• Le pont de Bezons

    Jean Rolin

    « Heureux qui a vu le jour se lever sur le pont de Bezons ». C'est la première phrase de ce roman dont le projet consiste « à mener sur les berges de la Seine, entre Melun et Mantes des reconnaissances aléatoires, au fil des saisons, dans un désordre voulu ». Mais très rapidement ces déambulations prennent des allures de petite odyssée sur les berges du fleuve, au coeur de banlieues bousculées, parcourant des espaces fracassés, des friches et des zones industrielles. Traversée du monde d'à côté, celui que nous ne voyons plus depuis des décennies. De micro-événements prennent une tournure fatale et romanesque, comme la fermeture d'un Mc Donald's à Bezons ou des parties de pêche organisées par des Roms. On y croise des réfugiés tibétains sur une péniche à Conflans, un café kurde révolutionnaire à Corbeil, un restaurant brésilien, des mosquées salafistes à Saint-Denis, une base assez confidentielle de la marine nationale... C'est le roman discret d'un monde bouleversant de solitude, d'oublis, de ruines et de décomposition. Au coeur de ce parcours, il y a aussi les retrouvailles avec une vieille cousine et la maison de Carrières-sous-bois qui cache un secret de famille que le narrateur révèle pour la première fois : le fantôme de l'oncle Joseph. Mais le chaos de ce monde périphérique, sous le regard aigu du narrateur, cache lui aussi un mystère : la présence de toute une vie sauvage et animale nichée souvent dans d'improbables lieux. Oiseaux rares, cygnes sauvages, poissons... Avec humour, Jean Rolin traque les détails des existences, des paysages, des lieux, et les traces historiques d'un décor périurbain qui devient sous nos yeux le roman contemporain de notre abandon.

  • L'automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s'imposer comme l'étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l'urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient.
    Il livre une charge pour sortir ces "requins d'acier" de nos villes, qu'ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l'aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l'auto solo de nos villes. L'automobile est un piège, il est temps de s'en libérer.

  • « Partout, pouvoirs économiques et politiques font front commun. Non pas pour retisser des liens respectueux avec la Terre face à une crise écologique sans précédent. Non pas pour lutter contre des injustices sociales et les inégalités territoriales déjà béantes. Non pas pour défendre les régimes démocratiques face à la multitude de dérives autoritaires qui les fragilisent. Non, leur communion porte sur un point et un seul : poursuivre sans relâche la métropolisation du monde. » Pourtant, seul·es 13% des Français·es considèrent la grande ville comme un lieu de vie idéal. Pollutions, stress, mobilité et connexion permanentes sont devenues une norme que beaucoup ne parviennent plus à supporter. Étouffante, la grande ville bétonne, cloisonne et nous coupe de la nature et du vivant.

    Dans ce manifeste illustré par de nombreux témoignages, Guillaume Faburel dresse un plaidoyer en faveur de la construction, dès aujourd'hui, d'une société écologique hors des grandes villes, seul futur viable pour l'humanité et la planète.

  • Rares sont les parcelles de notre territoire qui ont échappé à la main de l'homme. Campagnes d'openfield ou de bocage, régions littorales ou massifs forestiers, zones urbaines ou haute montagne sont toutes le résultat de l'aménagement voulu par plus de deux cents générations d'occupants.
    Jean-Robert Pitte décrit ici les mutations incessantes qu'a connues et que connaît toujours notre environnement. Il montre combien le paysage constitue le témoin privilégié de notre histoire culturelle et de ses mutations, bien davantage qu'il n'est soumis aux conditions naturelles, à l'érosion ou au climat. Reçu à sa parution comme un livre pionnier, Histoire du paysage français propose toujours une vue d'ensemble inestimable, portée par une érudition impressionnante.

  • Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel, gated communities et « grands projets » sont les principaux dispositifs architecturalo-urbanistiques qui accompagnent l'accélération de l'urbanisation partout dans le monde. Emblématiques de la société productiviste et construits au nom du « progrès » et de la « marche de l'histoire », ces désastres urbains n'ont en réalité comme seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés.
    Cette enquête montre - visites de bâtiments, romans, essais, films ou rapports officiels à l'appui - comment ils façonnent l'uniformisation des paysages urbains, amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques et contribuent à l'enfermement et à l'assujettissement de leurs habitants. Sans compter qu'ils se combinent aujourd'hui aux catastrophes dites « naturelles » (ouragans, tsunamis, séismes, inondations...) pour créer une instabilité et une dangerosité sans équivalent historique.
    Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour les contester et faire advenir dans un avenir proche des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et émancipateurs.

  • En dix ans, l'habitat participatif est passé de projet anecdotique et expérimental à une pratique récurrente des collectivités et institutions publiques. Tout en donnant de la visibilité à ces manières d'habiter, ce développement rapide est venu uniformiser et techniciser le milieu. Les guides, fiches techniques et retours d'expériences ne manquent pas d'expliquer comment budgétiser le projet immobilier ou choisir son statut juridique.
    Qu'en est-il de l'idée de départ de changer la ville pour changer la vie ? Samuel Lanoë dresse un état des lieux de ses expériences et du secteur tout en réengageant au coeur de l'habitat une question essentielle, celle de l'habiter.

  • Véritable laboratoire social et urbanistique, Los Angeles préfigure le modèle à venir des mégapoles modernes : destruction de toute mixité sociale par le cloisonnement strict des populations dans des quartiers réservés, laissés, pour certains, à l'abandon et à la domination des gangs, tandis que les couches les plus aisées se «bunkerisent» grâce à la généralisation de la vidéo-surveillance et des milices de sécurité privées. La ville vit désormais dans un état perpétuel de «guerre sociale de faible intensité», susceptible à tout moment d'éclater. À la fois sociologique, urbanistique et politique, l'essai de Mike Davis offre, au-delà du cas de Los Angeles, un portrait poignant de l'Amérique contemporaine et présage de l'évolution qui menace les sociétés occidentales.

  • Un manifeste politique et poétique pour réinventer nos métropoles par la création de sentiers de randonnée

  • Altérations paysageres ; pour une théorie critique de l'espace public Nouv.

    Si la création d'un projet paysager est toujours connue et documentée, il n'en va pas de même de ses altérations sous l'action du temps. test dans ce vide critique et analytique que s'inscrit cet ouvrage. Ouvrant sur le récit d'un projet qui permet de se familiariser avec la production ordinaire d'un espace public, il se poursuit par sept études de cas, illustrant chacune un item d'une grammaire de l'altération : la ruine, Ille, le socle, la fondation, le bois, le germe et le pôle.
    Dans un troisième temps, l'auteur expose un cadre théorique susceptible d'intégrer ces données. Riche d'exemples, ce livre montre que le projet de paysage est, par ses errements, le vecteur d'une écologie concrète de l'espace habité, appelée à être le support d'une nouvelle théorie critique de l'espace public.

  • La sélection du Grand Prix de l'urbanisme 2020 montre combien l'urbanisme est devenu le lieu de toutes les expressions. Un lieu où le renouveau est à l'oeuvre pour relever les défis économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires de notre époque, tout en prônant plus d'équité, de durabilité, de convivialité et de plaisir ! Ce message d'espoir bienvenu traverse quatre autobiographies scientifiques riches de leçons et de promesses.
    Si la voix de la paysagiste Jacqueline Osty, lauréate 2020, se distingue, elle n'est pas sans trouver un écho dans les travaux des trois nominés. Jacqueline Osty, Grand Prix du paysage, pratique un art urbain source d'émerveillement pour les usagers. Empreints d'une poétique de la nature qui met en scène le spectacle des saisons, ses espaces publics comme à Amiens, Paris ou Pantin, sont des vecteurs d'imaginaire, de vivre-ensemble, de plaisir et de liens.
    Elle développe à Nantes et à Rouen une approche territoriale et urbanistique sensible, à la fois précise et poétique. L'AUC - Djamel Klouche, Caroline Poulin et François Decoster - oeuvre autant à la régénération de grands ensembles et à la reconversion de friches industrielles qu'à la conception de nouveaux quartiers. Connue pour la vigueur de ses positions théoriques, l'agence se confronte à toutes les échelles sans jamais renier ses convictions.
    Laurent Davezies, économiste, enseignant et auteur de nombreux ouvrages, travaille sur le développement régional et urbain, l'économie résidentielle et le rôle équilibrant de la redistribution au niveau national, révélant des mécanismes propres à bousculer les idées reçues sur les liens entre urbanisme et économie. Jean-Marc Offner, chercheur en matière de mobilité, d'action publique locale, de gouvernance métropolitaine ou encore de planification, dirige l'A'urba (agence d'urbanisme Bordeaux-Aquitaine) depuis 2009.
    Sa spécificité : traverser les disciplines, les modes d'exercice, les temporalités, les postures et les échelles

