Parentheses

  • Les années cinquante et soixante sont parmi les plus marquantes et les plus créatives de l'histoire du design.
    Dans cet après-guerre consumériste, la nouveauté est portée aux nues et s'invite dans tous les secteurs de la conception. De la Vespa à l'Instamatic, des meubles Knoll aux caractères Helvetica, studios, ateliers et usines, inventent et diffusent les formes d'un monde nouveau.
    Tour d'horizon complet du style années cinquante, cet ouvrage, riche de mille photographies et d'articles signés par les plus grands spécialistes du domaine, est une aubaine aussi bien pour l'antiquaire et le collectionneur que pour le simple amateur d'objets aux lignes incomparables.
    Art, design, architecture, mobilier, luminaires, objets, textiles, intérieurs, graphisme...

  • Funeste commémoration de la grande peste qui frappa Marseille en 1720, un nouveau virus se propage sur la planète. C'est sur la première, qui décima sa ville natale au xviiie siècle, qu'Antonin Artaud écrivait en 1934. Pourtant, relu au prisme de l'actuel contexte épidémique, c'est de notre civilisation vacillante que le texte de ce génial insurgé semble tracer le tableau.Pour celui dont l'oeuvre entier navigue entre surréalisme et folie, la peste est le signe d'un désordre plus vaste que l'enchevêtrement des corps putréfiés. Comme le théâtre déborde la scène, la peste dépasse le microbe. La peste, comme le théâtre, est le temps de la démesure ; des forces et des possibilités se libèrent, qui nous arrachent collectivement à l'inertie et font tomber les masques.
    Puissante, visionnaire, la prose d'Artaud vient interroger en creux le devenir de nos sociétés moribondes ; notre devenir.
    En mettant à nu nos fragilités et nos errements, la pandémie actuelle aura-t-elle une vertu cathartique qui « nous rendra à tous l'équivalent naturel et magique des dogmes auxquels nous ne croyons plus » ?

  • « Le critère pour l'architecture après le tsunami est l'humilité. » Kengo Kuma avait presque 10 ans lorsqu'il visita, à l'occasion des Jeux olympiques de Tokyo de 1964, le gymnase Yoyogi, en forme d'immense poisson, conçu par Kenzo Tange. Ce bâtiment le marqua profondément et suite à cette expérience forte, il décida de devenir architecte.
    Passionné par la culture et l'architecture traditionnelles de son pays, où l'usage et le travail des bois sont poussés à une sorte de paroxysme symbolique et où matériaux naturels et gestes ancestraux sont mêlés de manière surprenante à une modernité sans concession, Kengo Kuma a tracé son chemin. Il a créé son atelier en 1990 et se retrouve aujourd'hui à la tête d'un groupe d'agences d'architecture implantées au Japon, en Chine, aux États-Unis et en France. Sa production, impressionnante en nombre de projets, demeure pourtant empreinte de la même philosophie : une audacieuse inventivité et une frugalité de moyens, un recours aux matériaux traditionnels (bois, bambou, terre, pierre) utilisés de manière contemporaine et, à l'inverse, un usage vernaculaire des matériaux innovants, un respect de l'histoire et des sites.

  • Sociologie de l'architecture et des architectes Nouv.

    Le point de départ de ce manuel est un questionnement : l'architecture constitue-t-elle un objet de sociologie ? Son originalité réside dans une présentation synthétique des travaux existants sur l'architecture et les architectes qui fait le lien entre 3 dimensions : les mécanismes et acteurs de la production architecturale et urbaine, les usagers et habitants, les bâtiments eux-mêmes comme production symbolique. Il s'adresse en priorité aux étudiants en architecture et en urbanisme mais intéressera également les sociologues et étudiants en sciences sociales qui travaillent sur la sociologie de la ville.

  • La maison, engagement intime, résonne au plus profond de notre être comme l'expression d'un lieu où l'on se sent bien. C'est par la dimension sensible de l'habiter que l'espace va pouvoir correspondre à cette quête de spiritualité qui touche aujourd'hui la maison occidentale. Les 20 maisons présentées ici illustrent comment les Japonais, sur des parcelles exiguës, ont su créer des espaces de vie riches et variés, entre dedans et dehors, entre intimité et ouverture sur la ville, pour o. rir des lieux où l'art d'habiter répond aux besoins de vivre une certaine présence au monde. En o. rant une approche sensible de ces espaces, ces exemples permettront d'expérimenter la manière dont est vécu l'espace au Japon et de s'inspirer de solutions d'aménagement spécifi ques aux petites surfaces.

