L'harmattan

  • "Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où un rejet de la supranationalité, à laquelle on oppose un repli sur l'État-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. À répéter que « nous ne sommes pas dans les années 1930 », on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque État : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée, sa destruction constituerait une menace pour le continent."

  • "Les sens façonnent notre perception, intime et collective, de l'espace urbain. Celui-ci reflète-t-il à son tour les aspirations, les attentes, les émotions des citoyens, des usagers ? L'aménagement ou la gestion contribuent-ils à l'émotion positive, l'urbanité, la confiance, la joie de la vi(ll)e ? Trop souvent, l'urbanisme dit moderne a ignoré le lien avec les sens, la vie collective, la mémoire du temps, la nature, et ce, au profit du calcul et du « tout immédiat ». Or, la ville n'est pas que mathématique à l'heure de l'intelligence artificielle ou de la « smartisation ». Bien d'autres champs impactent la ville et se déploient à travers de nouvelles approches. Ces thèmes sont traités ici par des praticiens provenant de divers coins d'Europe ainsi qu'à l'échelle de différents pays."

  • Depuis 2007, les Etats-Unis et l'Europe sont entrés dans une crise majeure prolongée.
    Leurs dirigeants en reconnaissent la gravité mais en ignorent largement la nature profonde. La suppression des protections douanières, lancée avec un dogmatisme absolu et maintenue en dépit de l'énorme sous-évaluation du yuan, a produit un déséquilibre extrême des échanges internationaux. Entre 2000 et 2007, pour maintenir la croissance en dépit de déficits commerciaux devenus énormes, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe du Sud se sont vus contraints de pratiquer des politiques économiques très aventureuses dont la crise en cours est le résultat.
    La Chine refusant toujours de réévaluer le yuan, les déficits commerciaux occidentaux ne se résorbent pas, la crise se prolonge. La superpuissance capitaliste et totalitaire qu'est devenue la Chine mène une stratégie conquérante pour ravir l'hégémonie mondiale aux Etats-Unis : cette stratégie se manifeste sur tous les fronts (économique, financier, militaire, diplomatique, culturel, etc.) ; son dispositif central étant monétaire, elle constitue un " impérialisme économique ".
    Face à l'agression de la Chine, les pays développés doivent se mobiliser et se tenir prêts, s'il le faut, à quitter l'OMC pour fonder une OMC bis avec les pays qui rejettent l'attitude de la Chine.

  • "En ce début de 21e siècle, malgré les catastrophes écologiques annoncées, aucun changement majeur de nos politiques ou de nos sociétés n'a été mis en place. Nous semblons incapables de prendre en compte ce que les scientifiques ne cessent de nous répéter depuis cinquante ans. Cette inertie s'explique par l'absence de solutions. Car il y a des alternatives. Cette passivité repose en réalité sur notre conception du monde. Depuis l'avènement de la science moderne, nous percevons notre environnement comme un support inerte, taillable et corvéable à merci. Notre modèle nie la réalité. Reprendre conscience du monde dans lequel nous vivons est l'enjeu majeur de ce siècle. Il est temps d'apprendre à vivre sur terre."

  • "Certains parlent d'abandon des campagnes, de désertification, de paupérisation, de régression des services publics. Cet ouvrage montre au contraire que les campagnes occupent aujourd'hui une place valorisée dans l'évolution économique et sociale du pays, dans le sillage de la loi NOTRE de 2015. Il évoque les réalisations des élus ruraux, la question de la justice fiscale, l'évolution des rapports entre les élus, les associations et les collectifs citoyens. Les décisions se prenant encore trop loin et les moyens restant faibles, des propositions sont faites pour une réforme du système de répartition des ressources. Enfin quatre questions sont posées : faut-il supprimer les communes ou en faire des arrondissements des communautés de communes ? Comment mobiliser des ressources nouvelles ? Comment encourager la démocratie locale ? Quelle place pour l'Europe et les entreprises multinationales dans le monde rural de demain ?"