  • Comment réenchanter la ville pour que les écosystèmes humains et naturels vivent en symbiose ? Dans un contexte de crise écologique et démographique mondiale, marqué par une emprise toujours plus massive et destructrice de l'espace urbain sur l'environnement, Olivier Dain Belmont nous invite à repenser la ville et à libérer l'habitat pour s'y sentir mieux. Pour y parvenir, il s'appuie sur la permaculture qu'il décline dans le domaine de l'architecture, nous faisant ainsi découvrir la permacité.
    En partant du modèle du pavillon urbain, il façonne une réflexion menant à un modèle cohérent. Au fil des pages, l'architecte fait évoluer sous nos yeux la maquette de la ville de demain. La Permacité, modèle souple et évolutif, ne met à l'écart ni les questions techniques ni celles de la gestion citoyenne et sociale de l'espace urbain.

  • Ce livre est un manifeste pour la ville. Ce n'est ni un pamphlet ni une critique amère ou nostalgique de notre réalité. C'est un manuel pratique qui s'adosse à une pensée et à une éthique de la ville, qui part de l'existant et tente de le saisir. L'ouvrage croise les dimensions spatiales et sociales de la ville. Il ne cherche pas à convaincre. Il expose, pas à pas, le bénéfice que représenterait pour tous, individuellement et collectivement, un espace public civil, favorisant la citoyenneté, l'égalité et la solidarité. L'ouvrage, composé de 19 entrées thématiques (bancs, sols, gares, sûreté urbaine...), propose un choix de préconisations qui, sans prétendre à l'exhaustivité ni à la perfection, tendent vers une éthique des interventions dans la ville.
    Chaque entrée, éclairée par les enjeux anthropologiques et politiques de l'espace public, comporte des recommandations, explore des aspects pratiques, évoque quelques-unes de ses dimensions sémantiques, historiques ou artistiques. Des exemples, des contre-exemples, des illustrations, une marche à suivre permettent de penser les différentes problématiques en regard de cas concrets. L'ouvrage intéressera tout un chacun, des élus et des aménageurs aux amoureux de la poétique urbaine.

  • A force de grandir, la ville se disloque. Ce modèle de développement urbain inefficace, fondé sur la consommation de toujours plus de sol a un nom : l'étalement urbain. Structuré autour de la mobilité automobile, ce modèle montre aujourd'hui ses limites : consommation de terres agricoles, pollutions, coûts prohibitifs... mais surtout forme d'une ville qui a oublié les vertus de la proximité et qui accentue les fragmentations sociales et nos fragilités face aux crises.
    Les politiques publiques ont jusqu'à présent échoué à réduire significativement l'étalement. Il est temps de développer un modèle alternatif par la mise en oeuvre d'un urbanisme circulaire. Inspiré des principes de l'économie circulaire appliqués aux sols urbains, ce concept pragmatique vise à concentrer les efforts de la fabrique de la ville sur l'intensification des usages, la transformation de l'existant et le recyclage des espaces déjà urbanisés.
    L'enjeu est aujourd'hui de passer de projets pionniers à un véritable changement de modèle pour bâtir une ville frugale, résiliente et accueillante. Ce manifeste a été écrit pour donner aux citoyens, professionnels et élus qui font la ville l'envie d'engager concrètement la transition vers un urbanisme circulaire.

