• Dans ce débat inédit, le sociologue et l'agroécologue confrontent leurs réflexions, implacables et lumineuses, sur l'état du monde, l'état de l'humanité, l'état des... humains. Le moment civilisationnel est critique, jamais auparavant il n'avait été à ce point possible de penser, d'espérer autrement cette humanité, et chaque citoyen du monde a pu saisir qu'une telle opportunité pourrait bien ne plus jamais se représenter. Que faire pour aider les consciences, sensibles à cet immense chantier, à passer à l'acte ? Que faire pour éveiller les « autres » consciences, encore rétives ou suspicieuses ? Que faire pour réenchanter l'avenir de l'humanité, cette humanité dont la pandémie a confirmé chez les uns, révélé chez beaucoup, l'extraordinaire vulnérabilité ?

    Edgar Morin, né en 1921, est sociologue.

    Pierre Rabhi, né en 1938, est agroécologue.

    Ils répondent dans cet ouvrage au journaliste Denis Lafay.

  • Naples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée - la camorra - sur fond de guerre entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C'est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l'économie mondialisée. Roberto Saviano, au péril de sa vie, a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Il met au jour les structures économiques et territoriales de cette mafia surpuissante.

  • Pendant un an, Annie Ernaux a tenu le journal de ses visites à l'hypermarché Auchan du centre commercial des Trois-Fontaines situé en région parisienne. « Voir pour écrire, c'est voir autrement », écrit-elle. On redécouvre en effet à ses côtés le monde de la grande surface. Loin de se résumer à la corvée des courses, celle-ci prend dans ce livre un autre visage : elle devient un grand rendez-vous humain, un véritable spectacle. Avec ce relevé libre de sensations et d'observations, l'hypermarché, espace familier où tout le monde ou presque se côtoie, atteint la dignité de sujet littéraire. Annie Ernaux est écrivain. Elle est notamment l'auteur de La Place (1984), La Honte (1997), Les Années (2008) aux Éditions Gallimard.

  • C'est ton genre ? Nouv.

    Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nous-mêmes?: qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ? Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ? Dans cet ouvrage, Agnès Vannouvong fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.
    Une analyse fine et passionnante, marquant une volonté d'éclairer ces questions afin de les rendre lisibles et accessibles.

    Agnès Vannouvong enseigne les Études Genre à l'université de Genève. Elle est l'auteure de nombreux travaux sur la littérature française et l'art contemporain. Elle est également romancière.

    Agnès Vannouvong enseigne les Études Genre à l'université de Genève. Elle est l'auteure de nombreux travaux sur la littérature française et l'art contemporain. C'est aussi une romancière remarquée dès son premier roman, Après l'amour (Mercure de France, 2013).

  • La marque Macron ; désillusions du neutre Nouv.

    Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit: l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique. Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. À «nouveau monde», nouvel outil: toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme et son dérèglement progressif.Raphaël LLorca est communicant, doctorant en philosophie du langage, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès.

    Raphaël LLorca, 26 ans, travaille au planning stratégique de l'agence Havas Paris. Diplômé de ESCP Europe en stratégie de marques et doctorant linguiste à l'EHESS, il est expert associé à la Fondation Jean-Jaurès. La marque Macron est son premier ouvrage.

  • L'écologie est une donnée fondamentale de la pensée humaniste d'Edgar Morin. Précurseur dans les années 1970 avec un texte intitulé L'an I de l'ère écologique, le philosophe n'a cessé depuis de réfléchir, ajuster, chercher à convaincre d'une nécessaire "écologisation" de la politique française. Pour Edgar Morin, l'écologie politique ne doit pas se cantonner à la défense des animaux, ou uniquement aux effets du réchauffement climatique mais faire un tout concernant l'avenir de l'individu, de la société et de l'espèce humaine : l'Homme a besoin de la Terre qui a besoin de l'Homme. Face au développement techno-scientifico-économique qui dégrade la biosphère et nous menace, il s'agit désormais de transformer nos vies et nos modes d'organisation. Telle devra être la nature de notre futur.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • Le seul antidote à la tentation barbare est l'huma­nisme régénéré que propose Edgar Morin. Le seul antidote aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne est dans une connaissance et une pensée complexes. Les bienfaits de notre civili­sation s'amenuisent. Ses carences ­s'accroissent. Nous avons besoin à la fois d'une nouvelle civilisa­tion politique et d'une politique de civilisation. Edgar Morin, sociologue et philo­sophe viscéralement en lutte, ausculte la civilisation contemporaine, dissèque les innervations de son dépérissement et défriche les voies de sa revitalisation.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921.Ce livre est un entretien avec Denis Lafay, journaliste et directeur de collection à l'Aube.Il est illustré par Pascal Lemaître.

