• Rien n'est plus grave que le moment que nous vivons. Nous sommes embarqués dans un processus de destruction du monde naturel qui ne pourra aboutir qu'à notre propre perte.

    Face à cette urgence, à cette nécessité d'en parler, nous avons entamé un tour de France des « penseurs » de l'effondrement. Nous sommes allés recueillir leurs sentiments personnels et saisir comment, intimement, ils vivent avec cela, en abordant avec eux différents axes de réflexion : la famille, le déni, la santé, les peurs, les deuil, les préparations, etc.

    Notre idée est de montrer ainsi la multiplicité des approches de l'effondrement. Leurs pensées, de la plus radicale à la plus prudente, feront écho aux sentiments des lecteurs et leur ouvriront des pistes pour changer le regard ou se sentir moins seul.

    Pierrot Pantel est inspecteur de l'environnement à l'Office Français de la Biodiversité sur Ajaccio.

    Manon Commaret est psychologue spécialisée en neuropsychologie.

  • Avec ses longs-métrages - La Raison du plus faible, 38 Témoins, Chez nous... - Lucas Belvaux s'inscrit dans une tradition cinématographique réaliste et sociale. Le cinéaste belge interroge nos démocraties modernes sous plusieurs angles : la responsabilité individuelle, la place de la justice, la montée de l'extrême droite, ou encore la fin du monde industriel et son corollaire, le chômage de masse. Derrière un propos d'une grande cohérence, chaque film explore un genre différent. On passe ainsi de la comédie à la romance, du polar à la chronique judiciaire, de la tragédie au réalisme politique
    Au plus près des difficultés rencontrées par ses personnages, ses oeuvres possèdent une approche documentaire. Le nord de la France et la Belgique constituent ces principaux décors et plongent ses histoires dans une réalité post industrielle, populaire et poétique. Composé d'un essai introductif et d'un entretien, La Mécanique Lucas Belvaux explore une filmographie à l'image de la complexité de nos sociétés contemporaines.
    Quentin Mével est délégué général de l'Acrif et auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Noemie Lvovsky, Cédric Kahn, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Frederick Wiseman, Valérie Donzelli...). En 2017, il a coréalisé, avec André S. Labarthe, Mathieu Amalric, l'Art et la Matière.
    Louis Séguin est journaliste et critique de cinéma. Il a écrit pour les magazines Transfuge, Trois Couleurs et Chronic'art, avant d'intégrer la rédaction des Cahiers du cinéma en 2014. Il a coréalisé un moyen métrage avec Laura Tuillier (Les Ronds-points de l'hiver, 2016), et réalisé deux courts métrages (Saint-Jacques - Gay-Lussac, 2018, et Bus 96, 2019).

  • « Pascal Picq invite l'homme, la société, l'entreprise à adopter les préceptes de Darwin qui fondent l'entrepreneuriat et l'innovation coévolutionnaires, seuls à même de provoquer le sursaut d'une civilisation tout à la fois asservie à un anthropocentrisme mortifère et sommée de s'adapter au monde qu'elle transforme. La condition pour qu'éclose une nouvelle éthique sociale et environnementale, pour que grandissent les nouvelles formes d'économie, pour qu'un nouveau récit, un nouvel imaginaire, une "synthèse créatrice" inédite, nimbent "l'avenir de tous". Alors, s'adapter et innover pour survivre, bâtir aujourd'hui sans obscurcir ou condamner demain, ne sera plus utopie. Mais pour cela, nous devons en premier lieu façonner un nouvel humanisme. » Denis Lafay

    Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et spécialiste de l'évolution de la lignée humaine et des grands singes. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots (Odile Jacob, 2017).
    Il répond dans cet ouvrage à Denis Lafay, journaliste.

  • Qu'est-ce que l'écologie ? Qu'implique le fait de se dire écologiste ? Faut-il lier croissance écologique et décroissance économique ? Que penser des OGM ? Quel rapport entre science et religion ? La pertinence des questions de l'adolescent amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original et accessible, souligné ici par le trait incisif de Pascal Lemaître.

    Jean-Marie Pelt (1933-2015), biologiste, fonda l'Institut européen d'écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.Il dialogue dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

    1 autre édition :

  • Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles... Limagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980. Mais, quelles en sont les origines ? Et quelles sont les uvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée ?
    Rédigé par Étienne Barillier, spécialiste incontournable du genre, et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourdhui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K. W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.

