîtresse étrangère à la figure martyre, de l'héroïne adolescente à la mère bigote, de la femme de culture à l'icône de mode, l'image de la reine Marie-Antoinette, tour à tour adorée ou honnie, n'a cessé d'évoluer au cours des siècles.

    En suivant le fil de l'exposition qui se tiendra à la Conciergerie du 16 octobre 2019 au 26 janvier 2020, cet ouvrage, à travers 14 essais et 16 notices, commentera les multiples représentations de la reine et montrera comment le rapport à Marie-Antoinette a souvent été passionnel, déterminant des cultes, des hommages, ou au contraire de violentes attaques.

    Si la France de son temps l'a peu comprise - aux portraits de cour et images pieuses répondent les caricatures -, les imaginaires s'en sont emparés par la suite, jusqu'à en faire une héroïne de cinéma interprétée par les plus grandes actrices (de Sarah Bernhardt à Diane Kruger), le personnage culte d'un manga japonais (La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda) ou encore un produit de grande consommation.

    La reine Marie-Antoinette connaît aujourd'hui un revival étonnant. Devenue une icône, un objet de pop culture, elle est la figure historique la plus internationalement commentée dans les livres ou les films, la plus dépeinte par les artistes contemporains ; elle incarne, tout simplement, une jeune femme de son/notre temps.

  • La tapisserie constitue un ornement privilégié des monuments historiques civils ou religieux, du fait de son caractère monumental, de son impact décoratif et de sa force narrative.
    Ce numéro est particulièrement dense, en raison de l'importance des deux dossiers thématique et scientifique, ainsi que par la nature exceptionnelle des chantiers présentés.
    Étayé par de nombreuses études de cas, ce dossier a pour objectif de mettre en valeur les actions menées par les services de l'État en faveur de la conservation de ce patrimoine fragile, très présent dans les collections publiques, comme privées. Outre les questions de conservation et de restauration, seront exposés les moyens mis en oeuvre pour la présentation des tapisseries, leurs rotations, les réserves, avec un focus sur la politique de conservation dans les musées, et au Centre des monuments nationaux.
    Les études de cas conduiront le lecteur à La Chaise-Dieu, Montpezat-du-Quercy, Angers (la tenture de l'Apocalypse), Aix-en-Provence, Toulouse, Beauvais, Le Mans, Saumur, Aubusson, Strasbourg, Vannes, Chateaudun...
    L'actualité des chantiers est dominée par la réhabilitation de l'hôtel de la Marine à Paris ; mais elle rend compte aussi de la restauration des vitraux du XVIe siècle de la cathédrale d'Auch ; la maison de Victor Hugo à Hauteville House (Guernesey) ; le Castel Gesta, demeure et atelier du peintre-verrier (Toulouse) ; la réhabilitation du lycée du Raincy ; la reconstitution du mobilier de la villa E-1027 (Roquebrune-Cap-Martin) ou la villa de l'architecte André Bruyère (1968 ; Maussane-les-Alpilles).
    Le dossier scientifique et technique est consacré à la microbiologie, soit l'étude des altérations biologiques des oeuvres patrimoniales.

  • Cet immense répertoire recense dans ses deux volumes tous les aspects du meuble : appellations, fonctions et formes. L'ouvrage, par sa présentation méthodique et son illustration très riche, met en évidence les évolutions historiques ou stylistiques du mobilier domestique ainsi que son rôle dans la vie quotidienne. Avec le vocabulaire consacré aux objets civils domestiques, il constitue une véritable encyclopédie des objets mobiliers français.

  • C'est à Chandigarh, capitale indienne au pied de l'Himalaya, que Le Corbusier mit en oeuvre pour l'unique fois de sa vie ses théories urbaines à l'échelle d'une ville entière. En 1947, lors de la partition de l'Inde et du Pakistan, l'état du Punjab fut divisé : Lahore, son ancienne capitale, étant désormais au Pakistan, Nehru confia trois ans plus tard la construction d'une nouvelle capitale à une équipe dirigée par Le Corbusier.

    En photographiant Chandigarh à partir de 2010, l'intention de Manuel Bougot était de faire un portrait intime de la ville en figeant sur la pellicule exclusivement des intérieurs privés et administratifs. Mais face à l'architecture impressionnante des sites et notamment celle du Capitole Complex, qui regroupe la Haute cour de justice, l'Assemblée législative et le Secrétariat général, ce projet a évolué pour raconter cette ville que ses habitants appellent "The City Beautiful".

    Manuel Bougot s'est attaché à montrer l'appropriation par les Indiens de cette architecture occidentale et, au-delà, la confrontation de deux cultures que tout semblerait opposer, faisant un état des lieux soixante ans après la naissance de cette capitale prévue pour cinq cent mille habitants et qui en compte aujourd'hui plus de deux millions.

