• Une fabuleuse somme collective, un livre manifeste, un ouvrage de référence : telle est l'ambition de cet ouvrage co-construit par 160 autrices du monde entier qui présentent 300 femmes photographes, de l'invention du médium aux années 2000. Ainsi les portraits de chaque photographe ont été rédigés par des femmes de toute nationalité pour se prémunir de l'écueil d'un regard "occidentalo-centré". Les séquences de portraits alternent avec des portfolios qui font dialoguer les oeuvres entre elles.

  • Ce catalogue accompagne l'exposition « UDERZO. Comme une potion magique »,présentée au musée Maillol de Paris du 17 avril au 30 septembre 2021,sous la direction de la famille Uderzo.COMME UNE POTION MAGIQUE par Ada & Sylvie Uderzo : Nous avions cru que, pour une fois, le destin lui avait joué un mauvais tour. Alors que toute la Gaule était entrée en confinement depuis une semaine à peine, au petit matin du 24 mars 2020, Albert Uderzo s'est endormi pour toujours, nous laissant seules, incapables de saisir la signification de son départ. Car personne n'est jamais vraiment préparé à cette mise en abîme, jamais. Avec le recul, nous avons compris que le destin lui avait offert, en réalité, ce qu'il désirait : s'en aller le plus discrètement possible, comme il avait tenté de vivre toute sa vie. Lui ne percevait pas la réalité de son parcours, l'arc incroyable qui lui avait permis de partir d'un point zéro pour atteindre les étoiles. Nous retrouvant avec ses dessins, avec ses personnages et avec sa célèbre signature, nous nous sommes interrogées sur ce qu'il aurait aimé que nous fassions. Rendre un hommage à sa carrière sans équivalent nous a très vite paru être une obligation, un besoin, une nécessité. Comme une potion magique. Une exposition devait en être le point d'orgue. La bande dessinée, longtemps considérée comme un art mineur, mérite aujourd'hui d'entrer dans les musées. Le musée Maillol, au coeur de Paris, était le parfait écrin pour accueillir ses planches, ses dessins, ses couvertures, qui, pour la plupart, n'étaient jamais sortis de son bureau. Nous souhaitions que, comme nous, les lecteurs des albums découvrent l'envers du décor, les coulisses du travail acharné auquel il s'était astreint toute sa vie. En soixante ans de carrière, de 1945 à 2005, il a tant crayonné, encré, souvent colorisé, que de Zartan à Astérix, en passant par Clopinard, Arys Buck, Jehan Pistolet, Luc Junior, Oumpah-Pah, Tanguy et Laverdure et tant d'autres jusqu'à Astérix, Obélix, Idéfix, nous voulions que le public puisse saisir la vraie dimension de son travail. Offrir à ses lecteurs de six à quatre-vingt-dix ans la possibilité de partager un moment privilégié avec lui. Car il nous répétait qu'il devait tout à son public. De la Vénétie à Lutèce, « Uderzo. Comme une potion magique » vous fera voyager au coeur de ses bulles...

  • Au cours des années 1990 et 2000, Raymond Depardon sillonne la France paysanne avec sa chambre photographique 6 x 9. De cette exploration du monde rural, il réalise des photographies en noir et blanc qui racontent la terre, les hommes, le travail manuel, l'isolement et la fragilité des petites exploitations agricoles mais aussi la beauté des paysages français.  

  • À l'occasion du 150e anniversaire d'Henri Matisse, le Centre Pompidou rend hommage à l'un des plus importants artiste du XXe siècle à travers l'exposition « Matisse, comme un roman. » Avec plus de 200 oeuvres et documents provenant autant de la riche collection matissienne du Musée national d'art moderne que de grandes collections nationales et internationales, cette exposition retrace la carrière de l'artiste selon un parcours chronologique, de ses débuts vers 1890 au contact des maîtres pendant lesquels il élabore progressivement son propre langage pictural, jusqu'au début des années 1950.

    Le catalogue de l'exposition emprunte les codes de l'édition d'Henri Matisse, roman de Louis Aragon, et se déploie autour de cinq essais et d'une ample chronologie / anthologie illustrée et enrichie de nombreuses citations et documents inédits, afin de « bâtir le roman » du peintre Matisse et de son oeuvre, à la manière d'une biographie. La monographie est complétée par un petit cahier de reproductions de la revue Verve à laquelle l'artiste a activement contribué.