  • Valérie Donzelli élabore un cinéma dans lequel les personnages se réinventent face aux difficultés. Emplis de fantaisie, ses longs métrages - La Reine des pommes, La guerre est déclarée, Main dans la main, Marguerite et Julien, Notre dame - jouent avec le rythme et les expérimentations pour fabriquer de la comédie. Le burlesque et le tragique s'y côtoient, dressant des parcours de vie pleins de contrastes.
    Composé d'un essai introductif et d'un entretien, Valérie Donzelli, le tourbillon de la vie traverse l'univers d'une cinéaste française singulière, qui interroge les relations humaines avec une vivacité mélancolique.
    Thomas Messias écrit pour Slate et est l'auteur du Nouveau Cinéma argentin (Playlist Society, 2015). Quentin Mével est délégué général de l'Acrif et auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Noemie Lvovsky, Cédric Kahn, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Frederick Wiseman, Henri-François Imbert, Pierre Salvadori...)

  • Réalisateur de longs métrages à la fois burlesques, mélancoliques et touchants (Les Apprentis, Hors de prix, Dans la cour, En liberté !...), Pierre Salvadori pourrait bien être l'héritier français de l'âge d'or des comédies américaines, celles d'Ernst Lubitsch et de Blake Edwards. Ses protagonistes, qu'ils vivent en marge de la société ou soient lestés par leurs traumatismes passés, cherchent sans cesse des voies pour s'en sortir, faisant de sa filmographie un guide de survie dans le monde moderne.
    Composé d'un essai et d'un entretien, c'est ce mélange de douceur et de violence, porté par une éthique de la mise en scène à la générosité rare dans le cinéma français, qu'explore Pierre Salvadori, le prix de la comédie.
    Nicolas Tellop est critique de cinéma, notamment pour La Septième Obsession et Carbone. Il est l'auteur de plusieurs essais culturels : L'anti-Atome (PLG, 2017), Snoopy Theory (Le murmure, 2018), Les Courses-poursuites au cinéma (Aedon, 2018). Quentin Mével est délégué général de l'Acrif et auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Noémie Lvovsky, Cédric Kahn, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Frederick Wiseman...) Dominique Toulat est directeur du cinéma La Ferme du buisson - Scène nationale de Marne-la-Vallée.

  • John Coltrane, l'amour suprême est la biographie la plus complète existante en France à ce jour.
    Elle se distingue de la biographie américaine de référence, celle de Lewis Porter (John Coltrane, sa vie, sa musique), en développant deux aspects essentiels : Coltrane politique et Coltrane mystique. Franck Médioni analyse ses rencontres marquantes (Miles Davis, Thelonious Monk), met des coups de projecteur sur ses albums importants (Giant Steps, My Favorite Things, A Love Supreme). Il inscrit John Coltrane dans son époque, dans l'histoire du jazz, et questionne son message, son héritage.
    Journaliste et écrivain, Franck Médioni est le producteur, entre 1995 et 2014, de l'émission hebdomadaire "Jazzistisques" sur France Musique et collaborateur régulier pour France Culture et FIP. Il est l'auteur de nombreux livres consacrés au jazz dont Le tour du jazz en 80 écrivains illustré par Pierre Alechinsky, ou Sound of surprise (Le Mot et le Reste).


  • Lors d'un entretien de recrutement, vous n'avez droit qu'à une chance pour convaincre et faire la différence ! En 60 exercices, cet ouvrage présente les clés pour vous préparer et avoir confiance en vous le jour J.