    À des années-lumière de l'idée que l'on se fait des grandes villes indiennes, au coeur de la densité minérale des bâtiments en béton, Chandigarh exhibe de magnifiques espaces verts, des parcs luxuriants où écureuils et singes se promènent en liberté et où les habitants font leur jogging quotidien.

    C'est cette capitale originale, le plus grand chantier de Le Corbusier, que nous restitue le photographe, dans ce livre auquel contribuent également l'historienne de l'architecture Caroline Maniaque, et l'architecte indien Balkrishna Doshi, Pritzker prize 2018, qui accompagna Le Corbusier dans cette aventure hors norme.

  • Ça s'est passé où ? raconte aux enfants quelques événements fondateurs de l'histoire de France qui ont eu lieu dans des monuments ou des sites que l'on peut encore visiter aujourd'hui.
    Un choix astucieux de dates et de lieux permet aux jeunes lecteurs, à partir de 6 ans, de voyager à la fois dans le temps et dans l'espace et d'imaginer le décor d'événements historiques célèbres ou moins connus.
    Pourquoi Homo sapiens s'enfonça profondément dans des grottes pour peindre ? Comment les Vikings assiégèrent longuement l'île de la Cité ? Quand les caravelles quittaient-elles le port d'Aigues Mortes pour traverser la Méditerranée ? Comment se passèrent les derniers jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie ?
    Des châteaux (Versailles, Villers-Cotterêts), des ports (La Rochelle, Aigues-Mortes), des champs de batailles (Verdun, Alésia), des funérailles (Victor Hugo), des couronnements (Napoléon), des sièges (le Mont Saint-Michel, la Cité), des révoltes (Mai 68), des moments de liesse (la libération de Paris), etc. : au fil des pages, les enfants voyagent de la Préhistoire au XXe siècle.
    Un texte court et simple contextualise l'événement et apporte les informations nécessaires à sa compréhension. Les dessins, extrêmement documentés, ouvrent l'imagination sur une scène particulière, de celles qui nous ont marqués et dont on se souvient encore, une fois grand !

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : « L'opéra est un art riche - une synthèse des arts - et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. » Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel.

    Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs.
    C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins.

    Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les oeuvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la « palette Garnier » décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette oeuvre d'art totale.

  • L'album Où vivent les hommes ? présente de manière originale et vivante l'évolution de l'habitat privé au fil des siècles. Grâce aux illustrations ludiques et au contexte historique et artistique, le jeune lecteur est immédiatement plongé dans le quotidien de ces hommes. Un vrai album à remonter le temps !

    De la morphologie des maisons aux gestes de nos ancêtres, le jeune lecteur découvre pourquoi les hommes habitent ainsi et ce qui se cache derrière la forme des maisons.

    Ce documentaire retrace chronologiquement l'histoire de l'habitat privé en France. Un résumé situe le contexte historique et artistique, puis décrit les inventions et évolutions qui ont ponctué la construction : comment les hommes ont construit et vécu au fil du temps. L'illustration pleine page s'attache à représenter la vie quotidienne des hommes dans et autour de leur « maison ».

    Pour chaque période, une dizaine de termes sont expliqués et illustrés. Ils concernent des mots clefs de l'architecture et de la construction : technique, évolution des moeurs, découvertes, mode... qui se répercutent sur l'habitat.

  • Le fantôme de l'Opéra est une légende qui hante l'imaginaire collectif depuis plus d'un siècle et a été le sujet de nombreux films, sans compter les ballets ou les comédies musicales dont la principale tient l'affiche à Londres et à Broadway depuis 1986. Mais sait-on qui se cache derrière cette histoire ? Journaliste et romancier génial, Gaston Leroux est aussi l'auteur du Mystère de la chambre jaune ou du Parfum de la dame en noir.

    Fasciné par l'extraordinaire bâtiment inventé par Charles Garnier quelques décennies plus tôt, il y trouve l'inépuisable source qui a donné naissance à son Fantôme de l'Opéra. L'édifice regorge d'innovations techniques, relevant presque, pour l'époque, de la magie. La beauté du lieu, son atmosphère et les oeuvres qu'il abrite sont autant de points d'ancrage pour sa création. Après une parution en feuilleton dans Le Gaulois, Leroux publie son roman en 1910.

