Sciences humaines & sociales

  • INTRODUCTION, par Jean Delmas, 1 CHAPITRE PREMIER - LES FAUX-SEMBLANTS DU DÉSARMEMENT COLLECTIF DANS LA FRANCE DES LUMIÈRES, par Jean Chagniot, 3 LA SÉCURITÉ EXTÉRIEURE ET INTÉRIEURE, 3 Des illusions de la "paix perpétuelle" aux réalités de la "guerre moderne" - La France à l'abri des invasions - L'armée au service de la sécurité intérieure.

    L'IMPACT FINANCIER ET ÉCONOMIQUE DE LA GUERRE, 10 Les budgets de la guerre - L'entreprise ou la régie - Répercussions économiques de la guerre et de l'entretien des troupes.

    LA PLACE DES ARMES DANS LA SOCIÉTÉ, 16 Le déclin des institutions militaires dans la société civile - Les avatars de la milice - L'attrait des emplois militaires - Les mobiles des engagements - L'apport étranger.

    CHAPITRE II - LES PROGRÈS DE L'ADMINISTRATION MILITAIRE, par Jean Chagniot, 29 DIRECTION ET CONTRÔLE DE L'ARMÉE, 29 Le secrétariat d'État et les conseils de la Guerre - Réaménagement et rationalisation des services - Gouverneurs, commandants et inspecteurs.

    LA GESTION DES CORPS DE TROUPE, 35 Organisation du recrutement - Les registres et les masses - La refonte des structures régimentaires - La discipline.

    L'ENTRETIEN DES ARMÉES ET DES PERSONNELS MILITAIRES, 47 Le casernement et les étapes - Les subsistances - Le soin des corps et des âmes - Pensionnés et invalides.

    CHAPITRE III - L'ART DE LA GUERRE, par Jean Chagniot, 55 LE CHOC OU LE FEU, 55 Les sources d'inspiration - Folard et ses disciples - Le système de guerre moderne.

    PROGRÈS TECHNIQUES ET INNOVATIONS TACTIQUES, 62 L'armement - La cavalerie en question - Le foisonnement des conceptions tactiques.

    FORMATION ET ENTRANEMENT, 68 Académies, collèges et pensions - L'Ecole royale militaire - Expériences pédagogiques à l'intention des militaires - L'exercice et les manoeuvres.

    CHAPITRE IV - LES CAMPAGNES, par Jean Chagniot, 79 DE FONTARABIE MAASTRICHT, 79 L'expédition d'Espagne (1719) - La guerre de Succession de Pologne (1733-1735) - Prague (1741-1742) - Les campagnes d'Allemagne et d'Italie (1743-1747) - La conquête des Pays-Bas (1744-1748).

    LA GUERRE DE SEPT ANS EN ALLEMAGNE, 92 L'année terrible : 1757 - L'enlisement (1758-1762).

    LES EXPÉDITIONS ET LES OPÉRATIONS OUTRE-MER, 97 Le Canada et l'Inde - La Corse - La guerre d'Indépendance américaine.

    CHAPITRE V - LES RAPPORTS ENTRE L'ARMÉE ET LA SOCIÉTÉ LA FIN DE L'ANCIEN RÉGIME, par Jean Chagniot, 103 L'ARMÉE SOUS LE FEU CROISÉ DES CRITIQUES, 103 Le malaise dans le corps des officiers - Composition sociale des corps de troupes - La conduite des militaires hors de l'armée.

    PROJETS ET RÉFORMES EN DISSONANCE, 110 Les arguments en faveur du soldat-citoyen - La revendication du mérite - Les efforts pour professionnaliser l'armée - Des prérogatives nobiliaires à la réaction aristocratique.

    UNE ARMÉE IDÉALISTE ET DÉSoeUVRÉE, 119 Le militaire philosophe - Le soldat utile et bienfaisant - Les préludes d'une défection - "Qu'est-il besoin d'un appareil militaire ?.