  • Catalogue officiel de l'exposition L'heure bleue de Peder Severin Krøyer au musée Marmottan Monet du 28 janvier au 25 juillet 2021.

    Le musée Marmottan Monet présente, du 28 janvier au 25 juillet 2021, la première exposition monographique jamais consacrée en France à l'un des plus grands maîtres de la peinture danoise Peder Severin Krøyer (1851-1909). Contemporain de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), Peder Severin Krøyer est au plein air ce que son contemporain fut à la scène d'intérieur. Plus de soixante chefs-d'oeuvre provenant du musée de Skagen - dépositaire d'un des premiers fonds mondiaux de l'artiste - du musée de Göteborg mais aussi des musées de Copenhague, Aarhus, Alkersum/Föhr, Lübeck, Kiel, Budapest et Paris mettent à l'honneur ce remarquable interprète de l'heure bleue, ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux. Cette exposition est placée sour le haut patronage de la Reine Margrethe II du Danemark.

  • Ce catalogue d'exposition important dévoile ce que les représentations animalières de Francis Bacon révèlent sur l'artiste - et la condition humaine.

  • Génie de l'humour, Pierre Dac a durablement marqué la culture française du XXe siècle. Issu d'une famille juive alsacienne qui choisit la France après l'annexion allemande de 1871, patriote engagé durant la Première Guerre mondiale, Pierre Dac débute comme chansonnier avant de s'imposer à la radio dans les années 1930 en créant les premières émissions humoristiques. Il fonde ensuite L'Os à moelle, hebdomadaire officiel des "loufoques" , qui remporte un succès exceptionnel.
    Militant contre l'antisémitisme dès 1935, résistant au régime de Vichy, il rejoint Londres en 1943 et devient l'un des "Français parlent aux Français" sur Radio Londres. Après la guerre, son duo avec Francis Blanche triomphe à la scène et sur les ondes : le sketch "Le Sâr Rabindranath Duval" est aujourd'hui un classique, et le feuilleton Signé Furax la série la plus écoutée de l'histoire de la radio.
    Enfin, on doit à ce maître de l'absurde l'invention du schmilblick qui, ne servant à rien, peut par conséquent servir à tout !

  • « Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique. » Pablo Picasso.
    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets Russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.
    Cet ouvrage s'attache à explorer cette dimension, en soulignant notamment l'attachement de l'artiste pour les instruments, son intérêt pour la musique populaire et ses diverses manifestations, les ambiances sonores de spectacles auxquels il aimait assister (cirque, fanfare, corrida), le chant de la poésie, ainsi que la dimension rituelle de la musique.

  • "Un monde finissait, un autre allait naître. Je me trouvais là ; une chance s'offrait, je la pris. J'avais l'âge de ce siècle nouveau : c'est donc à moi qu'il s'adressa pour son expression vestimentaire. Il fallait de la simplicité, du confort, de la netteté. Je lui offrais tout cela."

  • L'exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l'artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare. De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens. Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d'une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio. Elève à l'Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1908, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les oeuvres de Böcklin et de Klinger. Après un passage à Milan puis Florence, c'est cependant depuis la France, à Paris dès l'automne 1911, qu'il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s'intéresser à son oeuvre et à la promouvoir.
    L'exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l'Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico. De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l'occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l'on qualifiera plus tard d'"école métaphysique" et sur laquelle se clôt l'exposition.

