• Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • Chaillot, aujourd'hui Théâtre national de la Danse, s'affirme depuis ses origines comme un acteur majeur du monde culturel. Lieu de spectacle emblématique né lors de l'Exposition universelle de 1878, emblème du style Art déco suite à sa reconstruction en 1937, Chaillot a accueilli la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948 par les Nations unies, avant de se réinventer à l'aube du XXIe siècle.

    Rassemblés sous la conduite des historiens Pascal Ory et Pascal Blanchard, une quarantaine d'auteurs et de grands témoins nous font découvrir cette institution du spectacle vivant : ses oeuvres, son théâtre populaire, et surtout les femmes et les hommes qui ont fait, et font encore aujourd'hui, toute sa renommée, toute sa singularité. Une immersion inédite dans ce qui est devenu le Palais de la Danse. Une iconographie exceptionnelle, au service d'un jeu permanent entre art et histoire, créativité et destin.

  • Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, le premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

  • La plus grande rétrospective jamais consacrée en France à l'oeuvre de Dora Maar (1907-1997) vous invite à découvrir tous les volets de son travail, au travers de plus de cinq cents oeuvres et documents.

    D'abord photographe professionnelle et surréaliste, puis peintre, Dora Maar jouit d'une reconnaissance incontestable. Bien loin du modèle auquel sa relation intime avec Pablo Picasso la limite trop souvent, l'exposition retrace le parcours d'une artiste accomplie, d'une intellectuelle libre et indépendante.

    L'exposition est organisée en coproduction avec le J. Paul Getty Museum Los Angeles et en collaboration avec la Tate Modern (Londres).

    L'exposition est organisée avec le soutien exceptionnel du Musée national Picasso-Paris

  • Au milieu de ce siècle, l'architecture moderne n'avait pas très bonne presse en France. Seule la chapelle de Ronchamp construite par Le Corbusier était généralement reconnue. Par contre, aux Etats-Unis, poussés par le grand vent de la lutte contre le nazisme, les grands architectes européens, Mies van der Rohe, Gropius, Breuer, étaient bien accueillis. Travaillant aux Etats-Unis mais devant rentrer en France, Éric et Sylvie Boissonnas voulurent dans cet esprit de modernité et de progrès promouvoir quelque part « un chef d'oeuvre ». Promouvoir un chef d'oeuvre, dans la France des années 1960 ne va pas sans problèmes, embûches et chausse-trapes. Éric Boissonnas raconte comment il a parcouru ce slalom peu connu du public.

  • Gustave Moreau (1826-1898) a conservé dans sa maison-atelier devenue musée au début du XXe siècle un grand nombre de peintures non figuratives. Les historiens de l'art s'interrogent depuis de nombreuses années sur ces oeuvres qui semblent anticiper l'art du XXe siècle alors que Gustave Moreau revendiqua toute sa vie le titre de peintre d'histoire.
    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière de manière exhaustive, et pour la première fois, cet aspect méconnu de son art. Il examine minutieusement le statut et le rôle de ces réalisations dans le processus créatif de l'artiste, tant dans ses peintures que dans ses aquarelles. Il permet également de les replacer dans la perspective plus large des prémices de l'abstraction au XIXe siècle. Une question majeure est également posée, celle de la postérité de Gustave Moreau au XXe siècle. Un éclairage novateur et passionnant est ainsi donné sur un artiste qui souhaitait nous entraîner « vers le songe et l'abstrait ».

