Blobs ; rêves et cauchemars de l'architecture au temps de l'informatique Blobs ; rêves et cauchemars de l'architecture au temps de l'informatique
Blobs ; rêves et cauchemars de l'architecture au temps de l'informatique Blobs ; rêves et cauchemars de l'architecture au temps de l'informatique

Blobs ; rêves et cauchemars de l'architecture au temps de l'informatique

À propos

Ce qu'est le blob ? Une fonction, d'abord, sur les logiciels de modélisation que commencent à utiliser les architectes dans le milieu des années 1990. Puis : le nom que prennent à la même époque les architectures les plus en vue de cette nouvelle ère numérique, étranges bulles ou cocons déformés... Chacun est désormais habitué à ce que l'architecture mute en fonction des technologies nouvelles. Mais le blob, depuis 1958, c'est aussi cette gelée rosacée fondant depuis l'espace sur les citoyens horrifiés de Phoenixville et d'ailleurs. Et de cette calamité, qui faillit emporter Steve McQueen dès ses débuts, tous se souviennent. Il y a une énigme du blob : pourquoi notre maison nous dévorerait-elle ? Pourquoi une révolution architecturale irait-elle trouver ses modèles dans les films d'horreur de série B? Et un enjeu : penser l'architecture non plus en fonction de schémas techniques simplifiés, mais dans une perspective médiatique, où l'informatique renouvelle les conditions de dessin, de production, mais aussi, et bien plus largement, la sphère sociale elle-même comme l'imaginaire commun. Développer en quelque sorte une psychanalyse des techniques et des matériaux - à même d'interroger, du cocon au monstre, du monstre à la mère retrouvée, la fascination du nouveau médium, les rêves comme les angoisses qu'il porte avec lui, et qui travaillent l'ensemble de la société contemporaine. Mêlant à plaisir l'architecture, le cinéma, la bande-dessinée, les jeux vidéo, le blob appartient à la mythologie de notre époque. Au côté d'Alien, de Predator ou même des Body Snatchers - que nos architectes aiment à convoquer - il met en scène l'entrée dans un monde synthétique comme le devenir des corps à l'ère de l'utopie médiatique ; Le songe posthumaniste d'une hybridation informatique et des identités reprogrammables ; l'habitat revu et corrigé par les réseaux, réinventé par la déterritorialisation. Car c'est bien une géographie que rencontre finalement le monstre, depuis Bilbao jusqu'aux nouvelles mégalopoles chinoises : villes du déclin postindustriel, enclaves touristiques liées comme en archipel, nouvelles capitales créatives de la production délocalisée... Offrant une fiction de communauté au coeur des mobilités et migrations en tous genres, le blob pourrait finalement apparaître comme l'icône parfaite, et terrifiante, de l'espace néolibéral.

Rayons : Arts et spectacles > Architecture / Urbanisme > Essais / Réflexions / Ecrits sur l'architecture

  • EAN

    9782845342859

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    440 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    15 cm

  • Distributeur

    Dod & Cie

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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