Parentheses

  • Les années cinquante et soixante sont parmi les plus marquantes et les plus créatives de l'histoire du design.
    Dans cet après-guerre consumériste, la nouveauté est portée aux nues et s'invite dans tous les secteurs de la conception. De la Vespa à l'Instamatic, des meubles Knoll aux caractères Helvetica, studios, ateliers et usines, inventent et diffusent les formes d'un monde nouveau.
    Tour d'horizon complet du style années cinquante, cet ouvrage, riche de mille photographies et d'articles signés par les plus grands spécialistes du domaine, est une aubaine aussi bien pour l'antiquaire et le collectionneur que pour le simple amateur d'objets aux lignes incomparables.
    Art, design, architecture, mobilier, luminaires, objets, textiles, intérieurs, graphisme...

  • Mappa insulae

    Stevenson

    Le charme mystérieux des îles prend forme dans les cartes, la beauté des cartes se cristallise sur le contour des îles, deux mondes se croisent dans des formes riches et colorées et voilà Mappa insulae, le livre consacré à la carte de l'île.
    Jules Verne, Thomas More, Stevenson, Melville, aujourd'hui la télé-réalité, les jeux vidéo.
    Peut-on dessiner, peindre ou cartographier l'île ?
    Et comment le faire, selon qu'elles sont réelles ou imaginaires, habitées ou pas, qu'elle servent de prison ou de lieu de vacances ?
    Le collectif Stevenson est composé de cinq artistes et chercheurs animés par la passion des images et des cartes du monde entier.
    Mappa insulae présente leur récolte, amassée au fil des ans, leurs coups de coeur dans la bibliothèque infinie des cartes d'îles.

  • Ce récit graphique relate l'histoire de l'hôtelrestaurant des Gens de Mer à Lavéra, près de Martigues, de sa construction jusqu'à sa disparition programmée.
    C'est un voyage hésitant, tout en lenteur, au coeur d'un compte à rebours inéluctable.
    Là, sur la rive du chenal de Caronte modelée par le port pétrolier de Fos-sur-Mer, on est au bout du monde méditerranéen et au coeur du complexe industriel.
    Abolissant toute chronologie, le récit, telle une enquête policière, va retracer une recherche obstinée sur plus d'une décennie : recherche des acteurs, gérants de l'hôtel, cuisiniers, employés, recherche des témoins, ceux qui y ont dormi une nuit... Et puis, recherche des traces « archéologiques » du chantier de déconstruction, recherche du moindre document et rencontres plus ou moins provoquées : tel écrivain qui regrette de n'avoir jamais écrit sur ce bâtiment, l'architecte des lieux dont on reconstitue la biographie par sa descendance retrouvée, le journaliste qui se souvient que ce fut la première nuit à l'hôtel pour sa fille adolescente, la comédienne polonaise qui revient sur les lieux de tournage d'un célèbre film de 1968 et bien sûr les marins et ouvriers du port...
    Ou comment ressusciter un bâtiment emblématique de l'architecture des années soixante qui ne figure dans aucun livre ni aucune revue...

  • «Au dessin, je m'impose une règle : remplir un carnet sans repentirs, produire un flux régulier d'images, de «visions». Les dessins surgissent, défilent comme une série d'instantanés de la ville, une empreinte urbaine tatouée sur le papier, le fruit d'un street art contemplatif et solitaire. Le carnet tenu bras à la verticale la composition s'impose et se dégage progressivement des lignes qui s'entrecroisent et font coïncider deux structures : celle du dehors et celle confinée sur la feuille.» L'auteur a investi les rues de Marseille durant plusieurs mois pour noircir les 40 doubles pages de son Moleskine 9x14. Le livre qui en est issu reprend l'intégralité du carnet en reconstituant les doubles-pages sur un format à l'italienne pour une pleine perception des ambiances et des perspectives.

  • Les îles évoquent en chacun de nous émotions et savoirs parfois imprévisibles :
    Souvenirs, désirs, vacances, couleurs et odeurs, jeux et lectures, inquiétudes... Elles constituent un catalogue de nos vies réelles et rêvées.
    En les arrachant à la seule géographie physique, en renversant l'approche traditionnelle qui les appréhende comme une figure de l'Autre et de l'Ailleurs, un lieu périphérique, éloigné voire marginal, le livre et l'exposition qui en est le prétexte interrogent espaces, savoirs et sociétés à partir de la condition îlienne et de ses expériences.
    Un croisement de domaines - histoire, philosophie, art, photographie, cinéma... - d'où la poésie et la politique ne sont pas absentes.