  • L'irruption de la prostituée américaine - l'étrangère - dans l'appartement de Sunset Boulevard a brisé le fragile équilibre de la famille exilée, vivant sur les souvenirs de leur quartier de Beyrouth déserté pendant la guerre. Les mondes du fils - enseignant passionné de théâtre - et du père - entouré de ces milliers de livres ramenés de sa librairie du Liban - se confrontent entre choc des cultures et considérations morales.
    Dans ce roman aux accents autobiographiques, Berberian tisse une fresque quasi cinématographique dans l'Hollywood des années quatre-vingt, autour des tensions de la relation père-fils troublée par la passion et les interdits face au poids des valeurs traditionnelles.

  • Si la création d'un projet paysager est toujours connue et documentée, il n'en va pas de même de ses altérations sous l'action du temps. test dans ce vide critique et analytique que s'inscrit cet ouvrage. Ouvrant sur le récit d'un projet qui permet de se familiariser avec la production ordinaire d'un espace public, il se poursuit par sept études de cas, illustrant chacune un item d'une grammaire de l'altération : la ruine, Ille, le socle, la fondation, le bois, le germe et le pôle.
    Dans un troisième temps, l'auteur expose un cadre théorique susceptible d'intégrer ces données. Riche d'exemples, ce livre montre que le projet de paysage est, par ses errements, le vecteur d'une écologie concrète de l'espace habité, appelée à être le support d'une nouvelle théorie critique de l'espace public.

  • Être moins qu'un chien c'est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l'indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. Être moins qu'un chien c'est, tout en luttant contre le pouvoir blanc par la charge revendicative de la création, être forcé, dans le quotidien, de jouer son jeu. « Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu'elle sait être colère. » Quand la rage de Mingus passe par les mots, cela donne cette fresque corrosive qu'est Moins qu'un chien, cynique souvent, impitoyable envers lui-même, mais surtout pour ceux qui oppressent ou transigent.

  • Avec ses six équipes lauréates choisies parmi soixante et une candidatures, l'édition 2020 du Palmarès des jeunes urbanistes conforte l'effervescence et l'engouement que suscite la démarche de soutien aux jeunes professionnels, portée par le ministère en charge de l'urbanisme.
    Le sextette retenu frappe par la diversité des profils, embrassant tous les champs d'action de l'urbanisme : architectes (FCML) et paysagistes (Altitude 35) côtoient des collectifs ancrés dans la sphère de l'urbanisme transitoire (Bellastock, Yes We Camp), des stratèges urbains aguerris (Le Sens de la ville) et une conceptrice qui a fait de la permanence architecturale et urbaine son mode d'action privilégié (Sophie Ricard).
    Tous ont assimilé le caractère peu soutenable de notre modèle de développement et pris acte de la standardisation et de la banalisation des territoires? ; tous ont fait leur la posture transdisciplinaire de l'urbaniste et ont compris l'exigence d'être à la fois médiateur, détenteur d'un savoir-faire et embarqué sur un terrain d'action politique. Leurs réponses tendent à bousculer les barrières mentales et les mécanismes « en silo » de la fabrication et de la gestion des villes et passent par des démarches empiriques et expérimentales à la recherche de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de projet.
    Il s'agit non pas de bâtir à tout prix mais d'accompagner le processus lent de la transformation d'un lieu, d'en dénicher la singularité - fondée sur la puissance de sa géographie, de son paysage ou des liens sociaux qui l'animent -, de se poser la question de sa « mise en usage », du réemploi des matériaux, de l'économie circulaire... bref de mobiliser tout ce qu'il est nécessaire et possible pour changer l'organisation collective de nos quotidiens. Façonner des terrains d'entente pour faire société.

