El Viso

  • Cet ouvrage nous fait pénétrer dans la Rome du XVIe siècle où l'effervescence de la création artistique de la Renaissance est à son apogée. L'auteur nous invite à suivre la genèse de ces sculptures et de ce projet monumental qui occupa Michel-Ange quelque quarante ans.

  • Quelle est l'histoire du tableau - et du modèle - le plus célèbre au monde ? En quelque sorte, comment devient-on la Joconde ? On peut être aujourd'hui le chef-d'oeuvre le plus célébré de toute la peinture et rester mal connu, être admiré par des millions et des millions de visiteurs mais avoir été, en d'autres temps, considéré comme un tableau de maître presque « comme les autres ». D'ailleurs, quand elle entre au Louvre, en 1797, la Joconde n'arrive pas en grande pompe mais quatre ans après l'inauguration du nouveau musée, pour compléter un accrochage ! Une manière de « bouche-trou » ...
    Peinte entre 1503 et 1507, la Joconde n'a donc pas toujours été regardée comme l'oeuvre incomparable que les visiteurs du monde entier se pressent d'admirer à présent derrière sa vitre blindée.
    Cécile Scailliérez, conservateur général au département des peintures du musée du Louvre, a mené l'enquête autant sur l'histoire de la Joconde, son commanditaire, son modèle, ses acheteurs et son prix que sur la façon dont elle fut « reçue », admirée mais aussi, un temps, presque oubliée.
    Ce précieux volume de la collection Solo était épuisé depuis des années. A l'occasion de l'immense événement que constitue la prochaine exposition du Louvre consacrée à Léonard de Vinci (24 octobre 2019 - 24 février 2020 ), le voici réédité, augmenté d'une postface qui confirme toutes les pistes, recherches et intuitions du formidable travail de Cécile Scailliérez.
    Voici une nouvelle Joconde révélée afin que, mieux connue, elle cesse un peu, ce livre refermé, non pas d'être célèbre mais opaque à force de trop de gloire. C'est bien elle, toute neuve, « comme jamais encore vue », à qui « il ne manque que la parole », que nous découvrons de nouveau.

  • La découverte du sarcophage d'Eshmunazor II de Sidon en 1855, son transport à Paris et son exposition au public représentèrent, pour l'époque, un véritable événement médiatique. Ils déclenchèrent l'envoi d'une mission d'archéologie en Phénicie en 1860, confiée par l'empereur Napoléon III au sémitisant Ernest Renan. Certes sa taille et sa corpulence massive suffisent à attirer l'attention sur l'oeuvre, mais son intérêt est surtout d'ordre épigraphique : il est en effet le support de la plus longue inscription phénicienne trouvée au Liban, la seule qui relate des événements historiques sur le règne d'un roi phénicien, en l'occurrence Eshmunazor II.
    Cet ouvrage s'articule autour de plusieurs points : épigraphique, historique, stylistique et historiographique. Une traduction de l'inscription revue et commentée est accompagnée d'une réflexion sur l'histoire de la dynastie des rois de Sidon, Eshmunazor I, Tabnit et Eshmunazor II. Une attention particulière est portée à la question du moment de l'importation, depuis l'Égypte, de ce sarcophage d'époque saïte. Ce sarcophage remployé par un roi sidonien témoigne en effet de transferts entre l'Égypte et la Phénicie et constitue un très bel exemple de ce qui a permis, selon des modes divers, l'appropriation de l'art égyptien par les Phéniciens. Enfin, c'est autour de ce monument majeur que la collection d'antiquités phénicienne du Louvre s'est développée et organisée. L'exploitation de documents d'archives, manuscrits et photographies, permet de suivre pas à pas le sarcophage depuis sa découverte grâce au duc de Luynes, Aimé Péretié et Alphonse Durighello, jusqu'à sa présentation dans la crypte Marengo du musée du Louvre où il se trouve aujourd'hui.
    Cette oeuvre est conservée dans les collections du département des Antiquités orientales.