  • Olivier Rizzo alias Speedy Graphito expose depuis plus de trente ans son regard amusé et ironique sur le monde. Des murs peints aux expositions, ses oeuvres reflètent la mémoire de notre époque. L'histoire de l'art, le consumérisme, les nouvelles technologies... autant de sujets que de formes de représentations hautes en couleurs.
    Multipliant les styles et les médiums, il témoigne sans retenue, par sa créativité décapante, d'une liberté d'expression inspirée et joyeuse. Ses oeuvres, véritable journal de bord de son existence, résument son parcours de vie, son inlassable quête à représenter son aventure intérieure dans un monde en perpétuelle mutation.
    Désormais, c'est à ce livre que revient le rôle de dessiner les différents chapitres de l'oeuvre de Speedy Graphito et d'en faire une partie de votre histoire.
    Speedy Graphito... Une signature qui sonne comme un défi, un manifeste artistique. Rapide comme le geste vif et sûr d'un feutre glissant sur une feuille de papier, d'un coup de pinceau sur la toile ou encore de la main découpant et appliquant un pochoir.
    Rares sont les artistes qui peuvent présenter une telle boulimie de supports, de styles différents, une telle soif de créer. Speedy Graphito est de ceux-là, et son oeuvre prolifique de cesse de nous étonner, de nous questionner.

  • L'histoire du jardin des Tuileries au temps de Louis XIV est liée à celle, plus large, du Louvre, un complexe monumental toujours en chantier. Pour offrir au Roi-Soleil un palais achevé et doté d'un beau jardin au coeur de Paris, Colbert demande à Louis Le Vau, côté cour, et à André Le Nôtre, côté jardin, de s'atteler aux Tuileries. Majesté du dessin, inventivité des partis et harmonie des végétaux, tout concourt à faire de ce jardin un chef-d'oeuvre du Grand Siècle.
    Dans la vie de son génial maître d'oeuvre, le jardin des Tuileries occupe également une place à part. Depuis trois générations, la famille Le Nôtre habite aux Tuileries et, privilège royal, le jardinier y demeurera jusqu'à sa mort. Véritable lieu de vie dont les plus grands artistes du XVIIe siècle ont foulé les allées - Jean-Baptiste Lulli ou encore Nicolas Poussin, dont le jardinier collectionneur possède plusieurs toiles -, le jardin royal, ouvert au public, est une promenade privilégiée des Parisiens.
    Aux tuileries, on marche, on joue, on montre et se montre, on aime avec ardeur, on guerroie aussi. Mais au-delà de l'incroyable transformation du jardin, c'est un projet d'urbanisme abouti que dessine André Le Nôtre en créant ce qui deviendra la plus célèbre perspective de Paris : les Champs-Elysées.

  • La règle de saint Benoît, réformée par Robert de Molesme, Étienne Harding et Bernard de Clairvaux à partir de la fin du XIe?siècle, structure la journée du moine entre prière et travail. Fondée sur l'exploitation par les convers de l'immense patrimoine foncier, une économie puissante et multiforme se met en place au sein de laquelle l'industrie occupe une place essentielle qui participe des innovations technologiques du Moyen Âge et de l'époque moderne. En témoignent les études monographiques consacrées aux forges monastiques, à l'énergie hydraulique, aux exploitations minières ou aux carreaux de pavement qui se sont développées au cours des cinquante dernières années.
    Ce colloque, le premier entièrement consacré à ce thème, aborde, à la faveur de sources archivistiques et archéologiques renouvelées, les questions des arts du feu (terre cuite, verre, métallurgie du fer et des non ferreux), des activités minières (sel, pierre, argent) et textiles. De l'Angleterre et du Pays de Galles à la péninsule ibérique, en passant par la France, les Pays-Bas et l'Europe de l'Est, les meilleurs spécialistes internationaux proposent études de sites, posters et synthèses régionales. Prolongement de cette activité séculaire, certains monastères maintiennent, aujourd'hui encore, une industrie cistercienne vivante.

  • Regards de primates

    Patrick Kientz

    • Vilo
    • 17 Juillet 2017

    Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace... Originaire de Paris, Patrick Kientz, Saint-Cyrien, a découvert le continent africain, et plus particulièrement l'Afrique Centrale et l'Afrique de l'Est, au début des années 80, au cours de ce qu'il appelle « sa première vie ». Ce fut une véritable révélation, et l'évidence s'imposa : il ne resterait jamais longtemps sans remettre les pieds sur ce continent envoutant.
    Patrick Kientz a depuis élargi ses horizons et s'il parcourt maintenant le monde depuis plus de 15 ans, de l'Afrique à l'Asie et aux Amériques, c'est uniquement pour assouvir sa passion pour la nature et la chasse photographique.