  • La sélection du Grand Prix de l'urbanisme 2020 montre combien l'urbanisme est devenu le lieu de toutes les expressions. Un lieu où le renouveau est à l'oeuvre pour relever les défis économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires de notre époque, tout en prônant plus d'équité, de durabilité, de convivialité et de plaisir ! Ce message d'espoir bienvenu traverse quatre autobiographies scientifiques riches de leçons et de promesses.
    Si la voix de la paysagiste Jacqueline Osty, lauréate 2020, se distingue, elle n'est pas sans trouver un écho dans les travaux des trois nominés. Jacqueline Osty, Grand Prix du paysage, pratique un art urbain source d'émerveillement pour les usagers. Empreints d'une poétique de la nature qui met en scène le spectacle des saisons, ses espaces publics comme à Amiens, Paris ou Pantin, sont des vecteurs d'imaginaire, de vivre-ensemble, de plaisir et de liens.
    Elle développe à Nantes et à Rouen une approche territoriale et urbanistique sensible, à la fois précise et poétique. L'AUC - Djamel Klouche, Caroline Poulin et François Decoster - oeuvre autant à la régénération de grands ensembles et à la reconversion de friches industrielles qu'à la conception de nouveaux quartiers. Connue pour la vigueur de ses positions théoriques, l'agence se confronte à toutes les échelles sans jamais renier ses convictions.
    Laurent Davezies, économiste, enseignant et auteur de nombreux ouvrages, travaille sur le développement régional et urbain, l'économie résidentielle et le rôle équilibrant de la redistribution au niveau national, révélant des mécanismes propres à bousculer les idées reçues sur les liens entre urbanisme et économie. Jean-Marc Offner, chercheur en matière de mobilité, d'action publique locale, de gouvernance métropolitaine ou encore de planification, dirige l'A'urba (agence d'urbanisme Bordeaux-Aquitaine) depuis 2009.
    Sa spécificité : traverser les disciplines, les modes d'exercice, les temporalités, les postures et les échelles

  • Raj Rewal est un architecte indien né en 1934, toujours actif et qui est considéré comme l'un des plus marquants de l'Asie du Sud-Est.
    L'importance et la diversité de sa production architecturale et urbaine, les leçons qu'il tire de l'architecture traditionnelle, son souci pour un logement de qualité accessible au plus grand nombre et, finalement, le fait qu'il parvienne à atteindre tous ces objectifs en suivant une voie originale, en dehors du modernisme occidental, font de Raj Rewal un architecte remarquable et exemplaire, dont l'engagement et l'oeuvre méritent d'être connus en France.

  • Frank Lloyd Wright est l'une des figures majeures de l'architecture du XXe siècle, dont l'histoire a retenu, outre des chefs-d'oeuvre, une vie mouvementée et une dimension quasi « prophétique ». Aujourd'hui, près de soixante ans après sa mort, ses principes, ses pratiques, ses réflexions résonnent d'une nouvelle actualité. Au premier chef : l'architecture organique et l'intégration de l'agriculture dans le développement des métropoles. Afin d'analyser cet oeuvre d'exception et d'en saisir le caractère actuel, l'auteur a choisi cinq approches thématiques : la teneur biographique de l'oeuvre, une comparaison avec Ruskin, l'organique, le recueil de dessins Wasmuth et la métropole agricole.
    Cinq approches qui offrent un éclairage original et inédit sur une figure phare de l'architecture moderne.

  • " papa et maman étaient mômes à leur mariage : lui dix-huit ans, elle seize ; moi, j'en avais trois.
    Maman travaillait comme bonne chez des blancs. quand ils se sont aperçus qu'elle était enceinte, ils l'ont foutue à la porte. les parents de papa, eux, ont failli avoir une attaque en l'apprenant. c'étaient des gens comme il faut qui n'avaient jamais entendu parler de choses pareilles dans leur quartier à baltimore. mais les deux mômes étaient pauvres, et quand on est pauvre, on pousse vite. " c'est ainsi que débute ce récit autobiographique de billie holiday, tendu de bout en bout, écorché comme l'a été cette voix à nulle autre comparable ; un témoignage sur une existence faite d'épreuves que ponctuent le viol, la misère, la prostitution et la prison, la drogue et l'alcool.
    Et, toujours, le racisme. un des plus beaux textes de musicien, qui dit comment brûler sa vie dans une amérique blanche.

