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aurelien robert
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Se faire plaisir... à tout prix ?
Aurélien Robert, Matthieu Méron
- Gallimard Jeunesse
- Philophile ; Giboulées
- 5 Septembre 2024
- 9782075188319
S'enlacer, danser, savourer un repas entre amis et marcher pieds nus dans l'herbe ou paresser au soleil... : quels que soient nos goûts et nos préférences, n'est-ce pas pour le plaisir que l'on choisit un grand nombre de nos activités ? Satisfaction, volupté, jouissance... : autant de termes pour en approcher la nature même, sa diversité selon les individus, les époques, les cultures ou les groupes sociaux, mais sans que l'on parvienne à décrire précisément l'ensemble de ce que l'on ressent. Dans une société qui ne cesse pourtant de nous inciter au plaisir (publicité, marketing...), d'influer sur nos choix en la matière, il risque même de nous rendre dépendants, voir nuisibles à autrui. Il serait donc illusoir de nous croire totalement libres de nous y adonner, d'en faire un critère absolu pour nous orienter dans la vie. Car le plaisir n'est pas seulement un phénomène naturel, mais bien un objet de réflexion morale et politique : jusqu'à quel point, mais surtout à quel prix peut-on faire vraiment tout ce qui nous plaît ?
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Qu'est-ce que tu t'imagines ?
Aurélien Robert, Thibaut Rassat
- Gallimard Jeunesse
- Philophile
- 1 Septembre 2022
- 9782075156837
Nous ne cessons d'imaginer, de nous évader de la réalité, pour nous réfugier dans nos pensées, élaborer de nouveaux projets, nous plonger dans des oeuvres de fiction. Pour autant, qui ne s'est jamais entendu dire : « Mais qu'est-ce que tu t'imagines ?» Longtemps considérée comme un principe d'illusion, l'imagination règne pourtant au coeur de nos pratiques. Sans elle, comment pourrions-nous nous divertir, réaliser nos désirs par procuration, expérimenter nos émotions et nos sentiments ? Que serait l'esprit s'il ne pouvait imaginer, se figurer ce qui n'est pas, ce qui n'est plus, ce qui n'est pas encore ? Serions-nous capables d'orienter nos choix dans l'existence, d'anticiper certaines situations pour mieux les affronter ? L'imagination, qui nous permet de nous représenter le réel et le présent comme des choses possibles ou à venir, n'est-elle pas surtout à l'origine de toute invention, de toute création, de tout engagement ?
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Le monde mathématique : Marco Trevisano et la philosophie dans la Venise du trecento
Aurélien Robert
- Les éditions du Cerf
- 6 Avril 2023
- 9782204154499
Dans la seconde moitié du XIVe siècle, un noble vénitien Marco Trevisano écrit Du macrocosme. Il se dit disciple de Pythagore et de Platon... au XIVe siècle, bien avant la Renaissance ! Un livre qui nous oblige à revoir les débuts de l'humanisme.
Selon les histoires classiques de la philosophie, il aurait fallu attendre le xve siècle pour voir le retour de Platon et de Pythagore sur la scène de la pensée. Pourtant, au xive siècle, bien avant la Renaissance, un noble vénitien, Marco Trevisano, écrit pour son fils un livre intitulé Du macrocosme. Il s'y définit lui-même comme un disciple des deux géants antiques et décrit l'origine du monde et sa constitution en termes mathématiques. Ce texte, encore inédit à ce jour, n'a jamais été étudié pour lui-même et dans son contexte.
Aurélien Robert fait revivre la pensée de ce lettré et savant laïc, qui ne fréquentait ni université, ni couvent. Le cas de Marco Trevisano montre à quel point la philosophie du Moyen Âge ne peut être résumée aux grands noms des manuels scolaires. Et surtout, il interroge les frontières entre ce que nous appelons d'ordinaire la scolastique médiévale et l'humanisme de la Renaissance. Une étude remarquable d'une figure méconnue mais capitale. -
Epicure aux enfers ; hérésie, athéisme et hédonisme au Moyen Age
Aurélien Robert
- Fayard
- 24 Février 2021
- 9782213711744
Dans la Divine comédie de Dante, un seul philosophe se trouve au sixième cercle de l'Enfer, au milieu des hérétiques : Épicure. Comment un penseur ayant vécu au ive siècle av. J.-C. peut-il être jugé ainsi ? En proposant une archéologie des représentations de l'épicurien dans les trois grandes religions monothéistes, Aurélien Robert retrace la longue élaboration des associations entre épicurisme et hédonisme, athéisme et hérésie, et leur transformation au Moyen Âge.