    Comme beaucoup de photographes animaliers, son parcours photographique a commencé par une quête continue, dans les grandes plaines d'Afrique de l'Est, à la recherche des félins. Mais très rapidement ce sont les rencontres avec nos cousins à quatre mains, les primates, présents sur tous les continents, qui se sont révélées pour lui les plus chargées en émotions.

    La diversité des espèces rencontrées en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, l'intelligence individuelle et collective de ces animaux au comportement social parfaitement structuré et remarquablement organisé, les gestes et attitudes des femelles envers leurs petits, qu'il est si tentant de comparer à des comportements humains, sont autant de sources d'inspiration pour le photographe de nature.
    L'Afrique avec les babouins du Serengeti en Tanzanie, les geladas des hauts plateaux d'Ethiopie, les chimpanzés de Kibale en Ouganda, les gorilles des montagnes du massif de la Virunga au Rwanda, l'Indonésie avec les orangs-outangs et les nasiques de Kalimantan, les macaques nègres et les tarsiers spectres de Sulawesi, l'Amérique latine avec les capucins bruns du Pantanal, les magots de l'Atlas du rocher de Gibraltar et les macaques à toque qui colonisent les splendeurs architecturales du Sri Lanka, autant de biotopes singuliers qui abritent une infinité d'espèces si différentes et toutefois si proches dans leurs comportements. L'observation des primates est toujours passionnante, et la source d'émotions incomparables, et inépuisables.

  • Servir les dieux

    Gombert-Meurice Flor

    • Somogy
    • 14 Novembre 2018

    A Thèbes , il y a 3000 ans, des milliers de prêtres et de pretresse servaient le dieu Amon dans son domaine. C'est à la rencontre de cette société du temple de Karnak, à un moment troublé de l'histoire de l'Egypte, la troisième Période intermédiaire (1069-655 av JC), qu'invite cet ouvrage. Il a été conçu à partir d'un ensemble de cercueils, conservés au musée de Grenoble, ayant appartenu à des chanteuses d'Amon. Qui étaient ces femmes et que faisaient-elles ?

  • À partir des vues d'intérieurs de Pierre-Ambroise Richebourg, photographe officiel de la Cour de Napoléon III, rassemblées dans un album unique appartenant au collectionneur Jean-Denis Serena, Bernard Chevallier a retrouvé, pièce après pièce, l'essentiel des objets mobiliers sauvés de l'incendie de 1870.

    Si l'on connaît l'histoire de l'incendie puis de la démolition de l'ancien palais royal, on ignore en général que ces meubles somptueux, ces objets d'art, ces tableaux sont aujourd'hui pour la plupart dans des collections publiques - Mobilier national, châteaux de Versailles, Fontainebleau ou Compiègne, musée du Louvre... - ou privées. Marc Walter en a réalisé des prises de vue inédites, pour les mettre en relation avec leurs représentations sur les photographies de Richebourg : mobilier Louis XV et Louis XVI, commodes de Boulle, cabinets de laque ou d'ébène, consoles en bois doré, imposant bureau du roi, candélabres, pendules, lustres, bras de lumière, vases en porcelaine de Sèvres ou de Chine, bustes, statues, toiles de maîtres, tapisseries des Gobelins, etc. Ainsi, le lecteur visite le palais, de salon en galerie, de vestibule en chambre à coucher, de cabinet de travail en salle à manger.

    Des photographies anciennes - portraits et scènes privées - de la famille impériale viennent en contrepoint de ces fabuleux décors, donnant à l'ouvrage un caractère intimiste profondément humain. L'iconographie des jardins est elle aussi très variée, mêlant gravures, plans, estampes et photographies contemporaines de Marc Walter.

    Un ouvrage d'exception.