    Vous pourrez ainsi inté


  • Dialogue avec Pierre-Philippe Jandin

    Alors que les ressources de l'humanisme pour penser le sens, c'est-à-dire les grandes conceptions eschatologiques de l'histoire qui nourrissaient l'espérance pour l'homme de s'approprier son essence, semblent épuisées, les recherches de Jean-Luc Nancy, Professeur émérite à l'université Marc Bloch de Strasbourg, proposent une explication avec la tradition occidentale dans ses registres philosophique, théologique et politique. S'il n'y a plus de cosmos, s'il n'y a plus de mundus, ce mot latin qui ; voulait dire « pur », nous ne sommes plus dans l'unité, dans la beauté ; tout a pris une allure aventureuse, complexe, dispersée. Si les mots et les concepts nous manquent pour appréhender ce à quoi nous sommes exposés et qui vient, il reste à réévaluer, à déplacer, à déconstruire les idées dont nous disposons. La tâche est de tenter l'élaboration d'une nouvelle ontologie, rompant avec les catégories traditionnelles de l'Un et du multiple, de l'universel et du particulier pour envisager le rapport du pluriel et du singulier. Penser l'être pluriel, c'est chercher à comprendre ce que veut dire « être-ensemble », en commun, au monde, c'est ouvrir la totalité des possibilités de sens.
    Pierre-Philippe Jandin est agrégé de philosophie et spécialiste de philosophie moderne et contemporaine. Il est l'auteur de Jean-Luc Nancy : retracer le politique (Michalon, 2012) et a dirigé, au Collège International de Philosophie, plusieurs séminaires ancrés dans la pensée de cet auteur.

  • Comment a-t-on l'idée de se passionner pour le langage ? De vouloir savoir comment la même chose se dit en différentes langues ? Est-ce bien la même chose, d'ailleurs, si elle ne se dit pas de la même façon ? Est-ce que bientôt la seule langue sera l'anglais ? Pourquoi continuer à enseigner des langues mortes ? Émile mitraille Claude Hagège de questions pour essayer de comprendre ce métier si original : celui de parler toutes les langues... Dans cet échange entre un adolescent et un linguiste, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait intelligent de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.

  • Brian Ferneyhough (1943) est l'une des personnalités les plus importantes et les plus fascinantes de sa génération : sa musique, comme ses idées, ont marqué l'époque. Associé au mouvement de la « nouvelle complexité », Ferneyhough s'est fermement opposé aux tendances restauratrices et simplificatrices qui entendaient rompre avec le sérialisme de façon radicale. Ses textes reflètent le débat esthétique qui se développa dans les années 1980. Mais ils dépassent la polémique à travers une réflexion touchant aux fondements de la pensée musicale. Et dans ses analyses et ses présentations d'oeuvres, il donne des exemples concrets de sa manière de travailler. Dans ses entretiens, qui sont d'une lecture plus aisée, il reprend ces problématiques et les noue ensemble dans une approche qui tient compte aussi des questions sémantiques ; ainsi fait-il apparaître les sources d'inspiration de ses pièces et les significations qu'elles portent. Car l'oeuvre de Ferneyhough dialogue en permanence avec les autres domaines de l'expérience et de la pensée humaines : à son intérêt pour l'alchimie ou la pensée pré-socratique s'ajoute celui pour des philosophes comme Adorno ou Benjamin ; sa fascination pour la géologie croise celle pour la symbolique des emblèmes, son attrait pour la peinture celui pour la poésie expérimentale. Cela le conduit à interroger les liens entre musique et nature, musique et image, musique et langage. L'impact très physique, dans ses oeuvres, de sonorités, de textures et de formes d'une extrême densité, témoignant d'une imagination toujours renouvelée, est articulé à des procédures cachées et à une aspiration au dépassement, à la transcendance. Compositeur farouchement indépendant, dont l'enseignement a marqué plusieurs générations de jeunes compositeurs, Brian Ferneyhough développe dans ses textes une pensée musicale d'une rare profondeur, dans la ligne d'un Schoenberg, auquel il se réfère constamment. Elle ne débouche pas sur des théories, mais se présente avant tout comme une pensée spéculative, toujours en mouvement. « L'oeuvre qui ne fait pas surgir davantage de questions qu'elle ne se propose d'apporter de réponses ne peut jamais être considérée comme adéquate à son propre potentiel immanent. »

