• Newton n'est pas parvenu à expliquer comment les forces de gravité pouvaient s'exercer à distance ; au cours du 19ème siècle les scientifiques ont tenté de mettre en évidence, sans succès, une substance emplissant l'espace, seule explication selon eux à la propagation de la lumière : l'éther. Einstein en 1915 va balayer ces efforts en introduisant le concept d'espace-temps à quatre dimensions, grandeur unifiant notre espace tridimensionnel avec le temps. Il va expliquer la gravitation, la chute des corps, par une courbure de cet espace-temps en présence d'une masse ou d'énergie. Mais qu'est ce qui se courbe ? n'est ce qu'une simple construction de l'esprit, un simple modèle mathématique, ou bien est-il nécessaire de ressusciter l'éther cher aux physiciens du 19ème siècle ? Cet essai se propose d'analyser cette question à la lumière de nos connaissances actuelles.
    La lecture de ce livre ne présuppose pas de connaissances particulières de la part du lecteur si ce n'est une curiosité pour cette question qui est à la base de la physique moderne et de la représentation de notre univers

  • Notre univers nous semble uniquement constitué de matière, de lumière et de vide. Mais que nous disent ces trois concepts sur notre perception de la réalité de notre monde ? Le vide, la matière et les ondes électromagnétiques procèderaient-ils d'une même nature ? Nous est-il possible de regarder le vide, l'espace, la matière et la lumière comme un seul et même objet dont ils ne seraient que des manifestations différentes, une simple apparence ?C'est à cette question que cet essai tente d'apporter un premier niveau de réponse sous la forme d'un nouveau point de vue de ces objets physiques fondamentaux, une nouvelle façon d'observer notre réalité, de poser des questions sur sa nature, de regarder notre existence d'hommes et de femmes en relation permanente avec cet environnement dont nous ne percevons que les apparences.

  • Lorsque l'on tente de modéliser les théories physiques par des formules mathématiques, on voit apparaître dans les relations algébriques des constantes dimensionnées, c'est-à-dire exprimées en fonction du système d'unités de mesure choisi. Certaines de ces constantes se révèlent après coup être calculables, c'est-à-dire exprimables par une relation mathématique quand d'autres ne sont que mesurables de façon empirique. Cette dernière catégorie est qualifiée de constantes fondamentales. Si l'on tente de faire disparaître ces constantes fondamentales, par exemple en modifiant le système d'unités de mesure, on les voit réapparaître sous une autre forme dans d'autres relations mathématiques ; elles semblent donc nécessaires, ce qui a convaincu les physiciens de leur nature fondamentale. Mais que sont ces constantes ? Sont-elles toutes fondamentales ? Quelle est leur nature ? Sont-elles l'aspect « émergé » de lois physiques encore plus fondamentales ou de certains aspects inconnus de la nature ? Pourquoi ont-elles été choisies comme fondement des unités de mesure du système international ? Sont-elles indépendantes les unes des autres ? Quels liens établissent-elles entre les différentes théories constituant le corpus de la physique moderne ? Ce sont ces questions et quelques autres qui sont abordées dans cet essai qui se situe entre physique et philosophie des sciences.

empty