  • Pierre Tal Coat (1905-1985), « front de bois » en breton, fut souvent appelé le peintre des peintres. Admiré et aimé par les plus importants créateurs du XXe siècle, il prend aujourd'hui sa juste place dans l'histoire de l'art, celle d'un artiste engagé de tout son être dans l'aventure picturale. Habité par une intuition singulière de l'espace, Tal Coat préféra toujours les réponses de la nature aux catégories des Écoles et l'énergie bienfaisante des sources à la conquête de la notoriété. Elle vint pourtant, sans qu'il la recherche.
    Pierre Tal Coat, La liberté farouche de peindre, témoigne à la fois de l'énergie toujours neuve d'un des plus grands artistes du XXe siècle et de la reconnaissance internationale qu'il reçoit aujourd'hui : expositions, colloques, conférences, publications, jusqu'à la magnifique rétrospective du musée Granet à Aix-en-Provence, dont cet ouvrage constitue le catalogue monographique.
    Riche de près de deux cents reproductions et documents, souvent inédits, de textes de l'artiste lui-même, il rassemble des contributions de fins connaisseurs de son oeuvre, venus d'horizons très divers et réunis par Jean-Pascal Léger. Daniel Dobbels, Bruno Ely, Josef Nadj, Alain Paire, Georges Salles, Anne de Staël et Jean-Pascal Léger éclairent chacun le travail de Tal Coat de la connaissance intime qu'ils peuvent en avoir, de leur réflexion mais aussi de l'amitié qu'ils lui portaient.

  • Les familles françaises ont été largement touchées par l'épreuve de la Grande Guerre. En août 1914, elles affrontent le choc des mobilisations qui séparent brutalement couples et familles. Puis l'absence s'installe et un nouvel équilibre familial se crée, rythmé par les permissions et soutenu par le lien épistolaire qui voit les soldats investir, à distance, leur rôle de mari, de fils et de père.
    La catastrophe a détruit, brisé, dispersé hommes, femmes et enfants mais elle a aussi rapproché, brassé, quelques fois provoqué des unions. Surtout, la famille a formé le réservoir de résistance dans lequel les poilus ont puisé quatre années durant pour trouver le courage de continuer à se battre.
    Ce catalogue qui accompagne l'exposition « Familles à l'épreuve de la guerre » nous révèle quelques-uns des destins familiaux bouleversés par l'empreinte de la guerre. Il propose une plongée au coeur de récits et histoires de familles à travers correspondances, oeuvres graphiques et objets des collections du musée de la Grande Guerre.

  • Le Palais Garnier est une oeuvre totale, immense, un espace impressionnant dédié à l'éphémère de la musique, de la danse et du décor scénique où l'architecture le dispute à la peinture, à la sculpture et aux arts décoratifs : autrement dit, un chef- d'oeuvre.

    Cette prouesse technique et artistique est la performance d'un architecte de génie qui a su créer un temple révolutionnaire dans la modernité de sa structure, tout autant qu'un édifice fastueux où la pierre s'associe à la richesse des matériaux : l'or, le marbre, le bronze, la mosaïque, le cristal, la soie et le velours...

    Pour redécouvrir cet opéra au style inimitable, où la Renaissance italienne s'adjoint le souffle puissant du baroque, il fallait l'oeil d'un photographe attiré par la somptuosité des matières, par l'incroyable diversité des stucs, et qui mette en valeur mille détails méconnus, afin qu'éclate la démesure artistique, magique, de ce palais du XIXe siècle.

    Environ 450 illustrations en couleurs.
    Relié plein papier pelliculé, fer à dorer.
    Sous étui rigide illustré.
    Tirage limité à 1 700 exemplaires.