  • Lorsque, en 1980, Jean-Louis Barrault accorde une série d´entretiens au critique dramatique Guy Dumur, il est un comédien, un metteur en scène et un directeur de troupe de premier plan. Il a soixante-dix ans, mais évoque encore la figure mythique de l´éternel jeune homme, toujours Pierrot, toujours bohème ; il est dans tous les esprits le Deburau des Enfants du paradis et l´indéfectible partenaire de Madeleine Renaud.
    Ce sont aussi des facettes moins connues de son existence et de sa carrière qu´il livre ici, au fil de la conversation, avec une franchise désarmante : de sa « vie de mauvais garçon » - petits boulots et premières auditions chez Dullin - à l´extraordinaire aventure du théâtre d´Orsay, en passant par la création de la compagnie Renaud-Barrault et la direction houleuse de l´Odéon.
    D´anecdotes en confidences, on croise Claudel et Artaud, Camus, Malraux et Boulez, comme autant de personnages d´un véritable moment de théâtre : la langue savoureuse de Barrault nous donne à rire et à songer, rejoue ses plus grands spectacles, créations géniales et éphémères, et raconte la destinée errante de l´artiste en saltimbanque : une vie de désir et d´émerveillement constants, un corps à corps ininterrompu avec la scène.

  • Qu'est-ce que la pédagogie ? Comment fonctionne l'école ? Quelles différences entre enseignement et éducation ? Dans cet échange entre un adolescent et un spécialiste de la pédagogie, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à se centrer sur l'essentiel de sa pensée et à la restituer avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait malicieux de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents. Philippe Meirieu est spécialiste des sciences de l'éducation et de la pédagogie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, chez le même éditeur, L'éducation peut-elle être encore au coeur d'un projet de société ? (avec Pierre Frackowiak).Émile est collégien à Corbigny, dans la Nièvre.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Quel parcours étonnant que celui d'un fils de paysans consacré, à 83 ans, par un Oscar à Hollywood pour l'ensemble de son oeuvre !Avec la légèreté et la fluidité qu'offre le dialogue, Jean-Claude Carrière raconte son histoire de manière inédite. Comment a-t-il «

  • Gyrgy Kurtág (né en 1926) a toujours refusé de parler sur la musique, et sur la sienne en particulier. Les témoignages ici rassemblés constituent la totalité de ses interventions verbales : la plupart sont issues d'entretiens ; ils constituent un document précieux pour tous ceux qui veulent entrer dans l'univers du compositeur, qu'ils soient interprètes ou auditeurs. Cette parole parfois hésitante est une parole de vérité : l'homme se livre tout entier, laissant apparaître l'univers intérieur qui fonde son oeuvre et lui confère une force expressive magnétique. Les trois entretiens avec Bálint András Varga ont été réalisés entre 1982 et 2008. Dans les deux hommages émouvants consacrés à son ami Gyrgy Ligeti, Kurtág recompose ses souvenirs dans une forme étonnante, et son récit rejoint celui de la grande histoire, si mouvementée pour ces deux compositeurs nés juifs en des temps hostiles, dans une région déchirée entre deux pays et trois cultures, et finalement rejetée de l'autre côté du rideau de fer. On ne peut qu'être touché par l'authenticité de cette parole et fasciné par cette quête inlassable où l'homme se joue tout entier. Le texte s'accompagne de dessins faits par Kurtág lui-même.


  • Dialogue avec Anne-Claire Désesquelles

    Le sens commun tient généralement pour réel ce qui est immédiatement donné. Aussi penset-il qu'il n'y a de réel que le présent. Nicolas Grimaldi, ancien Professeur d'histoire de la philosophie moderne puis de métaphysique à la Sorbonne, remarque cependant, à la suite de Pascal, que « nous ne nous tenons jamais au temps présent ». Sans cesse nous guettons l'imminence du possible. Telle est la dissidence qui tient constamment la conscience à distance du réel. Or qu'est-ce qui désunit la conscience du présent pour la lier à l'avenir, si ce n'est l'attente ? L'attente est à la conscience ce que la tendance est à la vie : son principe. Non seulement l'écart est leur être même, mais cet écart n'est autre que le temps. Qu'attendre, toutefois, sans imaginer ce qu'on attend ? En nous faisant mimer ce dont l'irréel nous envoûte, le propre du jeu est de nous faire vivre à l'interface du monde et de sa fiction, à la lisière du réel.
    Anne-Claire Désesquelles, agrégée de philosophie, médaille d'or d'analyse musicale au Conservatoire de Lyon, est l'auteur d'une thèse sur L'Expression musicale dirigée par Nicolas Grimaldi. Professeur en khâgne, elle consacre ses recherches à la philosophie de Bergson, ainsi qu'au concept de rythme.