  • Questions de sociologie

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    « Ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n'entre jamais dans les cuisines de la science. » Ce sont ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer ici. En regroupant l'ensemble des réponses qu'il a faites, dans des exposés, des interventions orales ou des interviews, aux principales questions que pose la sociologie, il livre sous la forme à la fois directe et nuancée que permet le discours oral, des réflexions sur la méthode et sur les concepts fondamentaux de sa sociologie (champ, habitus, capital, investissement, etc.), sur les problèmes épistémologiques et philosophiques que pose la science sociale, en même temps que des analyses nouvelles sur la culture et la politique, la grève et le syndicalisme, le sport et la littérature, la mode et la vie artistique, le langage et la musique. En donnant accès au travail sociologique en train de se faire, il invite le lecteur non à s'identifier à une « pensée » toute pensée mais à se rendre maître d'une méthode de pensée. Ce recueil est initialement paru en 1981.

  • Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en « dons » personnels. À partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.

    La première édition de cet ouvrage est parue en 1964.

  • Distinction

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques (« la classe ») conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé « Éléments pour une critique vulgaire des critiques pures », qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni vérifiable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du « mode de production » et du « prolétariat » ou des « rôles » et des « attitudes » de la « lower middle class », il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire. Cet ouvrage est paru en 1979.

  • Vivre ensemble

    Collectif

    Comment définir le "vivre ensemble" ? Une notion pas facile à cerner mais à laquelle les enfants sont pourtant confrontés au quotidien. Qu'est-ce que "vivre ensemble" implique concrètement ? Ce livre apporte des réponses aux multiples interrogations que suscite la vie en collectivité, au sens large. Pourquoi les hommes vivent ensemble ? Pourquoi ce n'est pas si facile de vivre ensemble ? Est-ce qu'on peut faire tout ce qu'on veut ? Est-ce qu'on est tous égaux ? À quoi ça sert d'aider les autres ? Comment devient-on un citoyen ? Est-ce que le président décide pour tout le monde ? Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Pourquoi il y a des riches et des pauvres ? Peut-on dire tout ce qu'on pense ? Est-ce qu'il y a des religions interdites ? Est-on obligé d'être poli ? Pourquoi la France est-elle de toutes les couleurs ? C'est quoi, le racisme ? C'est qui, les sans-papiers ? Pourquoi on aime son pays ?

  • Derrière le débat sur le déconfinement des seniors lors de la crise sanitaire, un autre sujet, plus radical encore, est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité : celui de la condition que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés où, de plus en plus, l'on pense la vieillesse non plus comme une chance de vivre plus longtemps mais comme un handicap de vivre hors des schémas imposés de la vitesse et de l'agilité permanentes que l'on exige de chacun.

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.
    Daniel Perron est juriste.

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • Peut-on parler de l'obésité, ou s'agit-il d'un des sujets les plus tabous de notre société ? La pandémie du Covid-19 a remis en avant ce sujet, au moins pour en montrer les enjeux en termes de santé publique et de santé personnelle, l'obésité étant d'abord une maladie. Mais comment vivent et se perçoivent les personnes concernées ? Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public ? Comment parlent-elles de leur sexualité ? Comment ont-elles vécu leur scolarité ? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale ? Grâce à des entretiens inédits avec une mère et sa fille, toutes les deux concernées par ce « corps embarrassant », le sociologue Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

    Smaïn Laacher est sociologue, professeur de sociologie à l'université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur de Peuple des clandestins (Calmann Lévy, 2007) et Croire à l'incroyable : un sociologue à la Cour nationale du droit d'asile (Gallimard, 2018).