  • Picasso - Picabia

    Aurelie Verdier

    • Somogy
    • 27 Juin 2018

    Dans une éphémère feuille dada intitulée La Pomme de Pins, Picabia affirmait en 1922 : « Picasso est le seul peintre que j'aime ». S'agit-il là d'une nouvelle illustration de la force d'attraction et de l'influence prépondérante de Picasso sur un artiste du XXe siècle ?
    Unis par des origines méridionales communes, l'Espagnol Pablo Picasso (1881-1973) et le Français de père hispano-cubain Francis Picabia (1879-1953), furent plus proches que ce que l'histoire en a retenu - et cela, pour une raison au moins : goûtant la même liberté d'expérimentation en art, leurs carrières respectives, pour différentes qu'elles soient, ne furent qu'une longue rupture avec l'idée même de style - cette soi-disant marque « unique » du créateur dans l'art occidental. Avec Picasso et Picabia, les métamorphoses de soi sont érigées en mode de vie. « Un peintre, disait Picasso, ne doit jamais faire que ce que les gens attendent de lui. Le pire ennemi d'un peintre, c'est le style ». Picasso et Picabia ne firent effectivement jamais ce que l'on attendait d'eux.

    Cette exposition est organisée dans le cadre de « Picasso-Méditerranée », manifestation culturelle internationale qui se tient de 2017 à 2019. Plus de soixante institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne » de Pablo Picasso. À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré offre une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • Très peu montrées, presque inédites, cent quinze des plus belles feuilles de la collection de dessins du XIXe siècle du musée de Grenoble composent ce parcours chrono-thématique, du romantisme aux prémices du symbolisme, illustrant le regard sur le passé et l'histoire nationale, les voyages en Orient ou en Italie, l'intérêt pour le pittoresque et le patrimoine, l'art officiel et monumental, la question des artistes confrontés à la guerre, l'illustration et la caricature, les réalismes ou encore la sensibilité au paysage.
    Une invitation à redécouvrir la diversité des approches graphiques des artistes dans un siècle bouleversé par les révolutions et les progrès intellectuels et scientifiques.

  • Warhol unlimited

    Sébastien Gokalp

    Le livre met en évidence la manière dont il concevait ses oeuvres de manière globale, de leur conception, leur réalisation jusqu'à leur présentation, leur diffusion et leur réception. Depuis ses premières expositions de Flowers qui couvraient intégralement les murs des galeries jusqu'aux mythiques Shadows (1979), une installation immersive hors normes de 102 toiles sérigraphiées présentées pour la première fois hors des États-Unis, en passant par ses films expérimentaux, ses mises en scène des concerts du Velvet Underground, Andy Warhol n'a eu de cesse d'annuler les frontières entre les techniques, l'art et la culture populaire.

    Des interviews, des articles et des essais de l'époque, inédits encore en français, mettent en perspective l'ensemble de l'oeuvre de l'artiste, expliquant pourquoi Andy Warhol est l'un des artistes majeurs de la seconde moitié du xxe siècle, et probablement celui qui a le plus infléchi le sens de l'art.

  • Camille Pissarro et Edgar Degas ont inventé l'estampe impressionniste. C'est à l'aube des années 1860 que Pissarro grave ses premières eaux-fortes. En 1873, à l'initiative du docteur Gachet, il renoue avec la gravure en compagnie de Guillaumin et de Cézanne. Puis, à partir de 1879, Degas l'initie aux encrages en couleurs. Dès lors, par la multiplication des états d'un même motif, Pissarro va faire de la gravure un outil d'expérimentation. Cette possibilité constitue une découverte qui le prépare alors à ses célèbres séries urbaines et portuaires. Il nomme ses gravures des « Impressions gravées ». Avec son oeuvre gravé, Pissarro prend place dans l'histoire de l'art aux côtés des plus grands peintres-graveurs de tous les temps, Rembrandt, Goya et plus tard Picasso.

  • Loin de vouloir transcrire la coutume - elle qui, par essence, ne peut se transmettre qu'oralement - ni même d'en proposer une définition ou une description exhaustive, Sébastien Lebègue se fait le témoin sensible de « l'esthétique de la culture et du lien social kanak ».
    Par les témoignages recueillis, les portraits, ses photographies, mais aussi un texte documenté digne d'une recherche anthropologique et de schémas éclairants, il livre ici des informations précieuses pour qui s'intéresse et souhaite comprendre ou mieux appréhender la société kanak.