  • "L'auteur donne la parole, à Courbet, Camille Claudel, Van Gogh, Dali ... éclairant la complexité d'Emmanuel Macron. Nous apprenons beaucoup sur une double vie intérieure exposée dans sa relation de couple, sur la transgression pour être, sur une originalité qui peut confiner au dandysme, sur sa séduction et son empathie, sur sa solitude et la succession de ses amitiés jetables. Pas seulement jupitérien, il est aussi dionysiaque, tel qu'il apparaît dans les soirées Van Gogh au ministère de l'Economie et des Finances ou dans le vestiaire des Bleus."

  • Le mal-être post-moderne se définit par la fracture entre liberté et sécurité : comment avoir une liberté sans limites et une sécurité absolue lorsque la seconde s'obtient en bridant la première ? Comprendre les différentes formes de sécurité, en retracer l'histoire, le présent et l'avenir, tel est le but de ce livre qui entrevoit, après le cancer sécuritaire qui nous étreint, un possible retour vers la vraie liberté et la sécurité : celle de l'âme et de l'esprit.

  • « L'origine des États se perd dans un mythe auquel on doit croire et qu'on ne doit pas discuter », écrivait Marx en 1848. En rapportant l'invention de la civilisation à la création des États il y a plus de 5000 ans avant J.-C., à Uruk, Du pillage au don aide à comprendre dans quel temps nous vivons.

  • Si le capitalisme est condamné parce qu'il atteint ses limites, il est nécessaire d'accélérer sa disparition, car le mouvement d'émancipation est le gage de la réussite future et de l'instauration d'une démocratie qui ne soit pas uniquement formelle. Demain la démocratie... mais après le capitalisme.

  • "Cet ouvrage propose un regard renouvelé sur l'émergence d'une pensée postcoloniale durant la seconde moitié du XXe siècle. Il analyse les reconfigurations successives de la définition de l'identité politique des anciennes colonies de la Caraïbe et examine l'élaboration paradigmatique littéraire et artistique contribuant à la résorption de la colonialité de l'être. Il explore également ici les questions de langue et les pratiques de traduction dans les écritures postcoloniales francophones et anglophones."

  • "L'usine textile Rhodiacéta de Bensaçon, aujourd'hui en ruine, a compté plus de trois mille employés dans les années 1960. Ses fils synthétiques de nylon et de tergal ont fait la fierté de l'industrie française. A travers une trentaine d'entretiens, différents métiers sont documentés. La transmission de ces paroles ouvrières est riche d'enjeux, ils incarnent la vie à l'usine, ses difficultés et ses joies. Les luttes syndicales sont restituées. Cela permet de comprendre le présent : la délocalisation du site annonçait la désindustrialisation dans l'économie mondiale."

  • "Le masculin l'emporte toujours sur le féminin. Cette règle régit le parler de dizaines de millions de Français et de Françaises ; elle paraît naturelle, instinctive et immuable. Pourtant, elle ne l'est pas. Fruit d'une volonté politique, elle est l'illustration parfaite de la manière dont les autorités politiques, culturelles et morales exercent un pouvoir symbolique aux conséquences bien réelles. Comment la domination du masculin est-elle si ancrée qu'aujourd'hui, sa remise en cause peut être qualifiée de péril mortel ? Cet étonnement est le point de départ d'un cheminement qui mènera l'autrice à la sociologie, à la psychologie et à la philosophie politique pour démontrer que non, ce parler n'est pas plus naturel qu'un autre. Au bout de ce cheminement arrive la quête d'une alternative promouvant l'égalité, la représentation équitable et, in fine, l'inclusion."