  • L'année 2020 marque le centenaire de la publication des Champs magnétiques, « première oeuvre purement surréaliste » et moment de rupture majeur dans le domaine de la création littéraire. Ce texte d'André Breton et Philippe Soupault marque en effet la naissance de l'écriture automatique.
    Cette première exposition consacrée au surréalisme organisée à la BnF est centrée sur les années de jeunesse du mouvement, au moment où, sur les décombres de la Première Guerre mondiale, émerge un besoin radical de liquidation des valeurs passées et de renouvellement des formes d'expression.
    Le catalogue édité à cette occasion propose des éclairages inédits de ces pages fascinantes et révèle au grand public, avec des analyses neuves, certains des « trésors » de la BnF, comme le manuscrit de travail des Champs magnétiques (1919) ou celui de Nadja, réputé perdu, tout récemment retrouvé (l'une des plus importantes acquisitions patrimoniales de ces dernières années, jamais encore exposé).
    Si l'accent est mis sur le traitement novateur apporté par le surréalisme à l'écrit et au langage, la place est aussi faite à une grande diversité de supports, afin de rendre compte de la poétique surréaliste dans sa globalité. Les quatre sections - Guerre et esprit nouveau, Rêve et automatisme Manifestes et provocations, Amour et folie : Nadja, l'âme errante - qui rythment l'exposition structurent l'ouvrage, chacune organisée autour d'un document littéraire exceptionnel, auquel répondent tableaux, dessins, photographies, films, costumes, objets.
    Une vision kaléidoscopique pour restituer l'aventure de cette génération de poètes qui, au lendemain d'une expérience barbare, cria son dégoût pour le monde dans des éclats de rire sauvages.

  • Catalogue officiel de l'exposition Cindy Sherman à la Fondation Vuitton du 2 avril au 31 août 2020. Du milieu des années 1970 à nos jours, Cindy Sherman a produit une oeuvre photographique quasi intégralement consacrée au portrait, sans jamais recourir à d'autres modèles qu'elle-même. Paradoxalement, c'est en disparaissant derrière ses masques et ses costumes que Cindy Sherman est devenue une icône, bousculant l'idée même d'identité et les frontières entre réalité et fiction. Publié à l'occasion de la rétrospective de Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton, et préfacé par Suzanne Pagé, cet ouvrage réunit des essais de Marie Darrieussecq, de Gérard Wajcman, de Ludovic Delalande ainsi que des commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac et Olivier Michelon. Ici reproduites, les quelque cent soixante-dix oeuvres présentées dans l'exposition sont accompagnées de commentaires qui les replacent dans le développement d'une oeuvre considérée, à juste titre, comme capitale dans l'histoire de l'art de ces cinquante dernières années.

  • « C'est de l'art, nom de dieu, et du plus chouette, du mélangé à la vie, de l'art sans mic-macs épateurs et à la portée des bons bougres. » Félix Fénéon, Le Père Peinard, 1893

  • Cet ouvrage sur l'âge d'or danois est une invitation à découvrir un courant pictural singulier et attachant, sans équivalent alors en Europe. Plus de deux cents oeuvres de peintres phares - comme Eckersberg, Købke, ou Rørbye - illustrent cette période artistique florissante comprise entre 1801 et 1864. Si leurs tableaux témoignent de l'identité politique, économique et culturelle du Danemark au XIXe siècle, ils se distinguent aussi par leurs sujets intimes : réunions familiales, modestes coins de nature, artistes dans leurs ateliers ou en voyage...

    À la lumière des recherches effectuées au cours des dernières décennies, cette synthèse inédite propose un nouvel éclairage sur l'âge d'or de la peinture danoise.

  • Marc Chagall, Alice Halicka, Henri Hayden, Moïse Kisling, Jacques Lipchitz, Louis Marcoussis, Amedeo Modigliani, Chana Orloff, Jules Pascin, Chaïm Soutine, Ossip Zadkine et bien d'autres : c'est à cette génération d'artistes juifs arrivés entre 1904 et 1914 et à leurs destins que le musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme consacre l'exposition « Paris pour école, 1905-1940 ». Il explore les raisons de leur installation à Paris, les liens particuliers qui les unissent - culturels, esthétiques ou affectifs -, le cadre historique et politique de leur oeuvre - effervescence des avant-gardes, Première Guerre mondiale, Années folles, montée du nationalisme - et, bien sûr, leur participation à une scène artistique synonyme de Paris, capitale de l'art moderne.

    Le catalogue reprend l'ensemble des oeuvres et leurs cartels, de courts textes didactiques, la chronologie, les cartes : l'intégralité de ce que vous allez voir, de ce vous avez vu, votre visite à l'identique, enrichi de biographies, de citations, de photographies et de documents d'époque. Un ticket à durée illimitée pour que l'exposition temporaire devienne votre collection permanente.

  • Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres.
    La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la villa des Mystères...
    En s'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et en revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur à travers le temps et l'espace pompéiens.
    Une iconographie variée vient rythmer des textes passionnants et éclairer les objets d'art qui nous sont parvenus intacts dans leur sarcophage de lave et de cendres.
    Du contenu numérique additionnel permet d'aller au plus près du site archéologique : reconstitution 3D de maisons, entretiens vidéo avec des spécialistes, etc.
    Car les recherches menées par le Parc archéologique de Pompéi conduisent aujourd'hui encore à des révélations : c'est à l'automne 79 après J.-C. (et non en août) que le Vésuve est entré en éruption, provoquant la plus grande catastrophe naturelle de l'Antiquité qui entraîna l'ensevelissement de la ville.
    En restituant l'empreinte visuelle si forte de l'art pompéien, cet ouvrage nous offre de mesurer le choc esthétique provoqué par la redécouverte de Pompéi.

  • Le Centre Pompidou poursuit la relecture des oeuvres majeurs du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.

    La dernière grande exposition française de cet artiste eut lieu en 1996, au Centre Pompidou. Plus de vingt ans après, « Bacon en toutes lettres » réunit des peintures de 1971 - année de la rétrospective que lui consacrent les galeries nationales du Grand Palais - à ses dernières oeuvres en 1992.

    L'exposition du Centre Pompidou s'attache aux oeuvres réalisées par Bacon durant les deux dernières décennies de son oeuvre. Elle comporte soixante tableaux (incluant 12 triptyques, ainsi qu'une série de portraits et d'autoportraits), issus des plus importantes collections privées et publiques. De 1971 à 1992, (date du décès du peintre), la peinture est stylistiquement marquée par sa simplification, par son intensification. Ses couleurs acquièrent une profondeur nouvelle, il use d'un registre chromatique inédit, de jaune, de rose, d'orange saturé.

    Le propos du catalogue traite tout particulièrement du puissant lien entre les oeuvres de Bacon et la littérature. En outre, les triptyques font l'objet d'une présentation exceptionnelle sous forme de dépliants, permettant de prendre conscience de leur impact visuel et de leur parenté, sous un angle littéraire inattendu.

    Commissaire : Mnam/Cci, Didier Ottinger

  • C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation.
    Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur.
    Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.

  • Le musée Marmottan Monet organise, du 27 février au 5 juillet 2020, une exposition intitulée Cezanne et les maîtres. Rêve d'Italie. Pour la première fois, le travail de l'Aixois sera mis en regard de chefs-d'oeuvre des grands maîtres italiens du XVIe au XXe siècle. Ainsi une remarquable sélection de toiles de Cezanne, parmi lesquelles l'iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures mortes, fera face à un rare ensemble de peintures anciennes signées Tintoret, Bassano, le Greco, Giordano, Poussin, Rosa, Munari et, pour les modernes, Boccioni, Carrà, Rosai, Sironi, Soffici, Pirandello ou encore Morandi. Cette manifestation inédite a reçu le soutien exceptionnel de quarante-trois prêteurs :
    Collections particulières ainsi que musées français, canadien, américains, suisse, allemand, écossais, espagnol, japonais et, bien sûr, italiens ont permis de réunir une soixantaine de toiles. Venues du monde entier, ces oeuvres mettent en lumière l'importance de la culture latine dans l'art de Cézanne et la manière dont l'Aixois s'est nourri de l'exemple de ses illustres prédécesseurs pour asseoir une peinture « nouvelle ». Elles illustrent également l'influence qu'a exercée à son tour le Français sur les artistes du Novecento.

  • Exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, du 14 octobre 2019 au 10 février 2020.

  • Catalogue officiel de l'exposition Maurice Denis. Amour au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, du 12 février au 16 mai 2021, organisée en partenariat avec le musée d'Orsay, Paris. Maurice Denis (1870-1943) est un peintre et un théoricien incontournable de l'art moderne français au tournant du xixe au xxe siècle. Au-delà de son célèbre mot d'ordre de 1890, « Se rappeler qu'un tableau - avant d'être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote - est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », la richesse de sa production picturale et l'abondance de ses écrits dévoilent l'ambition d'une vie entièrement consacrée à l'art, à l'amour et à la religion. Le présent ouvrage retrace les multiples facettes de ce parcours original et captivant, jusqu'à la Première Guerre mondiale. La réunion d'un riche corpus d'oeuvres commentées montre l'évolution rapide du style de l'artiste, des expérimentations plastiques inédites du « Nabi aux belles icônes » jusqu'à l'expression par l'harmonie des formes et des couleurs des oeuvres symbolistes, puis la quête tout aussi audacieuse d'un nouveau classicisme. Confiés à des spécialistes, les essais publiés dans cet ouvrage réévaluent la place de Maurice Denis dans son temps : sa volonté de créer des images modernes poétiques et musicales, toujours ancrées dans la nature et dans la vie quotidienne ; son dialogue avec les exemples de Pierre Puvis de Chavannes, Paul Gauguin, Paul Cézanne et Henri Matisse ; sa participation à la revalorisation des arts appliqués aux côtés de ses amis nabis, et sa confrontation avec la grande décoration murale ; enfin, les sources d'inspiration constantes que furent son épouse Marthe et ses enfants, les forêts de Saint-Germain-en-Laye et les plages de Bretagne.