    CHAPITRE VI - LE CORPS DES INGÉNIEURS DU GÉNIE, ÉVOLUTION ET MISSIONS - 1715-1789, par Anne Blanchard, 129 LE MARQUIS D'ASFELD, DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DES FORTIFICATIONS (1715-1743), 129 L'ECOLE DU GÉNIE DE MÉZIÈRES : RUPTURE OU TRADITION ?, 136 UNE LENTE INTÉGRATION L'ARMÉE ROYALE, 142 CHAPITRE VII - LA MARINE FRANÇAISE AU XVIIIeSIÈCLE, par Jean Meyer, 151 LES PROBLÈMES GÉNÉRAUX, 1715-1790, 151 Le contexte européen - Les politiques navales et coloniales - Les choix stratégiques et tactiques - Les désastres sanitaires navals du XVIIIe siècle - Le problème tactique - L'effacement de la marine française de 1715 à 1740.

    LA MARINE EN ACTION, 177 Les guerres du milieu du XVIIIe siècle - La préparation de la guerre de revanche (1763-1777) - La guerre d'Indépendance américaine (1778-1783) - La "décennie" prérévolutionnaire (1783-1792).

    CHAPITRE VIII - LA RÉVOLUTION ET L'ARMÉE, par Gilbert Bodinier, 195 LE MAINTIEN DE L'ORDRE AU DÉBUT DE LA RÉVOLUTION

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de la mutualité en France et de ses rapports complexes avec le syndicalisme : apparus au XIXe siècle, ces deux mouvements sont des enfants de l'industrialisation.
    Depuis la Révolution française, défense du monde du travail et prise en charge de ses besoins sociaux ont été assurées par les sociétés de secours mutuels. En 1852, en créant une mutualité approuvée, à base territoriale, interclassiste et contrôlée par les notables, Napoléon III introduit une fracture décisive au sein du mouvement social. Désormais la mutualité se spécialise dans la maladie puis les retraites que le syndicalisme délaisse pour privilégier la revendication.
    Au terme d'une lente évolution, mutualistes et syndicalistes se rejoignent à la fin des années 1960. L'engagement conjoint, à partir de 1930, dans la gestion des Assurances sociales par la majorité des syndicalistes et des mutualistes constitue une première étape. Après la Libération, les syndicalistes, communistes compris, gèrent le social (Sécurité sociale, comités d'entreprise), alors que les mutualistes s'adaptent à la Sécurité sociale et s'orientent vers le monde du travail.
    En 1967, tous se retrouvent pour " défendre " la Sécurité sociale contre les Ordonnances Jeannenney. Comme le montre la comparaison avec le reste de l'Europe, cette longue division a donné au mouvement social français une physionomie originale : ainsi s'explique cette " exception française ", si souvent évoquée aujourd'hui.

  • Cet ouvrage s'interroge sur le devenir de la caféiculture et de la cacaoculture dans le contexte actuel de mondialisation et de libéralisation des marchés. Il s'agit de mettre en exergue les enjeux liés aux politiques institutionnelles d'organisation des territoires productifs et des différents acteurs (Bourses caféières, institutions régulatrices nationales des pays producteurs du café et du cacao, Organisation Internationale du Café, CIRAD,...). L'ouvrage implique donc l'hypothèse qu'une nouvelle configuration des espaces mondiaux du café et du cacao est en cours de structuration dans le sens de la régionalisation des marchés. Il existe cependant une problématique plus spécifique et appliquée aux pays producteurs, aux acteurs dominés. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'étude du Gabon : comment un état producteur peut-il s'employer à faire des produits d'une économie de traite soumise aux aléas d'une conjoncture régulée par les acteurs internationaux, un instrument efficace de développement ? La perspective des regroupements des territoires productifs, au centre des politiques institutionnelles d'équilibre du marché, est-elle susceptible d'infléchir les mécanismes de régulation des cours du marché de la filière café et cacao, elle-même tributaire du " diktat " des pays consommateurs oe

    Jean Aimé Mouketou : docteur en Géographie, université Denis Diderot, Paris VII ; membre affilié du Laboratoire SEDET CNRS, université Denis Diderot, Paris VII ; professeur contractuel d'histoire-géographie des lycées et collèges, Académie de Versailles, France.

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