Gourcuff Gradenigo

  • Gustave Guillaumet (1840-1887) est l'une des figures marquantes de l'orientalisme français.
    Pourtant, bien que très présente dans de nombreux musées, en particulier au musée d'Orsay, et dans les principales expositions consacrées à la peinture orientaliste des dernières décennies, son oeuvre reste peu connue, et sa fortune critique relative.
    Cet ouvrage étudie particulièrement le versant algérien de l'orientalisme français, dans une perspective à la fois esthétique, historienne et culturelle. Il éclaire un moment privilégié d'une histoire partagée et nous invite à réévaluer une oeuvre essentielle.
    Guillaumet est l'un des premiers artistes à avoir visité de façon intensive l'Algérie, d'Oran à la Kabylie, des Hauts-Plateaux aux oasis et au Sahara.
    Son oeuvre, qualifiée parfois d'ethnographique, est aussi exigeante et poétique, sensible et grave.
    Sa peinture, fruit d'un itinéraire complexe, est influencée par les Maîtres des Écoles du Nord, empreinte de modernité et porteuse de ses recherches dans diverses directions : naturalisme, impressionnisme, intimisme, idéalisme.
    Peintre à la sensibilité républicaine, il est aussi un observateur privilégié de la domination coloniale.
    Reconnu précocement au salon, salué par la critique, sont succès ne se dément pas. À son décès prématuré, à l'âge de 47 ans, on salue unanimement son travail que l'on juge même supérieur à celui de son éminent prédécesseur, Fromentin.

    Cet ouvrage accompagne une exposition présentée au musée des Beaux-arts de La Rochelle du 8 juin au 17 septembre 2018, au musée des Beaux-Arts de Limoges du 19 octobre 2018 au 4 février 2019 puis à la Piscine de Roubaix de mars à juin 2019.

  • Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition que le Château royal de Blois consacre au lien entre architecture et paysage, entre le château et son jardin à la Renaissance.
    Elle s'appuie en grande partie sur l'exemple de Blois et le rôle fondateur de Louis XII et d'Anne de Bretagne à l'occasion des célébrations du 500· anniversaire de la mort de la reine duchesse, survenue à Blois en janvier 1514.
    Le livre aborde l'héritage médiéval et la question de «l'influence» italienne. C'est en effet vers 1500 que la mode italienne s'affirme dans les nouveaux jardins des châteaux de Blois, mais aussi d'Amboise et de Gaillon. L'apport de l'Italie apparaît dans l'utilisation croissante de l'architecture pour animer et rythmer la composition des jardins : terrasses et escaliers, portiques et balustrades, fontaines et grottes ... les jardins de Bury, Blois, Beauregard ou Vallery témoignent de la synthèse originale que réalise la France du XVIe siècle. Les labyrinthes sont à la mode : Du Cerceau en dessine pour les jardins de Montargis ou de Bury. A travers les dessins de parterres et l'art topiaire, l'exposition abordera également l'origine du développement du jardin à la française au siècle suivant. Le thème des jardins royaux et princiers avant Le Nôtre, est exploré à travers les exemples du jardin des Tuileries et le rôle de Gaston d'Orléans, qui réunit une collection botanique à Blois et fait aménager les parterres du palais du Luxembourg à Paris.
    Peintures, tapisseries, gravures, traités manuscrits et imprimés, mais aussi outils, fragments de décors (fontaines sculptées, faïences de Bernard Palissy), illustrent richement les textes des meilleurs spécialises français de l'art des jardins.

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