  • Appelés par son omniprésence, les artistes se sont déjà maintes fois saisis de la ville, mais d'abord et surtout en tant que « problème » et source d'inquiétude. Villissima dit autre chose du rapport des artistes à la ville. Là, ni dénonciation ni urgence à agir ; le rapport est enthousiaste et joueur, presque jouissif. À la fois essai et catalogue d'oeuvres, Villissima donne à voir, dans un large éventail de représentations, une ville complexe mais décomplexée, gagnée par un fl ux d'énergie.
    Quatre lignes de lecture sont proposées au lecteur/visiteur : la mise en tension de la ville tentaculaire et de la ville miniaturisée ; l'évocation d'une ville « fait main » ; le croisement de la ville et de la lettre, typographique et littéraire ; et enfi n la considération de l'écran dans la ville.

  • Armelle Caron est une artiste de l'itinérance et du voyage. Enfant, elle a suivi ses parents dans différents pays et par la suite, a effectué de nombreux voyages et résidences, sur tous les continents. Ce rapport à l'espace et aux villes, ainsi qu'à l'ailleurs géographique, se retrouve dans sa démarche esthétique d'une grande sensibilité, mettant à l'épreuve de l'image les territoires ainsi parcourus.
    Les chambres présentées dans ce récit autobiographique sont celles de l'intime, celles dont elle garde un souvenir, celles où elle a vécu un peu.Un sobre plan dessiné au feutre, accompagné d'un texte comme une mémoire des lieux, des atmosphères, des sensations physiques éprouvées. En filigrane, le parcours d'une vie tout en pudeur et poésie. Un objet qui mêle littérature et livre d'artiste.

  • L'auteur a conservé tous les sacs de papier brun de son primeur égyptien à l'enseigne «Les Fruits du matin». Il les a ensuite retravaillés, interprétés, selon une pratique du dessin, de la copie, de la surcharge, du découpage, du prélèvement, du montage et de l'emboîtement. Puis il a confectionné des fragments de récits, des descriptions de lieux, d'ambiances, d'arts de faire. Ce texte célèbre les fruits (du matin), leurs mots et l'intense plaisir dont ils sont la source ; et célèbre en même temps le Caire, dont ils sont indissociables, et quelques autres villes du monde méditerranéen. Ce livre mêle les récits, celle d'un anthropologue urbain, et celle d'un poète et traducteur de poésie arabe. Une mise à l'épreuve de l'intelligence sensible qu'est capable de produire l'écriture.

  • Roger Boulay est actuellement chargé de mission auprès de la Direction des musées de France pour les collections océaniennes et responsable de la muséologie au Centre culturel J.-M. Djibaou à Nouméa.

    Qu'il soit politique et revendicatif, qu'il cherche à exprimer l'identité d'une nouvelle nation, à définir une identité commune pour des insulaires immigrés, qu'il tente de faire exister une expression individuelle et singulière, l'art contemporain océanien a émergé avec les mouvements de renaissance culturelle des années 1960-1970. Cette période féconde a vu s'exprimer, souvent dans le même dynamisme, revendications politiques et réveils culturels. Cet ouvrage présente une sélection des peintures d'artistes contemporains papous comme Mathias Kauage, Timothy Akis, Jakupa, Gickmai Kundun qui ont émergé dans les années soixante au contact des Occidentaux et grâce à la création d'un département d'art à l'université de Port-Moresby où se sont formés plusieurs d'entre eux. Leur peinture rend compte des transitions rapides qui s'opèrent dans leur pays et dans leur vie (déplacement massif vers la capitale, urbanisation anarchique, intrusion des modes de vie occidentaux, identité bousculée), de la complexité nouvelle que cela engendre.

  • La grande figure de la poésie russe, Ossip Mandelstam, né à Varsovie en 1891 de parents juifs, connaîtra un tragique destin après ce voyage dans le Caucase qu'il aime tant. En 1930 il écrit un cycle de 12 poèmes, Armenia, publié en revue, avant d'imaginer l'Épigramme à Staline qui lui vaudra un exil en Sibérie où il meurt en 1938.
    Giuseppe Caccavale a réalisé 5 albums (30 x 43 cm), reprenant les typographies des poèmes en russe à la mine de plomb, doubles pages qui sont autant d'interprétations artistiques de l'oeuvre littéraire. Le livre consiste en une suite de reproductions à l'identique des carnets ouverts dans un format homothétique. Viennent en addenda la reprise des textes russes et les traductions en français, italien, anglais et allemand, dans une typographie contemporaine.

  • Centre d'art contemporain, les activités du Cirva se concentrent dans l'atelier de travail du verre mais il rayonne au niveau international. Des artistes sont invités à y résider pour des longs temps de travail, des moments de réflexion et d'exploration sur un matériau nouveau pour eux. De la rencontre avec les techniciens verriers qui prêtent leur savoir-faire aux idées des artistes, des oeuvres d'art voient le jour après une longue maturation. 200 artistes du monde entier se sont succédé dans cette maison de verre et la collection du Cirva est riche de plus de 700 oeuvres.
    Dans cet ouvrage, qui accompagne l'exposition rétrospective au musée Cantini, seize artistes de générations, de parcours et d'univers différents ont été retenus pour présenter l'aboutissement de leur résidence au Cirva.

empty