    Auteur de nombreux ouvrages sur le Palais Garnier, Gérard Fontaine utilise ce prétexte pour nous entraîner à la découverte du mythe du fantôme et des personnages de Leroux, à travers les couloirs, avec les mystères de l'opéra en filigrane, nous donnant les clés des trucs et astuces de Leroux. Il démêle pour nous le vrai du faux, et instaure un dialogue à trois entre l'architecte talentueux, l'écrivain prolixe et le narrateur. Au fil d'une visite du bâtiment - qui parcourt notamment le bureau des directeurs, la salle, la fameuse loge n° 5 du fantôme, les dessous de l'édifice, jusqu'à la demeure du lac où se tapit le fantôme pour écrire son « Opéra des opéras »...-, l'auteur nous invite à plonger au coeur d'une époque et du Palais Garnier. Une mise en page brillante ressuscite l'art lyrique, la danse et tous les arts à chaque page pour nous faire vibrer, avec le Paris 1900 en arrière-plan. Aujourd'hui encore, ce mythe fascine, comme le prouve l'immense succès de l'escape game créé en 2018 au Palais Garnier.

  • L'oeuvre de Jean Prouvé (1901-1984) est d'une telle richesse que l'on est généralement obligé de l'aborder en privilégiant tel ou tel aspect de son travail. C'est le bâtisseur qui retient ici l'attention. Par les architectes auxquels il est associé comme par ses propres réalisations, Prouvé appartient d'emblée au Mouvement moderne. Mais sa place y est à nulle autre pareille. Olivier Cinqualbre propose un parcours original à travers cette oeuvre unique, de l'aéro-club de Buc ou de la Maison du peuple de Clichy aux prototypes des années 1960.

  • La parution de cet ouvrage frappe les trois coups de la prochaine ouverture de la Villa Cavrois conçue par Robert Mallet-Stevens (1886-1945) pour l'industriel roubaisien Paul Cavrois.
    Formé à l'École spéciale d'architecture de Paris, Robert Mallet-Stevens s'intéresse très tôt à la collaboration entre les différentes formes d'art. Il s'oriente pendant les vingt premières années de sa carrière vers la création de meubles et de décors de cinéma, qu'il considérait comme un art à part entière. Il fut par ailleurs l'un des fondateurs en 1929, et le premier président, de l'Union des Artistes modernes (UAM), réunissant des artistes décorateurs et architectes avant-gardistes. Il fut également dans les années 1930 directeur de l'École des Beaux-Arts de Lille. Ce n'est que sur le tard qu'il devint architecte, presque exclusivement pour des clients privés. Il n'en est pas moins considéré aujourd'hui comme l'une des figures majeures de l'architecture française de l'entre-deux-guerres, en tant que l'un des principaux représentants du Mouvement moderne.
    L'auteur retrace ici les points forts de la carrière de ce grand nom du Modernisme et revient notamment sur la construction de la Villa Cavrois à Croix, classée aux Monuments historiques depuis 1990.

  • Longtemps gardés secrets et souvent méconnus, les trésors de cathédrales - tous conservés in situ - se dévoilent aujourd'hui dans ce beau livre : reliques, orfèvrerie, émaux, textiles, objets d'art, objets insolites...

    La première partie présente l'histoire des trésors, de leur apparition et leur composition jusqu'à leur valorisation pour des expositions, dont celle des « Trésors des églises de France » en 1965, qui connut une fréquentation considérable pour l'époque, en passant par leur reconstitution après les saisies révolutionnaires et leur classement au titre des monuments historiques. À l'origine, chambres-fortes dont les objets étaient visibles de manière exceptionnelle, les trésors témoignent du rayonnement de la cathédrale et de l'ambition de ses constructeurs. Au XIXe siècle, l'émergence d'un souci de conservation et de la volonté de rendre accessibles ces objets précieux conduit à l'aménagement de certains trésors. Pris dans la tourmente des deux guerres mondiales, les trésors sont aussi témoins de leurs temps. Aujourd'hui « monuments historiques » et lieux de mémoire, ils bénéficient d'une politique de conservation et de valorisation de la part des services de l'État.

    Une seconde partie permet de plonger le lecteur dans les matières précieuses et délicates des textiles et de l'orfèvrerie, démontrant leur rôle déterminant dans l'ornementation et l'exercice du culte.

    Enfin, par le biais de notices présentant un florilège de 30 trésors ouverts au public ou en voie de l'être et traitant de ces objets précieux, le lecteur découvre ce patrimoine exceptionnel, à la lumière de nouvelles informations dues à la recherche : reliquaires, châsses, calices, coffres, chasubles et tuniques, croix, crosses et couronnes se succèdent pour montrer tout l'éclat et la richesse de ces collections conservées et mises en valeur par l'État.