  • Dialogue avec Philippe Soual

    Jean-François Marquet est Professeur de philosophie émérite à l'université de Paris-Sorbonne. Éminent historien de la métaphysique, de Parménide à Heidegger, il a aussi consacré ses recherches à la relation de la philosophie avec l'art et la littérature, la mystique et la gnose chrétienne. Il invite ici le lecteur à jouer le jeu de la parole, en considérant certaines questions décisives d'un cheminement dont le sens le plus profond est sans doute celui d'une méditation de la singularité, où se noue le dialogue des voix ou des personnes (Je-Tu-Il), triade constitutive de toute vie singulière. Si la pensée s'origine dans une parole en énigme et si l'achèvement de la philosophie la conduit à se déployer dans un espace où oeuvres et visions du monde se correspondent en étant contemporaines, comme en un vitrail, c'est à la récapitulation de cette histoire que l'interprète convie enfin son lecteur.
    Professeur agrégé de philosophie en Première supérieure au lycée Pierre de Fermat à Toulouse, titulaire d'un doctorat conduit sous la direction de Jean-François Marquet et d'une habilitation à diriger des recherches, lui-même chercheur à l'université de Poitiers, Philippe Soual est spécialiste de philosophie allemande et de métaphysique. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont Le Sens de l'État (Peeters, 2006), consacré à la pensée politique de Hegel.

  • Né le 11 décembre 1908 à New York, Elliott Carter doit sa vocation musicale à son intérêt pour la musique moderne dans les années vingt, lié à une immense curiosité pour toutes les manifestations artistiques nouvelles. Sa rencontre avec Charles Ives en 1925 fut décisive. Dans les années trente, sous la pression des événements politiques et sous l'influence de l'enseignement de Nadia Boulanger, Carter se rapprocha du style néo-classique. Ce n'est qu'à la fin des années quarante qu'il développa un style vraiment personnel, échaffaudant une oeuvre exigeante, profonde et originale, qui représente sans conteste l'une des expériences musicales les plus importantes de ce siècle. Dans ses entretiens avec Allen Edwards, Carter raconte de nombreux souvenirs rattachés à sa période de formation, décrivant aussi bien la vie artistique du New York des années vingt que le climat très particulier du Paris des années trente, évoquant les figures de Charles Ives, Edgar Varèse, Nadia Boulanger ou George Balanchine, et celles de ses collègues Aaron Copland ou Roger Sessions. Il y explique aussi sa manière de travailler, clarifiant les principaux aspects de sa pensée musicale, et décrivant la genèse de certaines de ses oeuvres. Dans ces trois entretiens, il développe de nombreuses et passionnantes réflexions sur la musique de l'Ecole de Vienne ou sur le sérialisme des années cinquante, mais aussi sur la relation entre le compositeur et la société, abordant sans pédanterie certaines questions techniques. Ces entretiens sont ainsi non seulement une source précieuse d'informations sur le compositeur et sur son oeuvre, mais aussi la meilleure introduction à sa musique.

  • Résister par l'insolence et par le rire, Guy Bedos s'y attache, en comédien et en observateur féroce de notre société.

    De sa jeunesse algérienne, il tient l'antiracisme. Du refus de l'indifférence, l'engagement pour les droits de l'Homme. Du goût pour la liberté, l'indocilité face aux pouvoirs. De l'exigence de démocratie, l'appel à l'« insurrection pacifique ».

    Guy Bedos projette son rêve d'une société meilleure dans la jeunesse qui s'indigne et qui agit. Rencontre avec un homme irrésistiblement drôle et tourné vers la vie.

    «À ceux qui me demandent de quoi je me mêle, je réponds que je me mêle de ce que je regarde.» «Vive l'avenir ! Plus qu'un message, c'est un devoir pour l'idéaliste et le père que je suis.» «La Bourse ? Je m'en fous. J'ai choisi la vie.»

  • La formule pour intégrer les meilleurs cabinets de conseil en stratégie en réussissant les études de cas ! Cet ouvrage propose une méthode originale et inédite pour se préparer aux entretiens des cabinets de conseil en stratégie, manageme


  • De quoi a-t-on besoin pour "se pitcher" en quelques instants ? Comment adapter son discours à différentes situations ? Comment l'améliorer ? Comment trouver l'inspiration pour l'écrire ?

    Autant de questions auxquelles ce gu

  • Entretiens avec Peter Brook menés par Pierre MacDuff, directeur général de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes.

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