  • "La différence des temps fait que les choses ne se répètent jamais à l'identique. Aucun événement historique ne se reproduit sous la forme et dans les circonstances où il est advenu une première fois. Les défilés de chemises noires, brunes, vertes, en ordre martial alors que la rue constituait l'unique espace de mobilisation générale, n'est plus, du moins ainsi que nous le connaissions sous forme de défilés à bruits de bottes. Bien sûr il y a de drôles de voix qui nous parviennent aujourd'hui... des voix qui malgré tout - et c'est aussi là qu'est notre interrogation sur « demain » - prononcent encore le mot « démocratie » même si elles tendent à le remplacer par « peuple ». En avons-nous fini avec le fascisme, comme nous savons qu'il a existé ?"

    Pascal Dibie est professeur d'éthnologie à l'Université Paris Diderot-Paris 7, où il co-dirige le pôle des sciences de la ville. Il est notamment l'auteur de Éthnologie de la chambre à coucher (traduit en 15 langues et vendu à 30 000 exemplaires ; Grasset, reprise en Suite Métailié), La Tribu sacrée, ethnologie des prêtres (Grasset, reprise en Suite Métailié), et La Passion du regard, essai contre les sciences froides (Métailié).

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Simmel démontre ici le mécanisme psychologique qui a permis de transformer l'argent de moyen en fin. Or, en servant quantité de fins, l'argent devient "incolore", privé de valeur en soi. Simmel analyse des cas pathologiques, allant de l'avare au dépensier compulsif, aspects psychologiques complétés par de passionnantes observations d'ordre historique et sociologique. Il se penche également sur les liens générés par l'argent, source paradoxale de l'individualisme moderne. Si la possession d'argent procure une liberté personnelle, elle engendre une insatisfaction croissante, tant la dimension qualitative, inexprimable en termes économiques, s'efface au profit du quantitatif. L'argent n'en reste pas moins pour l'homme moderne un aiguillon de son activité, une promesse illusoire de bonheur.

    Philosophe et historien de formation, Georg Simmel (1858-1918) fut l'un des fondateurs, avec Max Weber, de la sociologie allemande. Auteur de Philosophie de l'argent(1900), il donna également des cours à l'université de Berlin et de Strasbourg. Son oeuvre connut d'emblée une réception très favorable aux États-Unis, puis en France.

  • La banlieue du turfu

    Makan Fofana

    • Tana
    • 18 Février 2021

    En passant par le cinéma et les grands mythes fondateurs de la cité, une critique sociale incisive et drôle.
    Il était une fois, au onzième étage d'une tour embrumée par des contes, un adolescent solitaire dans sa petite chambre de banlieue. Au cours d'une nuit poussiéreuse en étoiles, il eut une vision merveilleuse. Dès lors s'incrusta, telle une émeraude en son coeur, le sentiment que se cachait sous ce bâtiment un trésor : la banlieue du turfu.
    Pour suivre la quête de cette métamorphose, suivons les storys Snapchat et le lapin aux yeux rouges qui nous entraîne vers l'entrée d'un terrier, là où tout commença ! Cette histoire, inspirée par Peter Pan, Nietzsche et quelques autres, est si fabuleuse que vous ne la croirez peut-être pas. Tout dépendra précisément, cher banlieus'art, de votre capacité à rêver !
    À partir du terme " turfu ", popularisé par Booba, Makan Fofana retrace son parcours et invite son lecteur à métisser les mondes, de la magie de J.K. Rowling à la culture quartier, en passant par le cinéma et les grands mythes fondateurs de la banlieue. Son récit initiatique, une critique sociale incisive et drôle, procède par vastes envolées lyriques et spéculatives du design fiction. Il enjoint chacun d'entre nous à dépasser l'âge classique de la " crise des banlieues " pour aller vers un âge d'or. Sous sa plume, la banlieue du turfu a tous les traits d'un space opéra.

  • Reproduction

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 16 Août 2018

    Cet ouvrage présente la synthèse théorique de recherches dont le livre Les Héritiers, en 1964, marquait la première étape. À partir de travaux empiriques sur le rapport pédagogique, sur l'usage lettré ou mondain de la langue et de la culture universitaire et sur les effets économiques et symboliques de l'examen et du diplôme, se construit une théorie générale des actions de violence symbolique et des conditions sociales de la dissimulation de cette violence. En explicitant les conditions sociales du rapport d'imposition symbolique, cette théorie définit les limites méthodologiques des analyses qui, sous l'influence cumulée de la linguistique, de la cybernétique et de la psychanalyse, tendent à réduire les rapports sociaux à de purs rapports symboliques.
    L'École produit des illusions dont les effets sont loin d'être illusoires : ainsi, l'illusion de l'indépendance et de la neutralité scolaires est au principe de la contribution la plus spécifique que l'École apporte à la reproduction de l'ordre établi. Par suite, essayer de mettre au jour les lois selon lesquelles elle reproduit la structure de la distribution du capital culturel, c'est non seulement se donner le moyen de comprendre complètement les contradictions qui affectent aujourd'hui les systèmes d'enseignement, mais encore contribuer à une théorie de la pratique qui, constituant les agents comme produits des structures, reproducteurs des structures, échappe aussi bien au subjectivisme de la liberté créatrice qu'à l'objectivisme pan-structuraliste.