Mais cette histoire en cache une autre, restée dans l'ombre d'une imposante littérature religieuse. Dès le xiie siècle apparurent des tentatives de réhabilitation du philosophe grec, près de trois siècles avant la redécouverte de Lucrèce par Poggio Bracciolini. Ces témoignages de théologiens, de médecins, de philosophes présentent Épicure comme un grand sage, voire un modèle pour les chrétiens. Dans le même temps, sa pensée du plaisir retrouvait progressivement son prestige. Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas le Moyen Âge qui inventa la caricature de l'épicurien. Plus encore, c'est à cette époque que l'on tenta de sauver Épicure et sa philosophie des enfers.
Directeur de recherche au CNRS, ancien membre de l'École française de Rome, Aurélien Robert est spécialiste d'histoire de la philosophie du Moyen Âge et de la Renaissance. En 2019, il a reçu la médaille de bronze du CNRS pour l'ensemble de ses travaux. -
Savoirs profanes dans les ordres mendiants en Italie (XIIIe-XVe siècle)
Joël Chandelier, Aurélien Robert
- Ecole Francaise De Rome
- Collection De L'efr
- 21 Février 2023
- 9782728315536
Les ordres mendiants (Franciscains, Dominicains mais aussi Ermites de saint Augustin ou Carmes) ont joué un rôle majeur dans la production du savoir à la fin du Moyen Âge. Auteurs de nombreux ouvrages dans tous les domaines de la culture, ils ont aussi largement contribué à la diffusion des manuscrits et des idées ainsi qu'à l'approfondissement des disciplines, grâce aux lieux d'enseignement et de débat abrités dans les couvents. Or, si ces ordres ont été largement étudiés pour leurs apports en théologie, leur place dans le développement des savoirs dits profanes, c'est-à-dire non liés à leur vocation religieuse, a été moins souvent abordée.
Pourtant les Mendiants, véritables passeurs de savoirs, ont contribué de manière décisive à la redéfinition et à l'essor des disciplines enseignées dans les universités ou pratiquées dans les cours.
En se concentrant sur l'Italie, laboratoire intellectuel et culturel de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance, ce volume vient révéler leur importance dans plusieurs domaines essentiels de la culture des débuts de la Modernité (arts libéraux, sciences de la nature, littérature, rhétorique ou encore géographie). -
Frontières des savoirs en Italie à l?époque des premières Universités (XIIie-XVe : FRONTIERES DES SAVOIRS EN ITALIE A L EPOQUE DES PREMIERES UNIVERSITES (XIIIE-XVE
Joël Chandelier, Aurélien Robert
- Ecole Francaise De Rome
- 15 Mars 2016
- 9782728311231
Qu'est-ce qu'une discipline au Moyen Âge ? Selon que l'on s'intéresse au discours des penseurs médiévaux ou à la reconstruction des historiens contemporains, la réponse pourrait s'avérer très différente, peut-être même décevante. Pour cette raison, l'objectif de ce volume est d'aborder la question non en partant de définitions théoriques souvent figées, mais à travers l'étude des pratiques concrètes des acteurs, lesquelles impliquent parfois perméabilités, évolutions ou hybridations des savoirs. Le choix du contexte italien s explique par des caractéristiques exceptionnelles. La non-séparation de l'enseignement des arts et de la médecine, l'absence dans de nombreuses villes de facultés de théologie, la présence enfin d'une vie culturelle intense dans le cadre urbain, sont autant d'éléments qui contribuent en effet à favoriser les porosités et les innovations. Il s'agira donc d'examiner ces changements du point de vue des frontières, c'est-à-dire des points de rencontre ou de séparation entre les différents savoirs universitaires. Trois domaines ont été privilégiés : la rhétorique et ses usages ; le droit dans ses rapports parfois ambigus avec la philosophie et la théologie ; la médecine et son rôle dans la définition de nouveaux champs comme la médecine légale ou l'éthique médicale. Dans chaque cas, sont croisés les aspects matériels, institutionnels et doctrinaux à l'oeuvre dans les déplacements de ces frontières - montrant que les disciplines échappent le plus souvent à leur définition traditionnelle, qu'elle soit médiévale ou contemporaine.