  • L'artiste discret (...) , surnommé le « sage de Seattle », est entouré insensiblement et progressivement d'une aura d'exception, celle d'un fondateur de la modernité, d'un artiste mystique mais aussi d'un penseur de l'abstraction dont les oeuvres sont rares, intimes, denses et profondes (Cécile Debray) A l'occasion des 130 ans de la naissance de Mark Tobey (1890 - 1976), l'exposition propose un regard croisé entre la galerie historique de l'artiste en Europe (la Galerie Jeanne Bucher Jaeger), une collection particulière française (la Collection de Bueil & Ract-Madoux) et une institution muséale (le mnam / cci Centre Pompidou). La première exposition importante en France depuis celle qui lui fut dédiée en 1961 - il y a près de 60 ans - au Musée des Arts décoratifs. L'exposition voyagera ensuite en Europe, à Lisbonne en 2021, puis à Venise en 2022.
    La reconnaissance internationale de Tobey s'est construite de son vivant, principalement en Europe, où se déroula, à la galerie Jeanne Bucher en 1955, sa première exposition personnelle ; il fut exposé à la Tate Gallery Londres en 1956 dans l'exposition American painting avec Kline, De Kooning, Motherwell, Pollock, Rothko et Clyfford Still ; il fut le second américain, après Whistler, à obtenir le Grand Prix de la Biennale de Venise en 1958. Sa première exposition dans une institution française fut au Musée des Arts Décoratifs à Paris en 1961. Son installation à Bâle au début des années 1960 fut facilitée par le soutien actif d'Ernst Beyeler. Mark Tobey bénéficiera d'une retrospective au MoMA de NewYork en 1962, puis en 1976.
    Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses institutions internationales prestigieuses : Centre Pompidou, Paris, Fondation Beyeler, Bâle, Kunstmuseum, Bâle, Guggenheim, New York, The Metropolitan Museum of Art, New York, The Museum of Modern Art, New-York, Addison Gallery of American Art, Andover, Massachusetts, The Art Institute of Chicago, the Whitney Museum, Tate London...
    Cette monographie présente une quarantaine d'oeuvres essentielles de l'artiste, au cours de trente années de création, de 1940 à 1970.
    « Sur les pavés des rues et sur les écorces des arbres, j'ai découvert des univers entiers. Je suis très peu au fait de ce que l'on appelle généralement «abstrait». L'abstraction pure serait pour moi une peinture dans laquelle on ne trouverait aucune affinité avec la vie, une chose pour moi impossible. J'ai cherché un monde «un» dans mes peintures mais pour le réaliser j'ai utilisé comme une masse tourbillonnante. Je n'assume aucune position définie. Peut-être que ceci explique la remarque faite par quelqu'un qui regardait une de mes peintures : Où est le centre ? » Mark Tobey (février 1955) EXPOSITION NON COMMERCIALE À LA GALERIE JEANNE BUCHER JAEGER 16.10.2020 - 16.01.2021 En collaboration avec la Collection de Bueil & Ract-Madoux et le Mnam (cci - Centre Pompidou) Avec les contribution de Laurence Bertrand Dorléac, Cécile Debray, Dr. David Anfam, Etienne Klein, Stéphane Lambert et Thomas Schlesser.

  • J'aime l'autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs et lorsqu'il illumine les plus obscures il leur confère une grandeur sombre. Le noir a des possibilités insoupçonnées et, attentif à ce que j'ignore, je vais à leur rencontre.

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