  • Marianne Bourgeois nous entraine à Gênes, le plus vieux centre historique d'Europe dont le port a été réaménagé en 1992 par Renzo Piano mais aussi ville natale de l'architecte, à Paris en 1974 quand le Centre Beaubourg provoqua scandale ou admiration, à Bâle dans le raffinement de la Fondation Beyeler, à Osaka pour la prouesse technique de l'aéroport posé comme un nénuphar sur la mer et enfin à New York, relevant le défi de la mesure et démesure du New York Times Building, de la Morgan Library ou du Whitney Museum. Elle nous livre ainsi un portrait sensible de l'architecte et une profonde et ample méditation sur l'architecture.

  • Vous avez dit plate-formes ? enquête sur le nouvelles facons d'habiter Nouv.

    Ce livre n'est ni d'un ouvrage de philosophie, ni de sociologie.
    Nous nous intéressons ici à nos manières d'habiter le monde. La plate-forme est « une surface plate » : combien cette définition est précise et vaste. La multiplicité des configurations, des usages fait de ce mot aussi un symptôme de la poursuite permanente, peut-être in-sensée, de la diversification, du renouvellement, de la multiplication des objets qui nous entourent et des organisations qui règlent nos vies sur le plan économique, politique, culturel, quotidien, intime même.
    En plongeant dans ce monde appareillé de plateformes, sommes-nous pourtant si éloignés que cela de modalités archaïques de l'établissement humain ? Les techno-sciences nous détachentelles des schèmes techniques antérieurs tels qu'ils structuraient nos modalités d'action il y a encore peu ou bien n'en sont-elles que le prolongement ? S'agirait-il d'une illusion de nouveauté qui ne profite qu'à une stratégie de consommation dévorante avec, parmi tout cela, des usages plus vertueux, plus « intelligents » au sens vrai du terme ?

  • Cet ouvrage, réunissant chercheurs, étudiants, artistes et professionnels, avance l'idée que l'imagination narrative, telle qu'elle fonctionne en littérature, joue aussi un rôle important dans la conception urbaine et paysagère. En effet, concevoir l'environnement urbain revient à raconter et imaginer une cohérence entre espaces, personnes, objets et activités, tout comme le fait de raconter une histoire équivaut à concevoir un récit. Depuis les années 1990, le «tournant narratif» conduit à mieux comprendre ces processus créatifs.

  • L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont importants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes.
    Mais l'idée majeur de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti.
    Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.

  • Soucieux de poser un regard résolument différent sur la vie au quotidien dans les quartiers populaires, le sociologue Adil Jazouli a choisi de recueillir les témoignages d'une quarantaine de personnes impliquées aussi bien dans le monde associatif que l'économie solidaire ou les conseils citoyens.
    Ces entretiens, complétés chacun par une mission photographique originale, témoignent d'une part des difficultés diverses auxquels ces quartiers sont continuellement confrontés et, d'autre part, des nombreux projets portés par des bénévoles, des habitants, mus par une énergie généreuse et pragmatique, et porteurs d'un espoir de changement.
    Autant de parcours singuliers et engagés qui décrivent un paysage humain résilient et forment le portrait intime d'une banlieue méconnue.

  • Cet ouvrage propose une réflexion originale sur la nature de l'urbain à partir du ciment en Afrique. Matériau banal mais omniprésent, il permet de saisir les villes et formes urbaines inédites qui se dessinent.
    L'ouvrage propose de remonter la filière du béton, depuis la carrière jusqu'à la parcelle, depuis les géants du secteur jusqu'à l'individu qui construit sa maison. En retraçant la vie politique, économique et sociale du ciment, l'auteure démontre que ce dernier est bien plus qu'un simple matériau inerte. Il est un liant, vivant, chargé d'affect et de valeurs (modernité, réussite, richesse...), au coeur des pratiques et des imaginaires sociaux.
    Derrière le consensus qui présente le ciment comme solution au développement, il y a une industrie polluante et non durable.
    Sa production, circulation et consommation soulèvent de nombreux enjeux environnementaux et invitent à explorer des alternatives possibles au béton.