  • Mappa insulae

    Stevenson

    Le charme mystérieux des îles prend forme dans les cartes, la beauté des cartes se cristallise sur le contour des îles, deux mondes se croisent dans des formes riches et colorées et voilà Mappa insulae, le livre consacré à la carte de l'île.
    Jules Verne, Thomas More, Stevenson, Melville, aujourd'hui la télé-réalité, les jeux vidéo.
    Peut-on dessiner, peindre ou cartographier l'île ?
    Et comment le faire, selon qu'elles sont réelles ou imaginaires, habitées ou pas, qu'elle servent de prison ou de lieu de vacances ?
    Le collectif Stevenson est composé de cinq artistes et chercheurs animés par la passion des images et des cartes du monde entier.
    Mappa insulae présente leur récolte, amassée au fil des ans, leurs coups de coeur dans la bibliothèque infinie des cartes d'îles.

  • Ce récit graphique relate l'histoire de l'hôtelrestaurant des Gens de Mer à Lavéra, près de Martigues, de sa construction jusqu'à sa disparition programmée.
    C'est un voyage hésitant, tout en lenteur, au coeur d'un compte à rebours inéluctable.
    Là, sur la rive du chenal de Caronte modelée par le port pétrolier de Fos-sur-Mer, on est au bout du monde méditerranéen et au coeur du complexe industriel.
    Abolissant toute chronologie, le récit, telle une enquête policière, va retracer une recherche obstinée sur plus d'une décennie : recherche des acteurs, gérants de l'hôtel, cuisiniers, employés, recherche des témoins, ceux qui y ont dormi une nuit... Et puis, recherche des traces « archéologiques » du chantier de déconstruction, recherche du moindre document et rencontres plus ou moins provoquées : tel écrivain qui regrette de n'avoir jamais écrit sur ce bâtiment, l'architecte des lieux dont on reconstitue la biographie par sa descendance retrouvée, le journaliste qui se souvient que ce fut la première nuit à l'hôtel pour sa fille adolescente, la comédienne polonaise qui revient sur les lieux de tournage d'un célèbre film de 1968 et bien sûr les marins et ouvriers du port...
    Ou comment ressusciter un bâtiment emblématique de l'architecture des années soixante qui ne figure dans aucun livre ni aucune revue...

  • Le paysage, loin d'être un spectacle ou un objet d'étude, doit être saisi comme un milieu dynamique. Qu'il ne soit pas quelque chose mais qu'il faille plutôt le considérer comme une relation. En étudiant diverses façon d'aborder cette question du paysage dans la manière dont nous l'appréhendons à partir de la marche, de la danse ou du déplacement en général, ce qui est privilégié ici, c'est l'expérience du paysage qui passe aussi par des formes particulières de désorientation que l'art nous permet de mieux appréhender. Pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif.
    L'art est au coeur de ces développements qui s'appuient en même temps sur l'histoire, la philosophie et l'anthropologie.

  • Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites.
    Son travail vise à promouvoir le « possible ignoré », sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation.
    Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.

  • Quoiqu'en majorité urbains, nos contemporains connaissent peu les acteurs et les processus qui produisent leur cadre de vie. Cet ouvrage éclaire les coulisses de la fabrication de la ville à partir de la place qu'y occupent les architectes. L'évolution considérable de leur statut depuis les années 1980 est révélatrice de nombre de transformations profondes de notre société.
    La référence que constituait la grande commande publique, le rôle prépondérant de l'État dans la désignation des politiques architecturales s'effacent au profit de nouvelles situations de projet, mettant les grands opérateurs du BTP au centre des systèmes d'acteurs. Ce décadrage interroge le sens que les architectes attribuent à leur travail et les registres sous lesquels ils revendiquent d'être évalués.

  • New York délire

    Rem Koolhaas

    Manhattan est l'arène oú se joue le dernier acte du monde occidental.
    Avec l'explosion démographique et l'invasion des nouvelles technologies, manhattan, depuis le milieu du xixe siècle est devenu le laboratoire d'une nouvelle culture - celle de la congestion - ; une île mythique oú se réalise l'inconscient collectif d'un nouveau mode de vie métropolitain, une usine de l'artificiel oú naturel et réel ont cessé d'exister. new york délire est un " manifeste rétroactif ", une interprétation de la théorie informulée, sous-jacente au développement de manhattan ; c'est le récit des intrigues d'un urbanisme qui, des origines à coney island jusqu'aux théoriciens du gratte-ciel, a fait exploser la grille d'origine.
    Ce livre, polémique et prémonitoire (publié en 1978), illustre les relations entre un univers métropolitain mutant et la seule architecture qu'il puisse produire. il dit aussi que, souvent, l'architecture génère la culture.