  • "Cet essai étudie les effets de l'hégémonie (néo)libérale. La critique conduit alors à un projet concret pour en sortir : la Garantie Inconditionnelle de Subsistance. Dans un contexte de crises économiques, d'inégalités, de destruction des solidarités et du bien commun, de mort de la démocratie, et de péril écologique, comment le libéralisme s'en prend-il au monde ? Savoirs, science, langage, tout est subordonné au marché. Cet ouvrage étudie leur zombification. En dépliant le paradigme du don maussien, menacé par le marché, on voit en ses incarnations des remèdes : peuple, décence commune, gratuité. A partir de là, un projet neuf est proposé pour assurer la subsistance alimentaire, l'accès à la culture et le lien social."

  • "Les Gilets jaunes ont raison ! Ce sont eux qui sont dans la rationalité et les soi-disant élites qui sont incompétentes, contrairement à ce qu'elles pensent d'une « jacquerie » irrationnelle. Passant en revue l'action publique, l'aménagement du territoire, les questions monétaires, de l'éducation à la santé, cet ouvrage montre au contraire que les affaires de la France sont très mal conduites et que les Gilets jaunes ont raison de contester les gouvernants. Un témoignage d'autant plus précieux que l'auteur, ancien élève de l'ENA, se trouve bien placé pour dénoncer cette incompétence. Il esquisse les lignes d'un programme de gouvernement propre à satisfaire les aspirations des Gilets jaunes."

  • "Nous vivons un univers de rapidité, de puissance, de dominations diverses, d'exploitation de tout et de tous, d'accélération de processus de plus en plus difficiles à contrôler. Il nous semble que ce monde ne puisse arrêter sa course effrénée. Beaucoup d'entre nous, accablés, se résignent à accepter le système, à en profiter même, à nourrir le monstre. Et si chacun de nous possédait le pouvoir, même infime d'enrayer la machine ? Et si une simple petite parcelle de notre vie suffisait à ralentir la course à la catastrophe ? C'est cette part d'humanité en chacun d'entre nous que nous avons à réveiller et laisser agir concrètement."

  • "Surgi spontanément sur un terrain social désagrégé, le mouvement des Gilets jaunes a bouleversé le paysage politique français. Si, au départ, il a fait trembler le gouvernement par sa radicalité et sa combativité, il s'est essoufflé sur des sentiers de revendications petites bourgeoises citoyennes, réformistes, populistes, électoralistes. L'absence d'un objectif stratégique et de tactiques explique le désengagement progressif du prolétariat. Sa feuille de route est jalonnée de revendications improvisées, dans un combat inégal entre l'État des riches et ce mouvement de salariés paupérisés sans grande expérience militante, contaminé par une petite bourgeoisie révoltée de se voir précarisée. Les conditions de l'insurrection n'étaient pas réunies."

  • "S'adressant à un public désireux de comprendre les questions économiques qui agitent le monde contemporain, ce recueil de pensées traite de nombreux thèmes qui défraient l'actualité et conditionnent notre futur : ainsi débat-il de la confrontation des doctrines aux faits, des vrais ressorts du développement durable ou encore des rôles respectifs de l'euro, de l'intelligence économique ou des cryptoactifs. Il ne manque pas également d'évoquer l'importance de la construction européenne et de la mondialisation, lesquelles bouleversent profondément nos économies en suscitant réflexions et actions."

  • "Notre pays est traversé par des événements qui secouent ses valeurs, son unité et son identité : de la montée de l'intégrisme et des partis populistes à la crise sanitaire, des manifestations violentes et des mécontentements populaires à la restauration de la morale et de la Marseillaise dans les salles de classe de la République. Où en sont l'unité de notre nation et le sentiment que nous en avons ? Pourquoi déplore-t-on tant son vide aujourd'hui ? La première de nos valeurs, la liberté, est en souffrance. Quelle est l'origine de nos maux ?"