  • Au cours du XXe siècle, face aux transformations de la diplomatie, la France a du réaliser un important rééquipement de ses chancelleries à travers le monde. Si auparavant la pratique du « bernard-l'hermite » diplomatique avait été la norme (par le phagocytage de bâtiments préexistants), après la Première Guerre mondiale, la France chercha à étendre le nombre de ses installations neuves - le ministère des Affaires étrangères faisant alors appel à des architectes sélectionnés avec soin. Ceux-ci furent souvent des Prix de Rome, mais le ministère se montra plutôt ouvert dans ses choix, passant commande à des architectes certes de formation académique, mais ayant su réinventer leur pratique au crible de la modernité. Ainsi l'image de marque extérieure de la France évolua peu à peu d'une tradition modernisée de l'entre-deux guerres à l'affirmation d'une signature moderne pendant l'après-guerre et les Trente glorieuses.

    On retrouve ainsi plusieurs grands noms, dont certains ont déjà fait l'objet de « Carnets d'architectes » : Roger-Henri Expert, Eugène Beaudouin, Georges-Henri Pingusson, Le Corbusier et Guillermo Jullian de La Fuente, le trio Henri Bernard, Guillaume Gillet et Bernard Zehrfuss, ou André Rémondet.
    ?Ces édifices dessinent une autre histoire de la modernité en France, sous l'angle de son institutionnalisation et de sa diffusion internationale.

    Plus récemment, l'architecture diplomatique a trouvé un nouveau souffle avec les bouleversements de la fin des années 1980, notamment à Berlin avec Christian de Portzamparc, ou Pékin avec une équipe franco-chinoise regroupée autour du cabinet d'Alain Sarfati.

  • Fièrement posés en haut des toitures, les épis de faîtage en céramique font parfois encore partie du paysage des petites villes et des campagnes. À l'image des coqs campés au sommet des clochers, ils se remarquent de loin grâce à leurs formes et à leurs couleurs vives. Ils dépassent du faîtage pour protéger le poinçon placé à la jonction des arbalétriers. Symboles de la maison et de son propriétaire, ils ont souvent fait l'objet d'une attention décorative particulière.

    Depuis plus de 40 ans, le Centre de recherches sur les monuments historiques s'intéresse à ces épis de faîtage, en étudiant des pièces conservées dans des musées ou chez des collectionneurs privés. Un premier album, paru en 1984 (aujourd'hui épuisé) publiait des relevés effectués en Normandie, en Bretagne, en Bourgogne, ou dans le Berry, accompagnés d'une analyse historique et régionale.

    Présentés de nouveau ici, ils sont complétés par de nouveaux relevés, souvent réalisés dans la région Occitanie. Composés de formes géométriques, de fleurs, de personnages ou d'animaux, leur histoire et leur symbolisme sont évoqués ici, tout comme leur méthode de réalisation, ancienne ou actuelle.

    Comme dans chaque album de la collection, relevés graphiques et photographies pour la plupart inédites permettent de pénétrer au coeur de ces magnifiques objets vernaculaires.

  • En plein coeur du 13e arrondissement de Paris, l'IPH (Institut de paléontologie humaine) est l'un des monuments les plus singuliers de l'architecture Art Nouveau.
    Pour faire honneur à la science et rappeler le don fait à celle-ci par le Prince Albert Ier de Monaco, c'est à l'architecte Emmanuel Pontremoli, grand prix de Rome en 1890 et directeur de l'École nationale supérieure des beaux-arts, que la conception de l'Institut de paléontologie humaine a été confiée. Pour sa réalisation, Pontremoli va faire appel entre 1911 et 1914 aux principaux artisans qui ont travaillé pour lui sur le chantier de la « folie à l'antique » de la villa Kérylos (Beaulieu-sur-Mer) voulue par Théodore Reinach.
    Tout le génie de Pontremoli s'exprime dans le caractère monumental de ce bâtiment, desservi par une double façade contribuant à le mettre en scène à l'emplacement pourtant contraignant qui avait été choisi, tout en respectant un cahier des charges exigeant. Le vaste bâtiment inauguré en 1920 représente sur quatre niveaux une composition faite de volumes imposants et de respect des impératifs scientifiques pour lesquels les outils les plus modernes d'alors sont mis en oeuvre : laboratoires de photographie et de chimie, ateliers, salle de conférence et d'exposition, salles de collections, bibliothèque, salle de dessin, cabinets de travail.
    Le riche programme décoratif des façades de l'institut, réalisé par le sculpteur Constant Roux, lui aussi grand prix de Rome, s'inspire essentiellement de scènes de la vie quotidienne des peuples dits primitifs, évoquées comme un écho aux temps préhistoriques.
    À l'intérieur, comme au premier jour, bureaux, salles de consultation et de documentation, auditorium, vitrines cachant des trésors de paléontologie, conduisent le visiteur dans un univers hors du temps.

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