  • Soucieux de poser un regard résolument différent sur la vie au quotidien dans les quartiers populaires, le sociologue Adil Jazouli a choisi de recueillir les témoignages d'une quarantaine de personnes impliquées aussi bien dans le monde associatif que l'économie solidaire ou les conseils citoyens.
    Ces entretiens, complétés chacun par une mission photographique originale, témoignent d'une part des difficultés diverses auxquels ces quartiers sont continuellement confrontés et, d'autre part, des nombreux projets portés par des bénévoles, des habitants, mus par une énergie généreuse et pragmatique, et porteurs d'un espoir de changement.
    Autant de parcours singuliers et engagés qui décrivent un paysage humain résilient et forment le portrait intime d'une banlieue méconnue.

  • Le 15 avril 2019, les images de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeuvent le monde entier. La question de la reconstruction de ce monument parmi les plus visités au monde surgit rapidement, et avec elle la figure incontournable de Viollet-le-Duc. Il est, au xixe siècle, le grand artisan de la restauration la plus ambitieuse de la cathédrale.
    C'est en 1842 qu'il remporte avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus le concours lancé par le ministre des Cultes en présentant un « Projet de restauration de Notre-Dame de Paris », texte repris ici. L'édifice est alors très dégradé. Après plus de dix ans de travaux, Viollet-le-Duc rédige avec Ferdinand de Guilhermy une Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris, volume publié en 1856, et enrichi pour cette nouvelle édition de nombreuses illustrations. Il y retrace l'histoire de la construction et répertorie avec une exhaustivité remarquable chaque élément architectural et sculptural.
    Farouche défenseur d'une architecture patrimoniale en mouvement, non circonscrite à la simple conservation, il invite, à travers ces textes, à repenser ce que doit être une politique du patrimoine inscrite dans son temps mais éclairée et consciente des contraintes du bâti.

  • " les choses changent.
    Les rêves et les visions d'aujourd'hui seront peut-être la réalité de demain. nous pourrions faire un usage plus simple des technologies modernes. l'architecture et les installations climatiques devront changer, tout autant qu'évoluent nos idées sur l'utilisation de l'énergie. les possibilités de capter les énergies passives naturelles pour alimenter notre cadre de vie sont immenses. " david wright.

  • Présentant une élucidation de la notion d'habiter à partir d'un commentaire de «Bâtir, habiter, penser» de Heidegger et d'une analyse de projets architecturaux, cet ouvrage s'adresse non seulement aux architectes et aux philosophes, mais aussi de manière plus générale à toute personne soucieuse de réfléchir à ce que veut dire avoir un «chez-soi». À l'heure d'une architecture de plus en plus écrasée par les normes, souvent indifférente à son environnement et parfois marquée par la tentation du spectaculaire, un retour à la pensée de Heidegger apparaît nécessaire pour distinguer le simple logement de l'habitation. Une leçon de philosophie de l'architecture à travers les textes et les édifices.

  • Après avoir étudié comment les constructions humaines, des abris rudimentaires aux plus grands édifices tenait debout (Comment ça tient ?, 2005), Mario Salvadori analyse tous les paramètres structurels et constructifs qui contribuent à la destruction des édifices.
    Un bâtiment est conçu lorsqu'il est dessiné, naît lorsqu'il est construit, vit tant qu'il est debout, et meurt de son grand âge ou d'un accident inattendu, et la mort accidentelle d'une construction est toujours due à la défaillance de son squelette, la structure.
    Sont notamment explicités ici les grandes catastrophes de l'histoire de l'architecture - effondrements de dômes, coupoles, ponts ou tours. -, suite à des erreurs de conception ou des phénomènes naturels exceptionnels.
    Ce second volume a été mis à jours par les collaborateurs de Salvadori après sa disparition, pour tenir compte des derniers exemples particulièrement marquants : la destruction des Twin Towers de New York ; ici le processus qui a conduit à leur effondrement est finement décrypté.

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