• La sculpture romane

    Jean-René Gaborit

    • Hazan
    • 10 Novembre 2010

    Même si la définition de l'art roman et, plus encore peut-être, sa dénomination, font l'objet de contestations, le phénomène que recouvre ce terme, c'est-à-dire le profond renouvellement qui se manifeste, dans toute l'Europe occidentale, entre la fin du Xe siècle et le milieu du XIIe siècle, tant dans l'architecture que dans les autres domaines de la création artistique, apparaît comme une évidence. L'une des caractéristiques de ce renouvellement est incontestablement l'importance croissante donnée à la sculpture, avec en particulier l'extraordinaire essor de la sculpture monumentale dont on peut voir des témoignages jusque dans les édifices les plus modestes. Après divers essais, parfois assez timides, durant la période dite du « premier art roman », la sculpture connaît, dès les dernières décennies du XIe siècle, un soudain épanouissement qui culmine dans la première moitié du XIIe siècle avec un grand nombre de réalisations majeures : portails et façades, cloîtres, décors intérieurs. Mais la recherche constante de nouvelles formules et, sans doute aussi, la volonté d'accompagner les innovations dans l'art de bâtir ont amené les sculpteurs à multiplier les expériences ; les rapports entre sculpture et architecture sont ainsi pensés de différentes façons ; le traitement de la figure humaine évolue et l'ornement se diversifie. De nombreux ouvrages ont été consacrés, partiellement ou totalement, à la sculpture romane ; parce qu'il est bien difficile de dresser un tableau chronologique cohérent d'un art dont l'évolution, sur une période relativement brève, n'a rien de linéaire, l'approche choisie a été essentiellement régionale, mettant l'accent sur la diversité, bien réelle qui caractérise les principales « provinces » de l'art roman. Le présent ouvrage tente une autre démarche : mettre en valeur, par une analyse plus typologique, ce qui fait l'unité de la sculpture romane : sources d'inspirations communes, recours aux mêmes modèles (même si l'interprétation en est très variée), adaptation aux mêmes schémas iconographiques, solutions parallèles adoptées pour répondre aux mêmes nécessités. La connaissance de la sculpture romane permet sans doute, du fait de ce mélange d'unité et de diversité, de mieux comprendre la culture de la société des XIe et XIIe siècles, société marquée par la violence, que les structures de la féodalité divisent et cloisonnent mais à laquelle, en dépit de crises profondes, un certain renouveau économique et l'omniprésence de l'Église, à travers la constitution du réseau paroissial, l'action des ordres monastiques et les pèlerinages, ont donné une réelle unité.

  • Cet ouvrage nous fait pénétrer dans la Rome du XVIe siècle où l'effervescence de la création artistique de la Renaissance est à son apogée. L'auteur nous invite à suivre la genèse de ces sculptures et de ce projet monumental qui occupa Michel-Ange quelque quarante ans.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des ouvrages qui permettent de découvrir la richesse des collections des plus grands musées. Des textes clairs écrits par les conservateurs des musées, magnifiquement illustrés par une iconographie abondante

  • Les sculptures architectoniques sont majoritaires dans la collection des sculptures romanes du Louvre, mais on y trouve aussi quelques rares exemples de sculptures "autonomes" c'est-à-dire conçues indépendamment de tout contexte monumental. Les images de la Vierge assise portant l'Enfant sur ses genoux, appelées "Vierge en majesté" sont des oeuvres religieuses qui résument l'essence même de la sculpture romane, voire de l'art roman tout entier. Celle du Louvre est sans conteste l'une des plus belles et , dans un ouvrage fondamental et toujours actuel, Ilene Forsythe avait déjà souligné son importance. Cette sculpture a fait déjà l'objet de récentes recherches qui ont permis de mieux la connaître et de mieux la comprendre, même si son origine précise reste une énigme.

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