    Ce livre a été publié en 1970.

  • Fenêtre sur l'Iran ; le cri d'un peuple bâillonné Nouv.

    En novembre 2019, lors d'une révolte populaire, les dirigeants de la République islamique d'Iran coupent la connexion internet du pays. En moins de trois jours, ils massacrent 1 500 contestataires.L'Iran est aujourd'hui l'un les pays des plus fermés au monde. La plupart des journalistes sont en prison ou travaillent sous le contrôle permanent des forces de l'ordre.Chaque fois que les Iraniens sortent dans les rues pour contester leurs conditions de vie, ils sont réprimés. En l'absence de libertés politiques, les réseaux sociaux sont devenus le seul lieu d'expression de leurs opinions.À la lumière de l'histoire et de la culture iraniennes, et en analysant les commentaires, réactions et comportements des internautes, l'autrice dresse le portrait de la jeunesse iranienne contemporaine.

    /> Iranienne arrivée en France en 1994, Mahnaz Shirali est docteure en sociologie et habilitée à diriger des recherches (HDR) en sciences politiques. Lauréate du prix Le Monde de la recherche universitaire pour son ouvrage La jeunesse iranienne : une génération en crise (PUF, 2001), elle a également publié Entre islam et démocratie. Parcours de jeunes Français d'aujourd'hui (Armand Colin, 2007) et La malédiction du religieux. La défaite de la pensée démocratique en Iran (ÉFB, 2012).

  • Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

  • "À vrai dire, le comportement des autorités constitue une part non négligeable du problème."

    Ethnologue, sociologue, historien américain, Mike Davis est né en 1946. Il débuta comme ouvrier des abattoirs, puis entreprit des études et s'intéressa au marxisme. Il a pu aborder de nombreux sujets, et notamment la lutte des classes à travers l'étude des problèmes fonciers de Los Angeles, et la militarisation de la vie sociale à travers les mesures sécuritaires.

  • Jean Viard pose comme point de départ que la démocratie telle que nous l'avons connue n'existera plus. En effet, elle était structurée par l'existence de groupes humains liés aux conditions de production et aux territoires des nations. Or, si classes et nations s'entremêlaient, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Écart de richesse, révolution numérique, communautarisme, tourisme... Tous ces éléments (et bien d'autres) ont contribué à faire disparaître l'objectif d'une révolution mondiale. L'humanité, physiquement réunifiée au XXe siècle, se trouve liée désormais pour sa survie face au dérèglement climatique, liée par le numérique. Dans ce nouvel essai, le sociologue dresse le constat d'un monde dont les codes ont définitivement changé, et nous exhorte à le comprendre pour éviter le drame.

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    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et Une société si vivante (2018).

  • Ma génération va changer le monde Nouv.

    "La mouvance est partout. Si la génération Y est celle de la quête de sens, la génération X est celle du passage à l'action. Manifestations, boycotts d'industries, transformation des modes de vie, la radicalité est le mot d'ordre. Le risque, c'est la rupture, une fracture si profonde que nous n'arriverons plus à faire société. Cette tendance se confirme à chaque crise."Dans cet essai vivifiant, Flora Ghebali dresse le portrait d'une jeune génération engagée sur des valeurs, dynamique et "faiseuse", mais en dehors des cadres fixés par ses aînés. Et si l'État en charge du régalien et la société civile en charge de tout le reste, c'était cela le contrat social du XXIe siècle ?

    Entrepreneure militante âgée de 27 ans, Flora Ghebali cumule expériences associatives, politiques (notamment auprès de François Hollande), et au sein de l'économie sociale et solidaire. Elle accompagne aujourd'hui les acteurs économiques vers une transition écologique et sociale.

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