    Cet ouvrage est le résultat d'une observation minutieuse de la culture kanak, de ses rites, de ses cérémonies. Sébastien Lebègue a séjourné à trois reprise en Nouvelle-Calédonie entre 2013 et 2015, collectant des témoignages dans l'ensemble de l'archipel pour mieux définir la coutume d'aujourd'hui. La publication de cet ouvrage fait suite à une exposition qui s'est tenue au Centre culturel Tjibaou à Nouméa entre 2014 et 2015 et qui poursuivra son itinérance au Japon et en France jusqu'en 2019.

  • Qu'il puise son inspiration dans la folie, s'interroge dans ses carnets d'esquisses, interprète les livres sacrés ou profanes, philosophe avec le Talmud, retourne aux origines des mythes anciens ou pénètre l'inconscient avec la psychanalyse, Gérard Garouste croise et entrecroise sans cesse ses sources avec peut-être comme seul et unique fil conducteur le mot et son interprétation picturale.

    Imprégné de différentes personnalités qui vont de Don Quichotte au scientifique en passant par le joueur de flûte ou d'échecs, Gérard Garouste slalome entre raison et déraison, s'inspire de mondes imaginaires, combat les préjugés et défend des valeurs envers et contre tout, voyageant en permanence entre deux extrêmes : Apollon et Dionysos.

    Parmi les plus importants peintres français actuels, Gérard Garouste est de ces artistes qui suscite autant l'intérêt du grand public que des spécialistes, conciliant la virtuosité du style à une peinture figurative contemporaine, mêlant univers imaginaire et vécu personnel.

  • Véritable ouvrage de référence sur l'orfèvrerie au XIXe siècle en France, ce catalogue explore de façon extensive la pratique d'un art de prestige pendant une période remarquablement féconde. Le XIXe siècle français connaît une période de renouvellement profond avec la réémergence de styles appartenant au passé. Les formes du Moyen Âge et de la Renaissance sont remises au goût du jour par l'entremise d'orfèvres audacieux tels Jean- Charles Cahier, orfèvre de Louis XVIII et de Charles X, spécialisé dans l'art religieux, François-Désiré Froment Meurice, argentier de la Ville de Paris, Biennais et Odiot, orfèvres attitrés de Napoléon Bonaparte et le très connu Christofle, entre autres.
    Environ 120 pièces d'usages variés et provenant du département des Objets d'art du musée du Louvre sont présentées : objets relatifs aux arts de la table (services et ensemble divers), instruments de toilette, objets liturgiques les plus variés, tous préservés de façon admirable. Certaines pièces, comme le service à thé de Napoléon et de Marie-Louise sont tout à fait uniques.

  • Jean-Marc Brunet

    Collectif

    E refuse le sujet : l'arbre, la lumière, le vent, la pluie qui m'ont donné l'impression de départ, les sensations d'origine. Il faut effacer le sujet sinon on ne verra que lui. Je ne sais jamais où je vais aller mais je sais où je ne veux pas aller. Il s'agit pour moi de constituer un espace ou, pourquoi pas, une atmosphère. J'aime bien ce mot parce qu'il exige une forme imprécise, donc sans définition, mais très présente dans son effet. Dès que j'ai posé un peu de fond, voilà ce que j'essaie de construire.
    Jean-Marc Brunet Plus de figures, plus de sujets, et cependant un arrière-pays qui, rendu invisible, n'en est pas moins présent puisqu'il génère une présence toujours fortement là sans se laisser précisément nommer. Jean-Marc Brunet en situe la nature par ses titres : Pluie battante, La nuit me parle, Posé sur l'eau, titres qu'il n'affiche pas et qui surgissent comme une confidence. Chacun exprime d'ailleurs beaucoup plus une sensation, une impression, qu'une représentation.
    Bernard Noël

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