  • Une présentation des rouages fondamentaux du Droit de l'urbanisme à jour des textes d'application de la loi ELAN.

    Ce livre présente en 7 chapitres l'ensemble des connaissances nécessaires à la compréhension des règles mises en oeuvre par des personnes publiques pour mener à bien une politique d'urbanisme cohérente.
    Le droit de l'urbanisme vise à organiser l'utilisation équilibrée et harmonieuse du sol et de l'espace. Mis en oeuvre dans l'intérêt général, l'urbanisme - souvent confronté à l'insécurité juridique - est un espace où s'enchevêtrent des intérêts publics et privés. En raison à la fois de son objet et des buts qu'il poursuit, le droit de l'urbanisme peut en effet, entraîner de lourdes sujétions sur le droit des propriétaires privés. On rattache le droit de l'urbanisme au droit administratif, dont il constitue une branche.
    La nouvelle édition est entièrement à jour à sa date de publication, notamment des arrêts du Conseil d'État les plus récents.

  • Aujourd'hui, sur la planète, plus de la moitié des individus vivent en milieu urbain. Si cette révolution territoriale et sociétale est en marche depuis longtemps déjà, elle représente désormais un défi colossal pour les pays du Sud dont beaucoup sont dans une phase initiale d'un processus accéléré d'urbanisation.
    En observateur aguerri de cette évolution, impliqué scientifiquement et professionnellement depuis plus de 30 ans dans le développement urbain, Jean-Claude Bolay s'intéresse particulièrement au destin des «villes intermédiaires»: ces villes de moins de 500'000 habitants représentent des pôles stratégiques entre les très grands centres urbains et les zones rurales. Ces villes moyennes sont souvent dotées de ressources inférieures à celles des grandes villes, accentuant encore la paupérisation des couches modestes de la population.

  • L'urbanisme

    Pierre Merlin

    L'urbanisme, terme apparu récemment dans la langue (au début du XXe siècle), n'est pas aisé à définir. Il a suscité de nombreuses « théories » dont aucune n'a fait l'unanimité. Peut-être cette difficulté s'explique-t-elle par le caractère essentiellement pluridisciplinaire d'une activité qui vise à créer dans le temps une disposition ordonnée de l'espace, en re-cherchant harmonie, bien-être et économie. En effet, l'urbanisme relève autant de l'art que de l'architecture, de l'économie que de la sociologie, de l'histoire que de la géographie, du droit que de l'ingénierie.
    Quelle est l'histoire de l'urbanisme depuis son origine, et en quoi consiste concrètement sa pratique en France depuis la loi « Solidarité et renouvellement urbains » de 2000 ?

  • Longtemps considérés comme des domaines d'expertise et d'action sur l'espace, l'urbanisme et l'aménagement se renouvellent aujourd'hui notamment en réponse aux bouleversements environnementaux, politiques et socio-économiques.
    Ces transformations majeures entérinent le caractère incontournable de la question urbaine et s'accompagnent de l'intégration de paradigmes tels que la participation ou les approches par projet : l'urbanisme et l'aménagement échangent avec des disciplines variées pour analyser des terrains et des objets émergents. Afin d'éclairer ces tendances, cet ouvrage propose aux étudiants, chercheurs et praticiens un état des lieux des principales théories et des débats actuels en urbanisme et aménagement. Organisé de manière thématique, il a également pour ambition d'apporter des outils de réflexion qui contribuent à une nécessaire prise de distance avec l'action.

  • Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes.
    L'urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l'écosystème où s'épanouit le capitalisme globalisé. La ville s'est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu'ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s'efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d'y répondre à coup d'innovations politiques, économiques et sociales.
    Espace d'innovation, l'urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques.
    Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s'attardant sur cinq controverses : l'urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains.

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