  • "Les jihadistes français morts au combat ou connus des services de renseignement ne sont que la partie émergée de l iceberg. Qu en est-il de tous ceux qui se sont engagés d une autre manière, sans aller dans la zone de combat ou être fichés ? La plupart des ouvrages sur le jihad emploient les termes de radicalisation et de terrorisme. Mais comment peuvent-ils expliquer un phénomène de société et y répondre en utilisant des concepts biaisés ? Cet essai considère tout soutien comme un engagement et toute cessation de soutien comme un désengagement. Au lieu de définir le jihad à travers la radicalisation d'individus français, il explique l'engagement d'individus français par une analyse globale de l'islamisme et du jihad depuis les années 1960. Il examine aussi l'évolution de la lutte antiterroriste française et en tire des leçons de désengagement permettant d'y proposer un cadre et de continuer à combattre le phénomène constant du jihad. - - "

  • "Ce livre examine l'évolution de l'architecture occidentale depuis l'an mil. - Cet examen phénoménologique joue d'une antinomie entre curviligne (typiquement, le roman et le baroque) et rectiligne (typiquement, le gothique et le classique). Pour le moderne, se distinguent le moderne en général et un monde transmoderne, qu'on découvre avec l'architecture de Le Corbusier à la chapelle de Ronchamp ou encore avec l'architecture de Gehry au musée de Bilbao."

  • "La montée d'une fascination incontrôlée pour la démesure, à travers le développement des sciences et des techniques, est inquiétante : le monde naturel aujourd'hui est détruit, notre vie et notre identité sont menacées par la consommation marchande. La cause principale s'en trouve dans un capitalisme débridé et irresponsable, déjà dénoncé par Marx, mais aussi dans des affects humains visant la puissance dont le transhumanisme est la forme ultime. Contre cela, Yvon Quiniou refuse les réactions irrationnelles de ceux qui, comme Nietzsche ou Heidegger, veulent nous faire revenir en arrière et nient les bienfaits possibles d'une maîtrise de la nature. Il appelle donc à un réveil critique général et à une nouvelle sagesse humaniste, politique et sociale : retrouver un sens de l'humain au service d'une vie « mesurée »."

  • Sous l'effet de la décentralisation et des politiques publiques contractuelles se dessinent de nouvelles configurations du travail social. Mais celles-ci se traduisent par un double mouvement de professionnalisation et de précarisation des salariés. Prenant acte de grand écart permanent entre discours et réalités, cet ouvrage collectif et syndical donne la parole aux salariés et tente d'apporter un autre éclairage sur la réalité des rapports de domination - et leurs déterminants - à l'oeuvre dans ce secteur.

  • "Nous vivons une époque marquée par la prise de conscience que l'évolution du monde risque de conduire l'humanité dans une impasse. L'urgence du dérèglement climatique et ses graves conséquences ne sont pas la seule source d'inquiétude. L'épuisement des ressources et les pollutions de notre environnement en sont d'autres. Cet ouvrage s'efforce d'en faire le constat, dans une vision globale transdisciplinaire. L'analyse remet en question le mythe d'une croissance dans le cadre d'un monde fini et conduit à une remise en question des fondements d'une économie mondialisée néolibérale. Pour la première fois de l'histoire, il semble que l'humanité doive affronter un défi collectif dont l'enjeu est sa survie."

  • "Cet ouvrage fait le constat, en ce début du XXIe siècle, qu'il existe de nombreuses raisons de s'inquiéter pour l'avenir des générations futures. Toutes convergent vers la conclusion que notre façon d'habiter la planète doit être repensée faute de conduire l'humanité dans une impasse. Dans un même esprit transdisciplinaire que le premier, ce volume rassemble une grande diversité de faits récents qui dans des domaines très divers (scientifique, technologique, économique, politique et culturel) concourent à apporter des réponses à nos inquiétudes. Ils témoignent, en effet, d'une transition écologique, économique et sociale déjà en cours vers un autre monde possible. Pour bâtir ce monde nouveau, les nouvelles générations ont besoin à la fois de lucidité et d'espoir."

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