  • Le Tombeau de Philippe Pot est l'un des plus spectaculaires de la fin du Moyen Âge. Huit pleurants drapés de noir et porteurs d'écus armoriés semblent marcher, portant la dalle où repose le corps du chevalier en prière, en armure et tunique héraldique.
    Ce monument sans équivalent est d'autant plus fascinant qu'il a été commandé par Philippe Pot de son vivant pour prendre place dans une chapelle de la prestigieuse abbaye de Cîteaux. Filleul du duc Philippe le Bon, Philippe Pot (1428-1493) joua un rôle éminent à la cour de Bourgogne avant de se rallier au roi de France Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne. Il avait des intentions bien précises sur le souvenir qu'il entendait ainsi laisser de lui dans le contexte politique troublé de la fin du duché de Bourgogne, ce dont témoigne la longue inscription qui se déroule sur le bord de la dalle.
    La magistrale originalité de la composition, la hardiesse technique de cette dalle de pierre posée sur huit points étroits, le traitement vigoureux de la sculpture intriguent les historiens de l'art depuis sa redécouverte à la fin du xixe siècle. La restauration, en 2018, et l'étude technique qui l'a précédée apportent des éclairages nouveaux sur cet incomparable monument.

  • Le peintre François Boucher (1703-1770) a accompli une des plus brillantes carrières artistiques du siècle des Lumières. Sollicité par l'administration royale ainsi que par les cours étrangères, il fournit modèles et décors qui inspirèrent toute l'Europe. En 1765, il est enfin nommé Premier peintre du roi Louis XV et directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Cette même année une gravure équivoque divulgue au public la composition d'une de ses oeuvres érotiques les plus audacieuses. L'Odalisque brune compte en effet parmi ces peintures secrètes dont le XVIIIe siècle libertin s'est montré friand. Peinte en 1745 pour un amateur discret, elle est le fruit de ce siècle curieux de tout et épris de liberté autant que de licence.
    Une belle jeune femme brune, voluptueuse et dénudée, est étendue sur un sofa d'inspiration turque. Les draperies abondent comme pour désigner le processus de « dévoilement » qui est en cours sur la toile. L'oeuvre semble évoquer autant un imaginaire du harem que l'univers des romans libertins. Le présent volume s'attache à décrypter le contexte de la création ainsi que les significations multiples de cette toile originale, séduisante et ambiguë qui témoigne du goût des masques et des fantasmes orientaux des hommes des Lumières.

  • Evénement : 1989 - 2019 , les 30 ans de la Pyramide du Louvre !

    La pyramide du Louvre est devenue le symbole incontesté d'un ensemble muséal parmi les plus célèbres du monde. Rien ne semblait l'y prédisposer au départ. Seule la force de conviction de son auteur, l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei, permit au fil du temps d'en comprendre l'indéniable succès.
    Ainsi, ce nouvel opus de la collection Solo propose de revisiter cette histoire à travers quatre chapitres qui nous ferons revivre les temps forts de cette épopée qui se déroula il y a trente ans. Le 29 mars 1989 le président de la République, François Mitterrand, inaugurait cette nouvelle entrée du musée qu'il avait appelée de ses voeux dès son accession au pouvoir en 1981. Destinée à offrir au public les équipements culturels les plus modernes pour le confort de sa visite, la pyramide de verre n'était que le premier acte d'un développement plus considérable encore des surfaces d'exposition.
    Huit années de labeur intense qui mirent à contribution l'Etat, la Ville de Paris, l'Etablissement Constructeur du Grand Louvre avec à sa tête Emile Biasini, une équipe de maîtrise d'oeuvre franco-américaine, le personnel du musée du Louvre réuni autour de celui qui allait devenir son premier président-directeur, Michel Laclotte, des entreprises de travaux publics de renommée internationale. Derrière le consensus apparent des acteurs du projet, on ne fera pas l'impasse sur les antagonismes profonds qui ont animé la polémique sur le choix de la pyramide. Et pourtant, trente ans après, le succès de cette architecture unique est devenu manifeste. Celle qui fut conçue comme un défi architectural, devint le catalyseur de millions de visiteurs venus voir le Louvre.

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